• [^] # Re: la solution est toute bète

    Posté par . En réponse au journal [emploi]"L'UMP veut favoriser le prêt de main-d'oeuvre". Évalué à 3.

    Le principe de réalité : la France n'est qu'un village sur une carte, et faire des truc bizarre comme les 35 heures dans notre coin, ça ne peut tout simplement pas marcher.
    Oui c'est vrai, regarde en Chine, ils dorment dans leurs usines et ils font des bons produits, pas chers. Ca c'est un exemple à suivre !

    Par contre, l'entreprise est la cliente des salariés, et si elle n'a plus besoin d'eux, quelqu'en soit la raison, c'est normal qu'elle s'en sépare. Certain français semble penser que le Patron c'est leur mère et le contrat de travail un contrat de mariage ! Z'avez vu le taux de divorce ?
    Et non, un client à toujours le droit de ne plus acheter.

    Heureusement que la réalité c'est pas ça. On a beau dire partout que les employés vivent grâce aux investisseurs, qu'ils leur doivent respect, allégence et répondre à tout leurs caprices (un peu comme le client roi, en somme), la réalité c'est que ce sont les investisseurs qui ont besoin des employés, car ce sont ces derniers qui produisent quelque chose. L'inverse n'est vrai que parce que les inégalités font que la majorité des gens n'a pas les moyens d'investir. Si c'était le cas, beaucoup moins s'emmerderaient à avoir des patrons et des actionnaires sur le dos.

    Un actionnaire prête de l'argent à l'entreprise, mais accepte, pratiquement, de ne jamais être rembourser. C'est tout de même normal qu'il touche des dividendes, merde.
    Il ne prête rien, il achète, donc il possède une partie de l'entreprise. Il peut d'ailleurs la revendre quand il veut et c'est généralement son but. Et je veux pas dire, mais le gars qui touche son million de dividende annuel par le simple fait qu'il possède beaucoup d'argent mérite t-il plus son revenu que l'employé de la boîte qui touche son salaire parce qu'il s'est levé tous les jours et a fourni un travail ?

    En vingt ans, la part des revenus du travail a baissé alors que celle des revenus du capital a grimpé. Et pendant tout ce temps on s'acharne a prôner la "valeur travail" en refusant de s'attaquer aux rentes et même en les favorisant. Ca manque de logique.