• [^] # Re: Logiciels "privateurs"

    Posté par . En réponse au journal RMS et le piège du Javascript. Évalué à 5.

    > Ce n'est pas parce que tu as les moyens de diffuser un logiciel à coût nul que ce logiciel a un coût de réalisation nul pour l'entreprise qui l'a conçu.

    oui. mais il n'y a pas que des "entreprises" bien distinctes, bien séparées les unes des autres, qui font des "logiciels".

    > Cette entreprise a le droit de payer ses salariés et d'amortir ses frais aussi.

    cette phrase ne veut strictement rien dire. on dirait le gerbis abominable que sortent Pascal Nègre et autres cuistres "les artistes ont bien le droit de vivre de leur passion" "les maisons de films/diffuseurs ont bien le droit de vivre de leur métier". c'est du double sens, c'est d'un nauséabond, c'est du Goebels. c'est pas faux... ah si si, en fait c'est tout faux.

    déjà, ce n'est pas un droit. elle en a le devoir, note bien. mais c'est autant un droit que disons au pif allez le droit des oeufs de se casser si on les laisse tomber de trop haut. c'est trivial, ca n'a pas de sens. c'est juste complètement CON. un oeuf, ca a pas de droit. un oeuf, c'est... un oeuf.


    ton entreprise elle peut essayer d'en faire, oui. elle a un droit divin d'en faire, non. faut bien saisir ça : si le produit est dramatiquement inférieur à la concurrence, s'il ne sert à rien, ça ira pas. il y a diverses proctections comme des lois anti-monopoles, mais en gros, il faut faire allez disons un bon produit ou bien encore un produit correct à un prix correct, je ne sais pas... certainement pas vendre de la merde hors de prix et avoir comme buisness model de revenir vendre presque la même merde aux mêmes pigeons une fois qu'ils ont compris le manège. ou bien encore de "vivre de la pub". certains y arrivent, attention, hein. mais la plupart, non. et quand les conditions économiques changent, même celles qui y arrivaient ont du mal. grosso-modo ça reste des exceptions, du contre-nature. un jour, pouf, ça marche plus.

    quelqu'un qui sans aucun fond ni aucune expérience tenterait aujourd'hui d'être le prochain Microsoft ou Google, on lui crierait "au fou !". et pourtant il a le droit d'essayer. il a même le droit de monter sa petite boite et d'engager du monde. mais s'il exige de faire des bénéfices et rouler en Ferrari dans 6 mois, Rolex au poignet, et en plus sans jamais trop rien foutre, on va lui rire au nez. et pourtant c'est dingue le nombre de gens qui réclament de juste pouvoir vivre de leur "métier" alors que leur activité n'est plus rentable depuis des lustres ou ne le sera jamais.