• [^] # Re: À noter quand même...

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Hors sujet. Évalué à 3.

    Parce que justement, y'a un sacré coup de pouce sur les salaires des futurs recrutés, qui a été annoncé avant les grèves.

    Un ordre de grandeur, ou une référence, peut-être ? Je n'ai pas de données sur le sujet, mais ce qui se dit en AG c'est que la rémunération de base proposée est inférieure à la rémunération actuelle. À la rémunération de base s'ajouterait une "ancienneté" dépendant du type de contrat dont le docteur aurait bénéficié pendant sa thèse (monitorat, ...). Ceci dit, je le répète, je n'ai pas les chiffres sous la main.

    Ceci dit, lors des négociations avec certains syndicats, la ministre a cru bon d'accorder une ralonge au niveau des salaires, en espérant calmer les enseignants-chercheurs. Problème: c'est pas (majoritairement) pour ça qu'ils gueulent, mais plutôt contre le désengagement de l'État dans l'éducation et la création d'universités à deux vitesses.

    Un exemple pour montrer que le problème n'est pas le salaire: aujourd'hui les heures de TP sont comptées (et payées) comme 40 minutes, au prétexte que ça demande moins de préparation. Avec la réforme, ces heures de TP seraient payées une heure, ce qui représente un gain financier pour les enseignants. Et pourtant, ils protestent contre ça. Pourquoi ? Parce qu'avec la même quantité de TP à faire, il faudrait alors plus d'enseignants ; comme on supprime des postes, ça veut dire soit réduire les TP soit moduler à la hausse la charge d'enseignement des EC.

    Concrètement aujourd'hui le salaire dans la recherche est ridicule comparé au privé mais beaucoup s'en accomodent, chacun pour leurs raisons propres, mais essentiellement par conviction envers la mission d'enseignement ou parce qu'ils apprécient le degré d'autonomie que cette profession leur laisse. C'est ça qui est remis en cause aujourd'hui : l'autonomie et l'indépendance des chercheurs d'une part, la qualité et la gratuité des enseignements de l'autre.