Il semble évident en réalité que les personnes qui ont pensé à mettre en place un "moyen" de contrôler l'utilisation de la ligne ne sont pas informaticiens.
Pour l'instant, on voit deux "moyens" : Filtrer depuis l'ordinateur
L'utilisateur installe un mouchard. A priori, une ou plusieurs sociétés pourront le "commercialiser" et il sera certifié par l'HADOPI.
Les inconvénients :
- un mouchard par ordinateur, plusieurs ordinateurs par IP. Comment prouver qu'il n'y a qu'un seul ordinateur ?
- une technologie intrusive : que surveille le mouchard, et comment ?
Filtrer en amont
L'ensemble de la ligne est analysée, donc par le FAI (la *box, ou le DSLAM).
Cela me semble le moyen le plus efficace : les FAIs proposeront une case "j'accepte que ma ligne soit analysée afin de produire la preuve de mon innocence". Si la case est cochée, le FAI pourra analyser la ligne, et dire "non, aucun flux P2P n'est passé par cette ligne".
Les inconvénients :
- aucun ?
Gros problème
Il reste cependant une interrogation : comment prouver que le réseau p2p que vous utilisez sert à échanger des fichiers protégés par le droit d'auteur ?
Dans tous les cas, les entreprises qui collectent les IPs annoncent que les IPs téléchargent des fichiers protégés.
Hypothèse 1 : HADOPI estime qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une preuve supplémentaire du fait que le fichier est soumis au droit d'auteur. Mais à quoi sert le mouchard ?
Il annoncera juste "cette ligne a été utilisée pour faire du P2P". Si l'HADOPI demande la fermeture de votre ligne, que le mouchard était sur votre unique machine, et que vous partagiez le CD de Debian, vous êtes cuit.
Hypothèse 2 : HADOPI estime qu'il est nécessaire de prouver que le fichier échangé était soumis au droit d'auteur. Le mouchard devra alors enregistrer les fichiers transitant sur l'ordinateur. Et d'être en mesure d'annoncer que ce fichier était soumis au droit d'auteur. (Donc soit connaître tous les fichiers soumis au droit d'auteur, octet par octet, et les comparer aux fichiers sur l'ordinateur, soit utiliser un hash (euh, le md5, ça compte pas hein ?! Parce que je sens qu'on va voir des fichiers avec un hash md5 qui correspond à l'album de Johny mais qui sont extraits de /dev/random ...) (Parce que le nom du fichier de compte pas non plus).
Dans tous les cas, ça pose encore un réel problème. C'est impossible de mettre en place une solution fiable, même avec un mouchard, même avec un seul ordinateur sans machine virtuelle.
J'attends vos remarques avec impatience, parce que même en réfléchissant bien, je ne vois pas de "moyen" efficace de tracer l'utilisateur.
# les "Moyens"
Posté par chtitux (site web personnel) . En réponse au journal Hadopi, de plus en plus effrayant. Évalué à 3.
Pour l'instant, on voit deux "moyens" :
Filtrer depuis l'ordinateur
L'utilisateur installe un mouchard. A priori, une ou plusieurs sociétés pourront le "commercialiser" et il sera certifié par l'HADOPI.
Les inconvénients :
- un mouchard par ordinateur, plusieurs ordinateurs par IP. Comment prouver qu'il n'y a qu'un seul ordinateur ?
- une technologie intrusive : que surveille le mouchard, et comment ?
Filtrer en amont
L'ensemble de la ligne est analysée, donc par le FAI (la *box, ou le DSLAM).
Cela me semble le moyen le plus efficace : les FAIs proposeront une case "j'accepte que ma ligne soit analysée afin de produire la preuve de mon innocence". Si la case est cochée, le FAI pourra analyser la ligne, et dire "non, aucun flux P2P n'est passé par cette ligne".
Les inconvénients :
- aucun ?
Gros problème
Il reste cependant une interrogation : comment prouver que le réseau p2p que vous utilisez sert à échanger des fichiers protégés par le droit d'auteur ?
Dans tous les cas, les entreprises qui collectent les IPs annoncent que les IPs téléchargent des fichiers protégés.
Hypothèse 1 : HADOPI estime qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une preuve supplémentaire du fait que le fichier est soumis au droit d'auteur. Mais à quoi sert le mouchard ?
Il annoncera juste "cette ligne a été utilisée pour faire du P2P". Si l'HADOPI demande la fermeture de votre ligne, que le mouchard était sur votre unique machine, et que vous partagiez le CD de Debian, vous êtes cuit.
Hypothèse 2 : HADOPI estime qu'il est nécessaire de prouver que le fichier échangé était soumis au droit d'auteur. Le mouchard devra alors enregistrer les fichiers transitant sur l'ordinateur. Et d'être en mesure d'annoncer que ce fichier était soumis au droit d'auteur. (Donc soit connaître tous les fichiers soumis au droit d'auteur, octet par octet, et les comparer aux fichiers sur l'ordinateur, soit utiliser un hash (euh, le md5, ça compte pas hein ?! Parce que je sens qu'on va voir des fichiers avec un hash md5 qui correspond à l'album de Johny mais qui sont extraits de /dev/random ...) (Parce que le nom du fichier de compte pas non plus).
Dans tous les cas, ça pose encore un réel problème. C'est impossible de mettre en place une solution fiable, même avec un mouchard, même avec un seul ordinateur sans machine virtuelle.
J'attends vos remarques avec impatience, parce que même en réfléchissant bien, je ne vois pas de "moyen" efficace de tracer l'utilisateur.