En gros, pour construire une méthode d’écriture, on peut :
— se rendre compte qu’il y a des mots ;
→ noter chaque mot différemment : logogrammes (pictogrammes, [[idéogramme]]s)
— se rendre compte que les mots sont eux-mêmes construits ;
— par des sons (syllabes, phonèmes)
→ syllabaires, alphabsyllabaires, alphabets et abjads
— par agglutination, association d’idées, composition, etc.
→ composition de logogrammes
— piquer celle du voisin et essayer de se démmerder pour la faire coller à sa langue.
Tout cela étant allègrement mélangé et plus ou moins systématisé, et réorganisé de temps en temps (les réformes orthographiques ne sont pas une invention récente).
En ce qui concerne les langues sémitiques dont les alphabets sont consonnantiques (c’est-à-dire une grosse partie de ces langues) (ça s’appelle des Abjads), ils ne proviennent pas d’une simplification d’alphabets « avec voyelles », ils viennent du fait que, dans ces langues, les voyelles sont régulières, elles sont dictées par la grammaire. Il n’y a donc aucun intérêt (sauf pédagogiquement, d’où l’utilisation de diacritiques) à noter différemment les phonèmes/syllabes qui ne diffèrent que par les voyelles. Donc on ne note que les consonnes.
Ce n’est pas le cas en français. Les SMS essaient d’utiliser les lettres (et notamment les consonnes) et les chiffres comme des syllabes : « c » pour le son /se/, donc « ses », « ces », « c’est »..., « g » pour /ge/, donc « j’ai », etc.
La méthode de (mal)écriture SMS est à mon avis plutôt à rapprocher de la sténographie, avec comme contrainte d’utiliser un ensemble limité de caractères (lettres latines et chiffres).
# Abjad
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Les vierges effarouchées du langage. Évalué à 3.
— se rendre compte qu’il y a des mots ;
→ noter chaque mot différemment : logogrammes (pictogrammes, [[idéogramme]]s)
— se rendre compte que les mots sont eux-mêmes construits ;
— par des sons (syllabes, phonèmes)
→ syllabaires, alphabsyllabaires, alphabets et abjads
— par agglutination, association d’idées, composition, etc.
→ composition de logogrammes
— piquer celle du voisin et essayer de se démmerder pour la faire coller à sa langue.
Tout cela étant allègrement mélangé et plus ou moins systématisé, et réorganisé de temps en temps (les réformes orthographiques ne sont pas une invention récente).
En ce qui concerne les langues sémitiques dont les alphabets sont consonnantiques (c’est-à-dire une grosse partie de ces langues) (ça s’appelle des Abjads), ils ne proviennent pas d’une simplification d’alphabets « avec voyelles », ils viennent du fait que, dans ces langues, les voyelles sont régulières, elles sont dictées par la grammaire. Il n’y a donc aucun intérêt (sauf pédagogiquement, d’où l’utilisation de diacritiques) à noter différemment les phonèmes/syllabes qui ne diffèrent que par les voyelles. Donc on ne note que les consonnes.
Ce n’est pas le cas en français. Les SMS essaient d’utiliser les lettres (et notamment les consonnes) et les chiffres comme des syllabes : « c » pour le son /se/, donc « ses », « ces », « c’est »..., « g » pour /ge/, donc « j’ai », etc.
La méthode de (mal)écriture SMS est à mon avis plutôt à rapprocher de la sténographie, avec comme contrainte d’utiliser un ensemble limité de caractères (lettres latines et chiffres).