Le "langage" SMS est àmha une adaptation de la langue à la technologie.
A 10c le SMS de 160 caractères, on arrive à 16 caractères par centime. Cette phrase qui apporte peu d''information coûte 3,8 centimes (61 caractères) Ct fraz ki aport pE d1fo cout3,8c (33 caractères)
Pouvoir transmettre deux fois plus d'informations au même prix (ou autant avec un prix divisé par deux) a un prix : le sacrifice de l'orthographe.
Les d'jeuns préfèrent sacrifier l'orthographe a leur argent de poche, surtout quand ils savent qu'ils peuvent se faire comprendre (par ses congénères). Le jeune écrit en SMS pour sauver son argent
En plus, un jeune est (un futur daicideur) pressé. Combien de fois vous relisez-vous (pour un commentaire sur DLFP par exemple), quand vous faites attention à l'orthographe ? Quel est la proportion de temps passé à vérifier la conformité de votre prose aux standards du w3c^W de l'orthographe^W de la réforme de l'orthographe de 1990 ?
Il ne fera donc aucun effort puisqu'il est compris par son interlocuteur (qui est dans la même logique que lui : écrire au moindre effort) : il en arrive à ne plus doubler les consonnes, écrire sans accent, supprimer les lettres muettes (il en ariv a ne + doublé lé conson, écrir ss axen, suprimé lé letr muét).
Là, on vient de quitter le SMS pour arriver devant sa fenêtre de conversation de son client de mesagerie instantanée. Le jeune écrit en SMS pour aller plus vite
Le jeune regarde la télé, navigue sur Internet et lit les pubs : ça tombe bien, ces dernières utilisent "son langage". Les décideurs ont compris une chose : si on veut intéresser le jeune, il faut qu'il se sente concerner : écrivons en langage SMS : il va comprendre, et être intéressé. Le jeune est associé (par son environnement) au langage SMS
Retrouvons le jeune au collège/lycée/étude supérieure : il a l'habitude d'être compris en langage SMS et ne fait plus d'effort pour rechercher une orthographe correcte dans sa vie quotidienne. Écrire un texte sans fautes devient pénible pour lui. Il n'a plus le courage d'ouvrir un dictionnaire pour vérifier si tel ou tel mot s'écrit de telle ou telle façon. Cela fait bien longtemps qu'il ne s'est pas demandé comment on accordait le participé passé. D'ailleurs, il a du mal à s'en souvenir. Il ne s'en souvient déjà plus.
Tant pis : il écrira sans se soucier des fautes qu'il commet (le plus courageux d'entre eux tentera vainement de retrouver comment on écrit "mnémotechnique", mais abandonnera trop vite).
L'orthographe est une discipline exigeante, qui demande de l'entraînement régulier et constant. On perd très vite, surtout quand on prend l'habitude d'accepter toutes les orthographes (Qui n'a jamais écrit un mot de deux façons différentes et d'annoncer : "cette orthographe est incorrecte, elle me choque" ? Quand on écrit tout et n'importe comment, plus rien ne choque l'œil) Le jeune a perdu toute l'éducation qu'il a acquis pendant ses années de premier cycle
Le remède à tous ces maux :
Que tous soient subjugués par la beauté que représente un texte bien écrit. Les SMS seront toujours aussi cher, et la contrainte technique du clavier sera toujours aussi présente. Le langage SMS n'est pas des plus compliqués à comprendre, et le (gain de) temps sera toujours recherché. Il faut juste que ceux qui écrivent sans faire d'efforts se lèvent le matin et se disent "Tiens, je vais essayer de m'appliquer sur mon orthographe".
Ce n'est pas gagné...
Notes :
1. Je suis jeune
2. J'évite autant que possible d'écrire en langage SMS, même dans un SMS. Force est de reconnaître que je ne suis pas prêt à donner 10 centimes de plus à mon opérateur lorsque je peux raccourcir les mots.
3. J'ai eu plusieurs problème d'orthographe lors de la rédaction de ce message :
a. Dit-on : "cela vaut le coût" ou "cela vaut le coup" ?
b. j'avais écrit : "Le jeune a perdu toute l'éducation qui l'a acquis " (au lieu de 'qu'il a acquis')
J'ai dû réfléchir plusieurs minutes sur l'accord du participe passé ("l'" représente l'éducation, auxiliaire avoir, COD avant le participe, donc accord. Mais ça ne collait pas. Avant de me rendre compte que j'avais tout faux. Un d'jeuns n'aurait pas relever (après tout, à l'oral, on comprend le sens), et encore un exemple du sens perdu par l'orthographe).
4. Je tiens à remercier le correcteur orthographique de Firefox.
# SMS
Posté par chtitux (site web personnel) . En réponse au journal Les vierges effarouchées du langage. Évalué à 8.
A 10c le SMS de 160 caractères, on arrive à 16 caractères par centime.
Cette phrase qui apporte peu d''information coûte 3,8 centimes (61 caractères)
Ct fraz ki aport pE d1fo cout3,8c (33 caractères)
Pouvoir transmettre deux fois plus d'informations au même prix (ou autant avec un prix divisé par deux) a un prix : le sacrifice de l'orthographe.
Les d'jeuns préfèrent sacrifier l'orthographe a leur argent de poche, surtout quand ils savent qu'ils peuvent se faire comprendre (par ses congénères).
Le jeune écrit en SMS pour sauver son argent
En plus, un jeune est (un futur daicideur) pressé. Combien de fois vous relisez-vous (pour un commentaire sur DLFP par exemple), quand vous faites attention à l'orthographe ? Quel est la proportion de temps passé à vérifier la conformité de votre prose aux standards du w3c^W de l'orthographe^W de la réforme de l'orthographe de 1990 ?
Il ne fera donc aucun effort puisqu'il est compris par son interlocuteur (qui est dans la même logique que lui : écrire au moindre effort) : il en arrive à ne plus doubler les consonnes, écrire sans accent, supprimer les lettres muettes (il en ariv a ne + doublé lé conson, écrir ss axen, suprimé lé letr muét).
Là, on vient de quitter le SMS pour arriver devant sa fenêtre de conversation de son client de mesagerie instantanée.
Le jeune écrit en SMS pour aller plus vite
Le jeune regarde la télé, navigue sur Internet et lit les pubs : ça tombe bien, ces dernières utilisent "son langage". Les décideurs ont compris une chose : si on veut intéresser le jeune, il faut qu'il se sente concerner : écrivons en langage SMS : il va comprendre, et être intéressé.
Le jeune est associé (par son environnement) au langage SMS
Retrouvons le jeune au collège/lycée/étude supérieure : il a l'habitude d'être compris en langage SMS et ne fait plus d'effort pour rechercher une orthographe correcte dans sa vie quotidienne. Écrire un texte sans fautes devient pénible pour lui. Il n'a plus le courage d'ouvrir un dictionnaire pour vérifier si tel ou tel mot s'écrit de telle ou telle façon. Cela fait bien longtemps qu'il ne s'est pas demandé comment on accordait le participé passé. D'ailleurs, il a du mal à s'en souvenir. Il ne s'en souvient déjà plus.
Tant pis : il écrira sans se soucier des fautes qu'il commet (le plus courageux d'entre eux tentera vainement de retrouver comment on écrit "mnémotechnique", mais abandonnera trop vite).
L'orthographe est une discipline exigeante, qui demande de l'entraînement régulier et constant. On perd très vite, surtout quand on prend l'habitude d'accepter toutes les orthographes (Qui n'a jamais écrit un mot de deux façons différentes et d'annoncer : "cette orthographe est incorrecte, elle me choque" ? Quand on écrit tout et n'importe comment, plus rien ne choque l'œil)
Le jeune a perdu toute l'éducation qu'il a acquis pendant ses années de premier cycle
Le remède à tous ces maux :
Que tous soient subjugués par la beauté que représente un texte bien écrit. Les SMS seront toujours aussi cher, et la contrainte technique du clavier sera toujours aussi présente. Le langage SMS n'est pas des plus compliqués à comprendre, et le (gain de) temps sera toujours recherché. Il faut juste que ceux qui écrivent sans faire d'efforts se lèvent le matin et se disent "Tiens, je vais essayer de m'appliquer sur mon orthographe".
Ce n'est pas gagné...
Notes :
1. Je suis jeune
2. J'évite autant que possible d'écrire en langage SMS, même dans un SMS. Force est de reconnaître que je ne suis pas prêt à donner 10 centimes de plus à mon opérateur lorsque je peux raccourcir les mots.
3. J'ai eu plusieurs problème d'orthographe lors de la rédaction de ce message :
a. Dit-on : "cela vaut le coût" ou "cela vaut le coup" ?
b. j'avais écrit : "Le jeune a perdu toute l'éducation qui l'a acquis " (au lieu de 'qu'il a acquis')
J'ai dû réfléchir plusieurs minutes sur l'accord du participe passé ("l'" représente l'éducation, auxiliaire avoir, COD avant le participe, donc accord. Mais ça ne collait pas. Avant de me rendre compte que j'avais tout faux. Un d'jeuns n'aurait pas relever (après tout, à l'oral, on comprend le sens), et encore un exemple du sens perdu par l'orthographe).
4. Je tiens à remercier le correcteur orthographique de Firefox.