Comme je l'ai écrit plus haut, le terme de "consommation" n'est pas adapté à la "culture".
Une oeuvre culturelle ne se consomme pas (bien que l'art sur bloc de glace ou la cuisine française...).
On étudie la Joconde depuis des siècles, parfois toute une vie, et elle ne s'use pas.
Voilà pour la "consommation de la culture".
Une culture gratuite n'est pas un idéal mais un retour aux sources. Il est une évidence que la société a vocation à diffuser le plus largement la culture, à moins que l'on recherchel'abrutissement des masses. Tendre vers la gratuité est ainsi une nécessité pour une société éclairée.
Nous venons donc à la rémunération des artistes et créateurs, à la fois nécessaire, et souhaitable. Celle-ci n'est actuellement assurée que par l'entremise d'industriels de la production et de la distribution qui n'ont rien d'artistes ou de créateurs, sinon dans leur génie du commerce, et à imposer quelques lois bien venues pour eux.
Une partie de la réponse au problème posé vient par la meilleure répartition des bénéfices du commerce d'oeuvres culturelles. Internet est un moyen. Des artistes ayant soit démarré, soit proposé des oeuvres par ce biais en ont été financièrement remerciés par ceux qui les ont apprécié. Il ne règle cependant pas tout, car l'art ne doit pas d'être arbitrairement désigné par les commerçants, devenir arbitrairement désigné par les masses. Il faut garder une place à chacun, comme à un Van Gogh, et pour cela une redistribution dans l'enseignement artistique (mais oui!), les salles d'exposition, ou par des statuts sociaux spéciaux est possible.
L'autre partie du problème vient de la rencontre du public avec les artistes. Internet est un moyen là encore. Quel artiste ne fait pas sa promotion sur internet, quel artiste réputé n'a pas sa place dans les réseaux sociaux ?
On nous parle d'industrie culturelle, quand le Ministre de l'Agriculture explique "Nous ne voulons pas d'une industrie agricole" (comprenez qui aspire et écrase tout), or cette industrie culturelle, si elle met en avant les artistes, n'en est qu'une excroissance. L'industrie culturelle, c'est la promotion, la distribution, le commerce, avant tout. Les artistes sont à l'industrie culturelle ce que les agriculteurs sont à l'agroalimentaire; ceux qui la nourissent, ceux qui fournissent sa matière première sans quoi elle n'existerait pas.
Le choc qui se produit provient d'une industrie du divertissement, appelons-la comme tel, forte financièrement, dominant son secteur d'activité et les autres acteurs, et d'autre part d'un modèle dépassé, vacillant, qui n'a pas su se remettre en question par manque de... culture, et n'a pas senti l'ampleur de l'évolution technologique. Une évolution qu'elle a tenté d'aprivoiser par ses canaux tradittionnels (grands medias s'appuyant sur leur marque), ou par le changement des règles (drm, maintenant hadopi), pour ne pas changer son modèle.
Ce qui intéresse vraiment la "majorité", c'est la paix. Une industrie (pas les artistes, si vous m'avez suivi) si puissante, constitue un allié puissant, mais un allié remuant. La majorité, comme elle a pu le montrer à chaque sortie dominée par les lobbyistes du secteur et leurs obligés, n'a pas de vision politique, sinon dans l'économie et les flux commerciaux générés. La Culture ne fait pas partie de l'enjeu, seulement l'industrie et son économie.
[^] # Re: Intérêt de la "population"
Posté par Patrick Trauquesègues . En réponse au journal L'abus de droit d'auteur commencerait-il à intéresser la population?. Évalué à 7.
Une oeuvre culturelle ne se consomme pas (bien que l'art sur bloc de glace ou la cuisine française...).
On étudie la Joconde depuis des siècles, parfois toute une vie, et elle ne s'use pas.
Voilà pour la "consommation de la culture".
Une culture gratuite n'est pas un idéal mais un retour aux sources. Il est une évidence que la société a vocation à diffuser le plus largement la culture, à moins que l'on recherchel'abrutissement des masses. Tendre vers la gratuité est ainsi une nécessité pour une société éclairée.
Nous venons donc à la rémunération des artistes et créateurs, à la fois nécessaire, et souhaitable. Celle-ci n'est actuellement assurée que par l'entremise d'industriels de la production et de la distribution qui n'ont rien d'artistes ou de créateurs, sinon dans leur génie du commerce, et à imposer quelques lois bien venues pour eux.
Une partie de la réponse au problème posé vient par la meilleure répartition des bénéfices du commerce d'oeuvres culturelles. Internet est un moyen. Des artistes ayant soit démarré, soit proposé des oeuvres par ce biais en ont été financièrement remerciés par ceux qui les ont apprécié. Il ne règle cependant pas tout, car l'art ne doit pas d'être arbitrairement désigné par les commerçants, devenir arbitrairement désigné par les masses. Il faut garder une place à chacun, comme à un Van Gogh, et pour cela une redistribution dans l'enseignement artistique (mais oui!), les salles d'exposition, ou par des statuts sociaux spéciaux est possible.
L'autre partie du problème vient de la rencontre du public avec les artistes. Internet est un moyen là encore. Quel artiste ne fait pas sa promotion sur internet, quel artiste réputé n'a pas sa place dans les réseaux sociaux ?
On nous parle d'industrie culturelle, quand le Ministre de l'Agriculture explique "Nous ne voulons pas d'une industrie agricole" (comprenez qui aspire et écrase tout), or cette industrie culturelle, si elle met en avant les artistes, n'en est qu'une excroissance. L'industrie culturelle, c'est la promotion, la distribution, le commerce, avant tout. Les artistes sont à l'industrie culturelle ce que les agriculteurs sont à l'agroalimentaire; ceux qui la nourissent, ceux qui fournissent sa matière première sans quoi elle n'existerait pas.
Le choc qui se produit provient d'une industrie du divertissement, appelons-la comme tel, forte financièrement, dominant son secteur d'activité et les autres acteurs, et d'autre part d'un modèle dépassé, vacillant, qui n'a pas su se remettre en question par manque de... culture, et n'a pas senti l'ampleur de l'évolution technologique. Une évolution qu'elle a tenté d'aprivoiser par ses canaux tradittionnels (grands medias s'appuyant sur leur marque), ou par le changement des règles (drm, maintenant hadopi), pour ne pas changer son modèle.
Ce qui intéresse vraiment la "majorité", c'est la paix. Une industrie (pas les artistes, si vous m'avez suivi) si puissante, constitue un allié puissant, mais un allié remuant. La majorité, comme elle a pu le montrer à chaque sortie dominée par les lobbyistes du secteur et leurs obligés, n'a pas de vision politique, sinon dans l'économie et les flux commerciaux générés. La Culture ne fait pas partie de l'enjeu, seulement l'industrie et son économie.