Et pour ma part, je ne crois pas que les associations affichant pour objectif la promotion du libre aient à s'afficher aux côtés de ceux dont les intentions trop évidentes de profiter au plus bas prix possible de la production culturelle de masse.
Qu'est ce que tu appelles "associations affichant pour objectif la promotion du libre" ? Tu veux dire ces associations de rebelles qui crachent sur MS et qui préfèrent utiliser un sous produit juste pour rester marginaux et ne pas utiliser Windows. Enfin quand je dis "ne pas utiliser Windows", je le dis sans conviction car je sais bien que la plupart des actions de ces associations, comme le fait de se faire rembourser le système d'exploitation ou de demander une machine nue, n'ont pour but que d'avoir un Windows "piraté" moins cher. C'est ironique des geeks qui sont prêts à mettre des centaines d'euros dans une carte graphique, mais qui refusent de payer Windows nécessaire à toute machine.
Ça te semble un jugement injuste ? Si c'est le cas, je pense que tu devrais prendre un peu de recul et considérer les gens qui défendent leurs libertés avec un peu plus de respect, de la même manière que tu n'aimerais pas, j'imagine, être méprisé par des personnes qui ne comprennent pas qu'on peut défendre le logiciel libre.
Maintenant sur le fond :
1/ Tu parles maintenant de produits culturels. C'est marrant ce glissement sémantique. Précédemment tu parlais de Lorie. J'ai l'impression que tu as déjà un avis bien tranché sur la question. Pour les consommateurs, tu va chercher le stéréotype de la chanteuse aseptisé qui produit un contenu générique pour la consommation de masse. Par contre quand il s'agit des industries qui produisent ces mêmes contenus que tu dénigres, ça devient subitement des industries «culturelles». Bref les gentils producteurs vs les vilains pirates. Un peu caricatural non ?
2/ Qui t'a dit qu'il s'agissait de différents entre les consommateurs de produits culturels et leurs fournisseurs ? À partir du moment où la présomption de culpabilité est établie, à partir du moment où un autorité administrative peut demander une (ou plusieurs sanctions cumulatives) sans passer par l'autorité judiciaire et sans preuves, à partir du moment où il faut utiliser Windows pour pouvoir "prouver" son innocence, à partir du moment où le droit à la défense est bafoué[1], à partir du moment où une connexion peut être suspendue sans que son propriétaire, à partir du moment où une sanction a un rayon d'action vaste (typiquement une famille, même si aucun n'a rien téléchargé, même si une personne de la famille est en télétravail, même si...), à partir du moment où le gouvernement décide qu'il va falloir limiter la liste des sites consultables via wifi ouvert à la liste blanche qu'il aura pré établit, à partir du moment où le gouvernement veut mettre en place un lebel qualité pour les sites qui sont "de confiance" .... alors à partir de ce moment là, ça me semble plus être un combat des libertés contre celui des censeurs et des arbitraires.
3/ "eux dont les intentions trop évidentes de profiter au plus bas prix possible de la production culturelle de masse.". Mon dieu, j'espère que certaines personnes de la Quadrature ne verrons jamais ça. Je pense au coordinateur notamment, qui se consacre à ça à plein temps à la Quadrature avec un salaire dérisoire grâce à certains mécène heureusement plus impliquées que des personnes comme toi. Une autre personne a été salariée pendant un moment, mais la Quadrature na pas les ressources pour financer deux personnes à plein temps. Ça plus les allers retour à Bruxelles pour aller voir les parlementaires européens et tout un tas de dépenses annexes que je ne vais pas détailler ici... tout ça ce serait pour payer une galette de plastique moins cher ? Je vais te confier quelque chose, il serait bien plus rentable de se faire embaucher avec un vrai salaire des horaires confortables (et pas bosser 15 heures par jours entre les rencontres de députés européens le jour, la rédaction de CP et d'argumentaires la nuit, le tout pendant toutes les périodes de temps fort législatif). Je pense aussi à un analyse de la Quadrature du Net, qui bosse aux 4/5. Un jour de paye en moins chaque semaine de l'année, uniquement pour se battre contre ces lois débile. Pendant un certain temps, il faisait la même chose contre les brevets logiciel. Mais tout ça c'est uniquement pour écouter du lorie moins cher. Non vraiment, j'espère sincèrement qu'il ne liront pas ça, les pauvres.
4/ Tu as raison de t'en foutre. Le logiciel libre n'a pas à s'occuper de ce genre de chose...
Sauf que à l'époque de DADVSI la SACEM a déclaré "changer vos licences", et il était question de pénaliser les logiciels "manifestement" destinés au partage (ktorrent, emule, apache, proftpd, netcat, ...). Sauf que à l'époque d'HADOPI, il est question de faire un spyware gouvernemental non interopérable. Sauf que depuis un bout de temps, les industries du divertissement ont produit des DRM et saches qu'un DRM libre ça n'existe pas. Tu as donc le choix entre utiliser du propriétaire ou ne pas avoir accès à la culture du tout. Ça te semble toujours être la lutte stéréotypée pirate vs gentils créateurs qui se meurent ? Continue à t'en foutre de ces débats. Eux continuerons à ne pas s'en foutre de toi et des logiciels libres. Juste... essaye de ne pas faire passer ton renoncement pour du courage ou pour de l'éthique.
Au passage, heureusement que des personnes ne pensent pas comme toi. D'autres personnes se sont saisies du dossier à l'époque, ça a donné un recours en conseil d'État[2], ça a donné une action au sein de l'assemblée nationale, ce qui a aboutit à ce qu'on parle d'interopérabilité et de logiciel libre pour la première fois dans l'hémicycle. Ça a aussi aboutit au fait que les députés sont passés sous Ubuntu. Tout ça pendant que toi tu étais dans ton coin en train de fustiger lorie. Pas mal non ?
5/ À titre personnel, je ne consomme plus de produits du divertissement (désolé, même en faisant des efforts, je n'arrive pas à dire que ce sont des produits culturels). Tu as beau m'accuser de vouloir consommer à bas pris, tu ne sais rien de moi et ta technique, ça s'appelle l'homme de paille (couplé à un argument d'autorité) : tu te construit un ennemi stéréotypé avec plein de défauts, tu le combat et tu sors vainqueur. Quel victoire pleine de panache ! J'imagine que tu es très fier de toi, tu t'es bien battu.
6/ Il n'y a pas que le logiciel de libre, il y a la culture libre aussi. Pour ne citer que quelques exemples, il est possible de trouver des livres libres sur in libro veritas, des films libre sur kassandre.org[3], de la musique libre sur dogmazic. Les industries du divertissement nuisent à ces créateurs, car elles souhaitent continuer à contrôler la distribution de façon monopolistique. Nine Inch Nails l'a prouvé[4]. Le problème n'est pas le partage. Les fans sont prêts à payer pour ce qu'ils aiment. Le problème est qu'Internet rend le support "galette de plastique", qui coute cher et qui pollue, obsolète. C'est bien ce qui ennuie ces industries qui souhaitent pouvoir contrôler la distribution sur Internet aussi. Oui mais voilà, elles sont obsolètes. Il n'est plus nécessaire d'avoir recours à elles pour se faire connaitre et encore moins pour se faire distribuer. Avec les technologies d'aujourd'hui, il est facile de distribuer plusieurs centaines de milliers d'albums (voire plusieurs millions) en quelques jours. Ce qui correspond, suivant les pays, à plusieurs disque de platine ou à des disques de diamant.
[^] # Re: Une réponse à ta question
Posté par ß ß . En réponse au journal Franck Riester : "L’interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs". Évalué à 10.
Et pour ma part, je ne crois pas que les associations affichant pour objectif la promotion du libre aient à s'afficher aux côtés de ceux dont les intentions trop évidentes de profiter au plus bas prix possible de la production culturelle de masse.Qu'est ce que tu appelles "associations affichant pour objectif la promotion du libre" ? Tu veux dire ces associations de rebelles qui crachent sur MS et qui préfèrent utiliser un sous produit juste pour rester marginaux et ne pas utiliser Windows. Enfin quand je dis "ne pas utiliser Windows", je le dis sans conviction car je sais bien que la plupart des actions de ces associations, comme le fait de se faire rembourser le système d'exploitation ou de demander une machine nue, n'ont pour but que d'avoir un Windows "piraté" moins cher. C'est ironique des geeks qui sont prêts à mettre des centaines d'euros dans une carte graphique, mais qui refusent de payer Windows nécessaire à toute machine.
Ça te semble un jugement injuste ? Si c'est le cas, je pense que tu devrais prendre un peu de recul et considérer les gens qui défendent leurs libertés avec un peu plus de respect, de la même manière que tu n'aimerais pas, j'imagine, être méprisé par des personnes qui ne comprennent pas qu'on peut défendre le logiciel libre.
Maintenant sur le fond :
1/ Tu parles maintenant de produits culturels. C'est marrant ce glissement sémantique. Précédemment tu parlais de Lorie. J'ai l'impression que tu as déjà un avis bien tranché sur la question. Pour les consommateurs, tu va chercher le stéréotype de la chanteuse aseptisé qui produit un contenu générique pour la consommation de masse. Par contre quand il s'agit des industries qui produisent ces mêmes contenus que tu dénigres, ça devient subitement des industries «culturelles». Bref les gentils producteurs vs les vilains pirates. Un peu caricatural non ?
2/ Qui t'a dit qu'il s'agissait de différents entre les consommateurs de produits culturels et leurs fournisseurs ? À partir du moment où la présomption de culpabilité est établie, à partir du moment où un autorité administrative peut demander une (ou plusieurs sanctions cumulatives) sans passer par l'autorité judiciaire et sans preuves, à partir du moment où il faut utiliser Windows pour pouvoir "prouver" son innocence, à partir du moment où le droit à la défense est bafoué[1], à partir du moment où une connexion peut être suspendue sans que son propriétaire, à partir du moment où une sanction a un rayon d'action vaste (typiquement une famille, même si aucun n'a rien téléchargé, même si une personne de la famille est en télétravail, même si...), à partir du moment où le gouvernement décide qu'il va falloir limiter la liste des sites consultables via wifi ouvert à la liste blanche qu'il aura pré établit, à partir du moment où le gouvernement veut mettre en place un lebel qualité pour les sites qui sont "de confiance" .... alors à partir de ce moment là, ça me semble plus être un combat des libertés contre celui des censeurs et des arbitraires.
3/ "eux dont les intentions trop évidentes de profiter au plus bas prix possible de la production culturelle de masse.". Mon dieu, j'espère que certaines personnes de la Quadrature ne verrons jamais ça. Je pense au coordinateur notamment, qui se consacre à ça à plein temps à la Quadrature avec un salaire dérisoire grâce à certains mécène heureusement plus impliquées que des personnes comme toi. Une autre personne a été salariée pendant un moment, mais la Quadrature na pas les ressources pour financer deux personnes à plein temps. Ça plus les allers retour à Bruxelles pour aller voir les parlementaires européens et tout un tas de dépenses annexes que je ne vais pas détailler ici... tout ça ce serait pour payer une galette de plastique moins cher ? Je vais te confier quelque chose, il serait bien plus rentable de se faire embaucher avec un vrai salaire des horaires confortables (et pas bosser 15 heures par jours entre les rencontres de députés européens le jour, la rédaction de CP et d'argumentaires la nuit, le tout pendant toutes les périodes de temps fort législatif). Je pense aussi à un analyse de la Quadrature du Net, qui bosse aux 4/5. Un jour de paye en moins chaque semaine de l'année, uniquement pour se battre contre ces lois débile. Pendant un certain temps, il faisait la même chose contre les brevets logiciel. Mais tout ça c'est uniquement pour écouter du lorie moins cher. Non vraiment, j'espère sincèrement qu'il ne liront pas ça, les pauvres.
4/ Tu as raison de t'en foutre. Le logiciel libre n'a pas à s'occuper de ce genre de chose...
Sauf que à l'époque de DADVSI la SACEM a déclaré "changer vos licences", et il était question de pénaliser les logiciels "manifestement" destinés au partage (ktorrent, emule, apache, proftpd, netcat, ...). Sauf que à l'époque d'HADOPI, il est question de faire un spyware gouvernemental non interopérable. Sauf que depuis un bout de temps, les industries du divertissement ont produit des DRM et saches qu'un DRM libre ça n'existe pas. Tu as donc le choix entre utiliser du propriétaire ou ne pas avoir accès à la culture du tout. Ça te semble toujours être la lutte stéréotypée pirate vs gentils créateurs qui se meurent ? Continue à t'en foutre de ces débats. Eux continuerons à ne pas s'en foutre de toi et des logiciels libres. Juste... essaye de ne pas faire passer ton renoncement pour du courage ou pour de l'éthique.
Au passage, heureusement que des personnes ne pensent pas comme toi. D'autres personnes se sont saisies du dossier à l'époque, ça a donné un recours en conseil d'État[2], ça a donné une action au sein de l'assemblée nationale, ce qui a aboutit à ce qu'on parle d'interopérabilité et de logiciel libre pour la première fois dans l'hémicycle. Ça a aussi aboutit au fait que les députés sont passés sous Ubuntu. Tout ça pendant que toi tu étais dans ton coin en train de fustiger lorie. Pas mal non ?
5/ À titre personnel, je ne consomme plus de produits du divertissement (désolé, même en faisant des efforts, je n'arrive pas à dire que ce sont des produits culturels). Tu as beau m'accuser de vouloir consommer à bas pris, tu ne sais rien de moi et ta technique, ça s'appelle l'homme de paille (couplé à un argument d'autorité) : tu te construit un ennemi stéréotypé avec plein de défauts, tu le combat et tu sors vainqueur. Quel victoire pleine de panache ! J'imagine que tu es très fier de toi, tu t'es bien battu.
6/ Il n'y a pas que le logiciel de libre, il y a la culture libre aussi. Pour ne citer que quelques exemples, il est possible de trouver des livres libres sur in libro veritas, des films libre sur kassandre.org[3], de la musique libre sur dogmazic. Les industries du divertissement nuisent à ces créateurs, car elles souhaitent continuer à contrôler la distribution de façon monopolistique. Nine Inch Nails l'a prouvé[4]. Le problème n'est pas le partage. Les fans sont prêts à payer pour ce qu'ils aiment. Le problème est qu'Internet rend le support "galette de plastique", qui coute cher et qui pollue, obsolète. C'est bien ce qui ennuie ces industries qui souhaitent pouvoir contrôler la distribution sur Internet aussi. Oui mais voilà, elles sont obsolètes. Il n'est plus nécessaire d'avoir recours à elles pour se faire connaitre et encore moins pour se faire distribuer. Avec les technologies d'aujourd'hui, il est facile de distribuer plusieurs centaines de milliers d'albums (voire plusieurs millions) en quelques jours. Ce qui correspond, suivant les pays, à plusieurs disque de platine ou à des disques de diamant.
[1] Pas de procédure contradictoire + impossibilité de savoir ce qui est reproché (pas de liste des fichiers supposés avoir été téléchargés).
[2] http://www.april.org/articles/communiques/pr-20070221.html
http://www.april.org/articles/communiques/pr-20080730.html
[3] À ce sujet tu devrais peut être prendre connaissance de la nuisance de ces industries à la culture libre :
http://kassandre.org/?Quand-Luc-Besson-s-en-prend-a
http://kassandre.org/?Sinistre-Sarkozy-triste-loi-Hadopi
[4] http://www.ecrans.fr/Nine-Inch-Nails-gratuit-et-best,6052.ht(...)