Où classerais-tu un logiciel tombé dans le domaine public dont personne ne dispose plus des sources?
Pertinent. Je n'est pas vraiment de réponse à cette question. Quoique... Logiciel public pourrait peut-être faire l'affaire. C'est peut-être simpliste mais l'idée est bien là.
Où places-tu un logiciel à sources ouvertes si l'entreprise t'impose un CLUF t'interdisant de modifier et/ou distribuer?
Peut-on prétendre que les sources sont ouvertes dans ce cas? Les sources sont visibles, mais je ne pense pas qu'on puisse les dire ouvertes.
Privateur sonne bien et est juste, mais j'aime bien la connotation politique de "logiciel propriétaire". Le "problème " du logiciel propriétaire est bien une appropriation de la connaissance comme si elle n'était qu'une vulgaire marchandise. Le brevet ou le CLUF modélise bien ça. Tu n'achètes pas un logiciel, tu n'en seras jamais propriétaire puisqu'il appartient à un tiers.
Privateur sonne bien, mais ce que j'ai voulu exprimé dans mon commentaire, plus haut, c'est précisément que ce n'est pas aussi juste qu'il n'y parait. C'est juste du point de vue utilisateur, mais du point de vue du créateur (appelons le comme ça), ce n'est pas plus privateur qu'un autre modèle.
Au sujet du "problème" du logiciel propriétaire, je dirais que tout dépend de ce qui en est fait. Il me semble (mais je ne maitrise pas le sujet, tout éclairage est bienvenu) que le cas du brevet logiciel est un pas plus loin.
C'est la propriété intellectuelle qui nous permet de maintenir un logiciel distribué sous licence GPL sous cette licence. Précisément parce qu'on à le droit d'en disposer comme on l'entend, et que l'on peut entendre qu'il reste sous cette licence.
J'ai en revanche plus de problème avec la propriétarisation (ce mot existe-t-il?) des concepts, des idées sous-jacentes au code du logiciel.
Tu y trouvera des réflexions approfondies sur le sujet, et notamment des arguments contre la terminologie "open source".
Je les lirais après cette réponse :).
Je préciserais cependant une chose: mon idée est qu'une personne doit avoir le droit de ne pas partager son travail, mais que ce comportement est stérile (bien souvent) et qu'il y a tout à gagner à partager ce travail avec des gens qui 1) pourront apprendre de ce travail; ou 2) qui pourront l'améliorer et nous aider à être meilleur (cette idée peut paraître naïve dans certains milieux).
Je pense qu'il vaut mieux essayer de convaincre que le modèle libre est plus efficace et tire le niveau global vers le haut, que de jouer sur la sensibilité politique, voire philosophique, des gens que l'on cherche à convaincre.
Sur ce, il est vrai que la terminologie est toujours essentielle et il faut qu'elle soit au plus proche de l'équivalence à la notion portée. Par exemple, "open source" réfère (stricto sensu) à quelque chose d'ouvert, pas forcément quelque chose de libre (même si le libre selon l'OSI est quasiment le même que le libre selon FSF). Par exemple OGM renvoie à "organisme génétiquement modifié" ; ce qui est le cas de tout être vivant (naturellement ou pas).
Ces problèmes de terminologie sont essentiels à la qualité d'un débat, car la moindre mésentente terminologique possède le charme de transformer radicalement toute conversation en un débat de sourds. Ce n'est pas des lecteurs de trollfr qui te contrarieront. ^^
[^] # Re: Privateur/Propriétaire, Libre/Ouvert
Posté par Jordan . En réponse au journal Logiciel "privateur" Vs "propriétaire". Évalué à 1.
Pas si facile.
Où classerais-tu un logiciel tombé dans le domaine public dont personne ne dispose plus des sources?
Pertinent. Je n'est pas vraiment de réponse à cette question. Quoique... Logiciel public pourrait peut-être faire l'affaire. C'est peut-être simpliste mais l'idée est bien là.
Où places-tu un logiciel à sources ouvertes si l'entreprise t'impose un CLUF t'interdisant de modifier et/ou distribuer?
Peut-on prétendre que les sources sont ouvertes dans ce cas? Les sources sont visibles, mais je ne pense pas qu'on puisse les dire ouvertes.
Privateur sonne bien et est juste, mais j'aime bien la connotation politique de "logiciel propriétaire". Le "problème " du logiciel propriétaire est bien une appropriation de la connaissance comme si elle n'était qu'une vulgaire marchandise. Le brevet ou le CLUF modélise bien ça. Tu n'achètes pas un logiciel, tu n'en seras jamais propriétaire puisqu'il appartient à un tiers.
Privateur sonne bien, mais ce que j'ai voulu exprimé dans mon commentaire, plus haut, c'est précisément que ce n'est pas aussi juste qu'il n'y parait. C'est juste du point de vue utilisateur, mais du point de vue du créateur (appelons le comme ça), ce n'est pas plus privateur qu'un autre modèle.
Au sujet du "problème" du logiciel propriétaire, je dirais que tout dépend de ce qui en est fait. Il me semble (mais je ne maitrise pas le sujet, tout éclairage est bienvenu) que le cas du brevet logiciel est un pas plus loin.
C'est la propriété intellectuelle qui nous permet de maintenir un logiciel distribué sous licence GPL sous cette licence. Précisément parce qu'on à le droit d'en disposer comme on l'entend, et que l'on peut entendre qu'il reste sous cette licence.
J'ai en revanche plus de problème avec la propriétarisation (ce mot existe-t-il?) des concepts, des idées sous-jacentes au code du logiciel.
@Pol'ux
Je pense que tu devrait lire http://www.gnu.org/philosophy/shouldbefree.fr.html et de manière générale la plupart des articles du répertoire http://www.gnu.org/philosophy/philosophy.fr.html
Tu y trouvera des réflexions approfondies sur le sujet, et notamment des arguments contre la terminologie "open source".
Je les lirais après cette réponse :).
Je préciserais cependant une chose: mon idée est qu'une personne doit avoir le droit de ne pas partager son travail, mais que ce comportement est stérile (bien souvent) et qu'il y a tout à gagner à partager ce travail avec des gens qui 1) pourront apprendre de ce travail; ou 2) qui pourront l'améliorer et nous aider à être meilleur (cette idée peut paraître naïve dans certains milieux).
Je pense qu'il vaut mieux essayer de convaincre que le modèle libre est plus efficace et tire le niveau global vers le haut, que de jouer sur la sensibilité politique, voire philosophique, des gens que l'on cherche à convaincre.
Sur ce, il est vrai que la terminologie est toujours essentielle et il faut qu'elle soit au plus proche de l'équivalence à la notion portée. Par exemple, "open source" réfère (stricto sensu) à quelque chose d'ouvert, pas forcément quelque chose de libre (même si le libre selon l'OSI est quasiment le même que le libre selon FSF). Par exemple OGM renvoie à "organisme génétiquement modifié" ; ce qui est le cas de tout être vivant (naturellement ou pas).
Ces problèmes de terminologie sont essentiels à la qualité d'un débat, car la moindre mésentente terminologique possède le charme de transformer radicalement toute conversation en un débat de sourds. Ce n'est pas des lecteurs de trollfr qui te contrarieront. ^^
^^ Ça me semble très clair :)