• [^] # Re: Orwell collabo

    Posté par . En réponse au journal Big Brother restera un personnage de George Orwell.. Évalué à 2.

    > Historiquement, ce n'était au départ pas un roman de science fiction. Que des aléas de l'édition l'ont transformé ainsi, c'est un fait. Mais pour comprendre son hypothétique message, j'ai préféré le lire comme il a été pensé lors du processus d'écriture.

    J'imagine que tu vas étayer cette affirmation avec des sources ?...

    > Ce n'est pas une critique (même si je me suis amusé à être démesuré dans mes attaques), c'est une mise en garde contre cette tendance à le prendre pour un prophète.

    Une bonne fois pour toutes, je n'ai pas tendance à faire d'Orwell un prophète, et je suis athée. Ah mais.

    Ensuite, "s'amuser à être démesuré" dans ce contexte j'appelle ça être réducteur et caricaturer sans raison et mon propos et celui de l'auteur sus-cité. Que tu l'ai fait parce que tu t'es monté la tête autour d'une phrase de ma part que tu as mal interprété ne plaide pas en la faveur du point de vue que tu as défendu, et dont tu t'aperçois maintenant qu'il était disproportionné et déséquilibré.

    > Propagande est un mot excessif (que j'ai employé volontairement).

    Donc en gros, tu me dis que tes mots ont dépassés ta pensée, mais que c'était ce que tu penses ?

    > Pour moi, voir en 1984 (un roman qui analyse les rouages du régime stalinien) comme quelque chose d'actuel,c'est y voir un second degrés. Et c'est préter à Orwell des dons de voyance.

    Non, ce n'est pas y voir un second degré, c'est y voir des tendances humaines qui sont encore d'actualité, parce que l'auteur à réussi à capter dans les exemples qu'il met en exergue quelque chose qui tient à l'universel. Encore une fois, il ne s'agit pas de voyance, juste de talent d'observation de ses contemporain et l'intelligence de l'écrivain qui lui permet de toucher à quelque chose plus profondément ancré dans l'humain que le simple contexte de son époque.

    Quand au second degré, c'est l'ironie, c'est à dire exagérer volontairement un point de vue que l'on veut dénoncer pour faire comprendre au lecteur que l'on n'en pense pas moins, et mettre en lumière l'absurdité de ce point de vue par des ressors comiques. Ici ce n'est pas le cas parce que la société hypothétique décrite par d'Orwell n'a rien d'absurde. Elle est inhumaine, aliénante, mais pas absurde ni comique, et elle pourrait très bien fonctionner, à quelques détails technologiques fantaisistes près (comme la fabrique de romans à base de jeu de miroirs). Voltaire dans Candide fait du second degré, Sephen Colbert (the Colbert Report) fait du second degré. Orwell dans 1984 ne fait pas de l'ironie, et ce dont il parle ne prête pas à rire, même au second degré.

    Mais tu as tellement envie de voir dans mes propos ceux d'un curé d'une improbable religion que tu ne laisse même pas la signification des mots barrer la route à tes affirmations.

    >> Bon, c'est qui qui nous joue les prophètes allumés là ?
    >
    > C'est moi... Et j'assume.

    Heureux de te le voir admettre. Jusque là je ne suis pas convaincu, mais écris un livre où tu mets ça en lumière et on en rediscute, ou bien on laisse faire et on en recause dans 10 ans (10 ans c'est assez pour l'avènement du Stalinisme ? disons 20 ans alors, si les petits cochons communistes ne nous ont pas mangé avant).

    > Mais c'est aussi ceux qui pensent que big brother nous regarde (puisque 1984 n'est qu'une chronique du stalinisme)

    Oooook. Tu as des amis paranoïaques aussi ?...