• [^] # Re: Troll spotted

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le labo commun Inria-Microsoft. Évalué à 6.

    Mon opinion, mais ce n'est que mon opinion, est que la recherche en France devrait être organisée en 3 couches :

    - Le CNRS/INRIA, etc... actuel où on fait du fondamentale sans chercher de valorisation industriel. On fait du théorique, on laisse les théoriciens déterminer ce sur quoi ils doivent travailler (ie pas le gouvernement comme actuellement), car se sont eux qui savent où aller, pas des politiciens.

    - Une couche dans laquelle des chercheurs et des ingénieurs de recherches intéressés par des valorisation industrielles à moyen/ court terme (de 15 à 5 ans) côtoient les chercheurs "fondamentaux" dans leur labo, font des stages chez eux, et voient comment combiner différents résultats théorique pour des valorisation intéressantes.
    Risque de conflit idéologique à cet étage...

    - La troisième couche utilise les résultats de la précédente presques prêt à passer en phase industriel. Des communiquants, marketeux, des ingénieurs viennent aider à monter le projet pour créer une start-up ou en collaboration avec une grosse boite, ça dépend des investissement nécessaires.
    Cette couche, avec les gains perçu (les entreprises appartiennent en majorité à l'état, mais fonctionne comme des boites de droit privé), les impôts générés, les emplois créé finance la recherche fondamentale et permet de donner les véritables moyens que nos chercheurs méritent et que le gouvernement ne veut pas leur donner

    Un travail théorique répondant à des problèmatique purement théoriques n'a que faire de problématiques parasites de rentabilité, nous sommes bien d'accord. Néanmoins, des papiers étant publiés, d'autres peuvent le lire et en faire quelques chose.

    Conclusion : la recherche de valorisation industriel ne doit pas être systématique, mais quand un travail de recherche peut déboucher sur un concept industrialisable à moyen terme, il ne faut pas à mon avis se mettre des oeillères idéologiques.

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker