Il n'y a pas si longtemps, les abonnements et tickets payés par les usagés du réseau de transport en commun nantais permettaient juste de payer les contrôleurs. Et c'est le cas dans de nombreuses villes de France.
Les impôts sont la plupart du temps le seul financement concret des transports en communs citadins.
On pourrait donc penser qu'on peut supprimer les contrôleurs et rendre gratuit les lignes, et que ça ne changera rien.
Or dans ce cas, beaucoup plus de gens se mettraient à utiliser les transports en commun (grâce à la gratuité), et il faudrait alors densifier le réseau (véhicules et lignes supplémentaires), ce qui coûterait plus d'impôts.
La taxe à l'entrée du réseau est donc un moyen utilisé pour garder raisonnable le prix de fonctionnement du réseau.
Mais on l'a déjà dit ici à plusieurs reprises, ce raisonnement ne s'applique pas aux voieries publiques. Pour les automobiles, on ne taxe pas l'accès aux routes, et on en construit autant qu'il est nécessaire (dans les limites du possible).
C'est donc clairement une volonté politique que de privilégier un réseau automobile dense aux détriments d'un réseau de transport en commun accessible.
[^] # Re: J'ai une question pour Guigui
Posté par jm trivial (site web personnel) . En réponse au journal Un entretien avec la SNCF ?. Évalué à 3.
Les impôts sont la plupart du temps le seul financement concret des transports en communs citadins.
On pourrait donc penser qu'on peut supprimer les contrôleurs et rendre gratuit les lignes, et que ça ne changera rien.
Or dans ce cas, beaucoup plus de gens se mettraient à utiliser les transports en commun (grâce à la gratuité), et il faudrait alors densifier le réseau (véhicules et lignes supplémentaires), ce qui coûterait plus d'impôts.
La taxe à l'entrée du réseau est donc un moyen utilisé pour garder raisonnable le prix de fonctionnement du réseau.
Mais on l'a déjà dit ici à plusieurs reprises, ce raisonnement ne s'applique pas aux voieries publiques. Pour les automobiles, on ne taxe pas l'accès aux routes, et on en construit autant qu'il est nécessaire (dans les limites du possible).
C'est donc clairement une volonté politique que de privilégier un réseau automobile dense aux détriments d'un réseau de transport en commun accessible.