• [^] # Re: Le vrai problème

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Ras-le-bol des utilisateurs de logiciels de tout bord !!!. Évalué à 4.

    Dans le cas de la SNCM et de Air France, quand il y a trop de grève, le personnel se fait virer car l'activité baisse (Concurrence oblige avec Corsica Ferries ou Easyjet...), donc les employés n'abusent pas de leur "droit", car ils savent qu'à faire trop d'abus ils perdront tout (genre... Air Italia qui a voulu jouer, et qui a perdu beaucoup).
    User de son droit de grève n'ouvre pas à un licenciement abusif. Par contre, si les résultats sont si négatifs qu'ils amènent à des licenciements économiques, c'est différent.
    En outre, on ne touche pas de salaire quand on est en grève : tous les employés ne sont pas logés à la même enseigne et il vaut mieux être syndiqué et avoir cotisé pour continuer à subvenir aux besoins de son ménage. Croire qu'on fait grève uniquement pour le plaisir est un peu illusoire.
    Force est de constater que les patrons ciblent davantage les employés syndiqués...
    Le but du patronat français et la droite est bel et bien de casser le syndicalisme français. Cependant, l'individualisme a fait sans doute davantage de dégâts...

    Il y a un problème, empêcher les gens de se rendre à leur travail, les mettre dans la merde, n'est pas une solution acceptable à la résolution du problème.
    Les différents incidents techniques et autres avaries, sans parler des accidents de personnes, des régulations de trafic et autres désagréments du transports font bien plus de mal que leurs quelques grèves annuelles.
    Et il est bien plus difficile d'expliquer de multiples retards à ton employeur que les quelques retards dûs à la grêve des transports. Généralement, ceux-ci demandent à leurs employés de prendre leurs dispositions, d'autant plus qu'il y a des préavis (sauf à la suite d'une agression d'un conducteur) : les employeurs sont plutôt compréhensifs vis-à-vis des grèves, mais pas pour le reste.
    Et privatiser davantage les réseaux ferrés en ajoutant d'autres acteurs ne résoudra pas les problèmes d'engorgements du traffic (notamment sur la ligne 13, le RER A et sur Châtelet-les-Halles).
    Enfin, un vrai « service public » devrait proposer l'égalité des usagers face au coût du transport public, ce qui n'est pas le cas avec les différentes zones. Il serait plus juste que le prix soit indexé en fonction des revenus : on habite plus loin parce que c'est moins cher, pas pour être au vert.