• [^] # Re: Ou bien vous contenterez-vous de plus ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Fin des DRM dans iTunes. Évalué à 3.

    Je ne sais pas vraiment ce que tu entends par libre arbitre dans ta phrase, donc je ne suis pas sûr de bien comprendre ton propos.

    Le fait est qu'investir dans des entreprises qui font du lobbying pour la régression des libertés civiles, met en péril ces libertés.

    Bien sur on est toujours libre d'agir illégalement, mais il est bien plus difficile de bâtir quelque chose de solide ainsi.

    Ici mon commentaire était en réponse à la remarque «Ou bien vous vous contentez d'artistes underground issus de Jamendo et plateformes soeurs ?». D'un point de vue qualité artistique, il y a de la bonne et de la mauvaise qualité aussi bien en libre qu'en non-libre.

    Donc je trouve cette remarque peu pertinente, car je ne saisie pas en quoi des œuvres qui sont libres devraient nécessairement apporter un contentement moindre. À coté de cela les œuvres sous licence libre apporte un réel gain social et apporte donc un contentement supérieur.

    Bien sur on peu se contenter d'apprécier simplement une œuvre pour la satisfaction instantané qu'elle nous apporte, sans se soucier des conséquences sociales, tant des propos de l'œuvre, que de la manière dont elle est diffusée. Mais ce n'est pas vraiment ce que j'appelle faire usage de son cerveau. Cela me fait effectivement plus penser au comportement d'une personne qui se plie à ce que veut le modèle consommateur, on ne parle plus d'œuvres mais de produits.

    Je ne dis pas que ces œuvres sont nécessairement mauvaises. Mais quand on y réfléchie, comment ne pas trouver particulièrement sordide des paroles comme «imagine there's no possession» alors même que son auteur à décidé de pleinement faire valoir son monopole sur cette œuvre. Soyons clair, je trouve cette chanson superbe et propre à me faire vibrer, avec des paroles poignantes. Mais tout cela n'est que du vent au fond, cela ne vaut pas mieux que le plus démagogique des discours politiciens.

    Comme le dit Antoine Moreau, «l'avenir de la licence art libre, c'est de ne plus être». Il ne s'agit donc pas d'être béat devant une licence, mais de donner corps à l'ambition d'une société plus équitable en s'en donnant les moyens.

    Ce n'est pas la licence qui est sacrée, ce qui sacré, c'est la liberté dont elle ne me prive pas.