C'est parce qu'une "date" se calcule d'abord en jours, soit le nombre de passages du soleil au méridien, et c'est seulement ensuite que l'on subdivise ce jour en intervalles plus réduits, jusqu'à la seconde.
D'autre part, la seconde intercalée est une "remise à l'heure", parce que la durée du jour change, alors que la durée d'une seconde doit rester immuable (elle correspond aujourd'hui à 9.192.631.770 périodes d'une radiation émise par l'atome de césium). Ce n'est pas un intercalaire habituel comme ceux du calendrier, qui servent à composer avec le fait que la durée d'une année n'est pas multiple de celle du jour.
L'utilitaire "date" n'a donc pas besoin d'en tenir compte puisque le nombre de secondes par jour est maintenu. Et par conséquent, le nombre de secondes depuis Epoch l'est aussi. Pour éviter d'avoir à redéfinir, à la place, la durée de la seconde, on a recalé minuit une seconde plus tard, ce qui veut dire que notre minuit règlementaire était en avance par rapport aux étoiles, et que nous sommes maintenant en retard (on garde de la marge pour les prochains réajustements).
Il est important de remarquer que nous n'avons pas perdu une seconde cette année (ce qui serait inquiétant) mais simplement quelques millisecondes. Seulement, comme le jour est désormais plus long de quelques millisecondes, cette écart va se cumuler avec les années, et il faudra encore insérer des secondes de rattrapage. Et comme la Terre va continuer à ralentir, le phénomène ira en empirant.
Pour répondre à ta question, donc, non, la seconde intercalée n'existe pas, ou plutôt, elle est censée être la même que la précédente. Elles portent donc toutes deux le même numéro.
À noter enfin qu'il paraît que l'on n'a pas fait radoter l'horloge parlante, mais que chaque seconde de la dernière minute de 2008 a été 1/60ème de seconde plus longue que d'habitude.
[^] # Re: Vive les timestamp
Posté par Obsidian . En réponse au journal Le premier journal du vendredi de l'année (Le Zune plante). Évalué à 5.
D'autre part, la seconde intercalée est une "remise à l'heure", parce que la durée du jour change, alors que la durée d'une seconde doit rester immuable (elle correspond aujourd'hui à 9.192.631.770 périodes d'une radiation émise par l'atome de césium). Ce n'est pas un intercalaire habituel comme ceux du calendrier, qui servent à composer avec le fait que la durée d'une année n'est pas multiple de celle du jour.
L'utilitaire "date" n'a donc pas besoin d'en tenir compte puisque le nombre de secondes par jour est maintenu. Et par conséquent, le nombre de secondes depuis Epoch l'est aussi. Pour éviter d'avoir à redéfinir, à la place, la durée de la seconde, on a recalé minuit une seconde plus tard, ce qui veut dire que notre minuit règlementaire était en avance par rapport aux étoiles, et que nous sommes maintenant en retard (on garde de la marge pour les prochains réajustements).
Il est important de remarquer que nous n'avons pas perdu une seconde cette année (ce qui serait inquiétant) mais simplement quelques millisecondes. Seulement, comme le jour est désormais plus long de quelques millisecondes, cette écart va se cumuler avec les années, et il faudra encore insérer des secondes de rattrapage. Et comme la Terre va continuer à ralentir, le phénomène ira en empirant.
Pour répondre à ta question, donc, non, la seconde intercalée n'existe pas, ou plutôt, elle est censée être la même que la précédente. Elles portent donc toutes deux le même numéro.
À noter enfin qu'il paraît que l'on n'a pas fait radoter l'horloge parlante, mais que chaque seconde de la dernière minute de 2008 a été 1/60ème de seconde plus longue que d'habitude.