• # C'est pas nouveau !

    Posté par . En réponse au journal Vers un Internet à deux vitesses ?. Évalué à 5.

    Prenons un exemple. Soit la boite X, une société toute jeune dans le monde Internet qui lance un tout nouveau service web 3.0.
    X achète des machines, loue des baies chez Redbus et de la connectivité: un lien dit de transit.
    Le service de X fait un carton, tout les internautes français se jettent dessus. X gagne plein de frics, mais la facture du lien de transit est salée. Etant à peu près malins, les gens de X examinent un peu la répartition de leur trafic. C'est là qu'ils se rendent compte que 80% du trafic vient de proxad/free.

    C'est à ce moment que X va demander à Proxad de pouvoir peerer avec. Un lien de peering représente un cout de mis en place, mais (si je ne me trompe pas) une fois en place, le trafic en X et Free n'est plus facturé. On allège donc la facture du lien de transit, et en plus de ça, ayant un point d'entré quasi direct dans le réseau de Free/Proxad, on évite des "hop", ce qui donne une meilleure qualité de service entre Free et X.

    Et oui, ce concept de transit/peering existe depuis des années, De plus, les politiques de peering des opérateurs différent beaucoup: dans mes souvenirs, il fallait vraiment être très gros pr peerer avec orange. On en revient donc à la loi du plus fort(uné)

    Il faut être un peu naif pour penser que des acteurs d'internet tels que Free, Google, et cie n'allaient pas traiter la bande passante comme un vulguaire produit financier stratégique :)
    La neutralité du réseau n'existe pas AMHA!