• [^] # Re: Livres = intelligence ?

    Posté par . En réponse au journal Is Google making us stupid?. Évalué à 2.

    D’accord : lire un roman, c’est pour le plaisir. Si c’est pour le bouffer le plus vite possible, juste pour l’histoire, sans porter attention au style ou même simplement aux non-dits, je ne vois pas l’intérêt. Autant regarder la télé.


    Sinon, on peut effectivement lire à plus de 100 pages à l’heure. (On préfère d’ailleurs parler en mots parce que le nombre de pages dépend fortement de la typographie. (Ça dépend aussi de la langue, certaines ayant des mots plus courts que d’autres. Sans parler de l’écriture elle-même (alphabet, idéogrammes...)))
    C’est de la lecture rapide et c’est très pratique pour tout ce qui est bouquin technique et article.
    Ce n’est pas réservé à une quelconque élite au Q.I. surdéveloppé, c’est juste de la pratique et de la concentration.

    D’ailleurs, si, pour toi, la technique de la lecture correspond à une simple reconnaissance de phonèmes, ce n’est pas étonnant que tu ne lises pas vite.
    D’abord, la lecture, c’est une reconnaissance de formes graphiques, que celles-ci soient des signes (lettres pour le français ; ça s’appelle du déchiffrage) ou des mots (ou des groupes de mots).
    Or les phonèmes sont des formes sonores.
    Donc j’espère que c’est juste un lapsus de ta part, car quand on vocalise, c’est qu’on ne sait pas lire, on ne sait que déchiffrer (vocaliser = prononcer à voix haute, chuchoter ou avoir les organes moteurs qui fonctionnent ; test simple : ne plus pouvoir lire quand on a un crayon entre les dents).

    De manière plus générale, si tu prononces les mots que tu lis (si tu réfléchis aux sons correspondants), tu perds du temps (on parle moins vite qu’on ne peut lire). Bon, pour les dialogues d’un roman, c’est plus agréable, mais pour le reste, c’est inutile.
    Certains lisent plus vite dans une langue étrangère qu’ils ne connaissent qu’à l’écrit ou qu’ils parlent rarement parce qu’ils ne cherchent pas à « entendre » ce qu’ils lisent.
    Après, c’est difficile de se débarrasser de cette habitude.