Oui enfin quand même, lire 200 pages en 120 minutes, c'est pas donné à tout le monde. Je lis beaucoup pour tout un tas de raisons : pour le boulot j'ai des articles scientifiques à lire, pour chez moi j'ai tout un tas de bouquins qui varient entre l'essai et le roman. Si j'arrive à faire 1 min / page, c'est déjà pas mal. Si en plus le texte est en anglais, on peut rajouter entre 30 et 60 secondes... Bref, je pense que tout le monde n'a pas ta capacité de lecture.
Pour les romans, tu dis que ça va vite, mais je te trouve un peu « rapide » justement pour dire ça. Lire « Le ravissement de Lol V. Stein » (oui, je sais, « LOL »...), malgré ses 150 ou 200 pages, ce n'est quand même pas la même chose que lire un Dan Brown -- à vue de nez, je dirais qu'on met autant de temps à lire l'un ou l'autre, en supposant qu'on soit bien d'accord sur la notion de lecture, qui pour moi consiste aussi à comprendre et analyser un minimum ce qui est lu. Si pour du Brown, je te l'accorde, l'analyse va vite (en même temps, il s'agit juste d'un gros roman de gare), pour un Duras, outre le style volontairement elliptique (phrases non ponctuées, voire non terminées, afin de reproduire un certain « flot de pensée », etc.), il faut aller un peu plus loin que la simple reconnaissance de phonèmes. :)
J'avais lu quelque part (je ne sais plus où, sans doute à l'occasion du salon du livre ou autre machin) qu'en France on était « grand lecteur » à partir de 10 livres lus par an. Je trouve ça assez aberrant, car effectivement, un livre de 40 pages de Bourdieu ne se lit quand même pas de la même manière qu'un « six compagnons » de 150. En supposant qu'ils visent des livres « d'adulte » avec un nombre de pages moyen, je peux très bien être un grand lecteur comme un énôôôôôrme lecteur.
[^] # Re: Livres = intelligence ?
Posté par lasher . En réponse au journal Is Google making us stupid?. Évalué à 3.
Pour les romans, tu dis que ça va vite, mais je te trouve un peu « rapide » justement pour dire ça. Lire « Le ravissement de Lol V. Stein » (oui, je sais, « LOL »...), malgré ses 150 ou 200 pages, ce n'est quand même pas la même chose que lire un Dan Brown -- à vue de nez, je dirais qu'on met autant de temps à lire l'un ou l'autre, en supposant qu'on soit bien d'accord sur la notion de lecture, qui pour moi consiste aussi à comprendre et analyser un minimum ce qui est lu. Si pour du Brown, je te l'accorde, l'analyse va vite (en même temps, il s'agit juste d'un gros roman de gare), pour un Duras, outre le style volontairement elliptique (phrases non ponctuées, voire non terminées, afin de reproduire un certain « flot de pensée », etc.), il faut aller un peu plus loin que la simple reconnaissance de phonèmes. :)
J'avais lu quelque part (je ne sais plus où, sans doute à l'occasion du salon du livre ou autre machin) qu'en France on était « grand lecteur » à partir de 10 livres lus par an. Je trouve ça assez aberrant, car effectivement, un livre de 40 pages de Bourdieu ne se lit quand même pas de la même manière qu'un « six compagnons » de 150. En supposant qu'ils visent des livres « d'adulte » avec un nombre de pages moyen, je peux très bien être un grand lecteur comme un énôôôôôrme lecteur.