• # Je pas compris.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Is Google making us stupid?. Évalué à 4.

    Moi grand aimer internet ! Agoudha, ouh, ouh, clic clic !

    Plus sérieusement je pense que le jour ou tout le monde aura un accès à un internet non-censuré, sera lire et écrire pour l'utiliser, le niveau moyen d'éducation dans le monde aura fait un bon de géant.

    Après ce qu'on en tire dépend de l'usage que chacun fait de l'outil. Rien de nouveau donc. Lire des livres (de vulgarisation) scientifique ou la dernière biographie de la dernière célébrité "vu à la télé".

    En fait à la lecture de l'article, je me suis sentit être la parfaite anti-thèse de ce que décrit l'auteur.

    D'abord, il est clair que nous n'avons pas du tout la même vision de l'internet. À mes yeux, internet c'est un réseaux qui tends à la décentralisation, et tout ce qui ne va pas dans ce sens va à l'encontre de ce qu'est l'internet. Dans cette perspective, google représente l'un des plus gros échec de l'internet : l'absence de moyen de recherche décentralisée. Mais cela peut encore venir, d'ailleurs, je suis sur que ça viendra.

    Ensuite on vois bien que l'idée qu'il développe est que l'on deviens esclave de ce «système d'information», esclave des outils numériques. Et je pense que c'est peut être là la différence fondamentale qui m'éloigne de la perspective décrite. Car si l'outil peut forger l'usage, le mouvement du libre rappel que c'est avant tout à l'outil de se plier à l'usage que l'on veut en faire.

    C'est clair: je vois plus de publicités en jetant un coups d'œil dans ma cuisine (palmolive, ducros, moulinex, nutella...) qu'en plusieurs heures passés à surfer. En fait quand j'ai l'occasion de voir quelqu'un surfer sans un adblock+, je me demande comment cette personne fait pour supporter cela. Moi qui ne supporte déjà pas les curseurs clignotant...

    Il m'arrive aussi, de plus en plus, de pomper des sites entiers pour pouvoir les lire tranquillement plus tard même sans connexion au net (merci wget).

    Bref, le problème évoqué me semble surtout du à une mentalité de soumission à certains outils d'accès à l'internet qu'à l'internet même.

    Pour moi c'est clair, si un outil ne me sert pas comme je l'entends, je ne lui ferais pas le privilège de l'utiliser.

    Sinon dernièrement j'ai lu «Destin du livre» de Colette Demaizière, publié en 94. On y parle pas d'internet, l'Ennemi du livre qui allait anéantir toute forme du culture civilisé était alors la photocopieuse — la machine pour photoco-piller comme on peu le lire dans certains ouvrages que j'ai eu entre les pâtes — mais bon ça me fait penser un peu à ça.

    En tout cas, internet ne m'oblige pas à lire vite, et ne m'empêche pas de lire des livres à coté. Et même des BDs, et autres mangas, mais bon, ça aussi c'est de la régression intellectuelle, pensez-vous, les dessins c'est pour les enfants voyons. Les vrais personnes intelligentes elles mangent du texte brut en pavé et que du texte brut en pavé !