Ce que dit med est vrai, là il devient urgent d'alerter ton prof de liaison.
Sinon, ne prends pas ce que je vais dire comme un "c'est ta faute" parce que c'est avant tout la faute de ton employeur (et pour avoir connu pas mal d'employeurs dans ce genre je peux te dire que je sais les reconnaître), mais quelques conseils pour éviter de te retrouver dans ce genre de situation à l'avenir :
- Se méfier des gens qui viennent te demander quelque chose avec le sourire. C'est un truc de singe, mais qui marche : sourir = danger.
- Ne pas accepter de faire du temps supplémentaire non payé en heures sup'. Jamais. S'ils ne sont pas prêt à te les payer, ils ne sont pas prêt à te les laisser récupérer. Ils savent que tu es là pour une durée déterminée, ils ne se font pas d'illusion sur le fait que tu vas ou non rester (s'ils sont malins), leur intérêt est de te presser comme un citron avant de jeter ce qui reste de stagiaire en burnout. C'est comme ça qu'ils te voient s'ils sont conscient de ton intérêt, et ils sont généralement conscient de leur intérêt (à court terme).
- Ne pas oublier qu'un *bon* technicien (en gros, quelqu'un qui peut faire un boulot d'ingénieur sans le diplôme qui l'atteste) ça vaut 40 k€ brut en ce moment à Paris et au bas mot. 23 k€ c'est un salaire de caissière à plein temps (j'ai autant de respect pour la caissière que pour l'ingénieur hein, c'est juste un constat de ce qui se pratique et que je ne cautionne pas).
- Ne pas oublier que tu as un contrat, avec certe des obligations mais aussi des droits, comme ton employeur. Entre autres, le droit de te casser ta journée finie, le droit de t'en foutre si ton patron veux t'imposer des deadlines intenables unilatéralement, et aussi le droit à appeler en médiateur un responsable de ta formation. Tu n'es pas dans une boîte de formation privée, ils n'ont pas d'intérêt à caresser ton employeur dans le sens du poil mais plutôt de te voir réussir dans tes études.
- Comparer ta situation avec celle de tes collègues (permanents) te permettra de mieux voir si tu te fais exploiter, sans oublier toutefois qu'ils peuvent aussi se faire exploiter dans certains cas (mais en parler avec eux les aidera parfois à le réaliser). Si tes collègues ne veulent pas parler fric / conditions de travail avec toi = DANGER. Ca veut dire qu'ils se sont laissé embobiner par le "diviser pour mieux régner" ("Jean-Pierre, je te donne 23k€ mais ne le dis pas à Jean-Luc, je lui ai donné moins et c'est une fleur que je te fais" ; "Jean-Luc, je te prends à 23k€ parce que tu es meilleur que Jean-Pierre, alors ne lui dit pas sinon il va me demander la même chose").
- Ne te laisse pas mettre trop de choses sur les reins, et surtout surtout n'oublies pas que c'est la responsabilité de ton employeur si il te surcharge de travail et que tu ne peux pas tout réussir. Tu es là pour une durée déterminée, et à moins de faute grave c'est ton supérieur hiérarchique qui va en chier si par hasard tu plaques tout non fini. Au contraire, n'hésite pas à lui signaler souvent si tu es en retard, laisse-lui piquer une colère si colère il pique, c'est sa colère, c'est son futur ulcère, c'est son problème. Tu n'es pas un cadre, tu es un stagiaire, à peine plus qu'un outil dans la hiérarchie d'entreprise. On ne peut pas reprocher à un outil de mal faire son travail tout seul.
Voilà voilà, quelques petits conseils que j'espère t'être utiles. Dans la mesure du possible, il est préférable de ne pas arriver dans la situation où tu es arrivé, mais vu que tu es dedans, la seule chose raisonnable c'est de faire appel à ta hiérarchie plutôt que de te laisser tondre ou de partir tout seul en conflit avec ton employeur.
Bon courage, et bienvenue dans le monde merveilleux du travail.
[^] # Re: Intervention de l'école doctoral
Posté par Bastes . En réponse au journal La recherche et la petite entreprise. Évalué à 10.
Sinon, ne prends pas ce que je vais dire comme un "c'est ta faute" parce que c'est avant tout la faute de ton employeur (et pour avoir connu pas mal d'employeurs dans ce genre je peux te dire que je sais les reconnaître), mais quelques conseils pour éviter de te retrouver dans ce genre de situation à l'avenir :
- Se méfier des gens qui viennent te demander quelque chose avec le sourire. C'est un truc de singe, mais qui marche : sourir = danger.
- Ne pas accepter de faire du temps supplémentaire non payé en heures sup'. Jamais. S'ils ne sont pas prêt à te les payer, ils ne sont pas prêt à te les laisser récupérer. Ils savent que tu es là pour une durée déterminée, ils ne se font pas d'illusion sur le fait que tu vas ou non rester (s'ils sont malins), leur intérêt est de te presser comme un citron avant de jeter ce qui reste de stagiaire en burnout. C'est comme ça qu'ils te voient s'ils sont conscient de ton intérêt, et ils sont généralement conscient de leur intérêt (à court terme).
- Ne pas oublier qu'un *bon* technicien (en gros, quelqu'un qui peut faire un boulot d'ingénieur sans le diplôme qui l'atteste) ça vaut 40 k€ brut en ce moment à Paris et au bas mot. 23 k€ c'est un salaire de caissière à plein temps (j'ai autant de respect pour la caissière que pour l'ingénieur hein, c'est juste un constat de ce qui se pratique et que je ne cautionne pas).
- Ne pas oublier que tu as un contrat, avec certe des obligations mais aussi des droits, comme ton employeur. Entre autres, le droit de te casser ta journée finie, le droit de t'en foutre si ton patron veux t'imposer des deadlines intenables unilatéralement, et aussi le droit à appeler en médiateur un responsable de ta formation. Tu n'es pas dans une boîte de formation privée, ils n'ont pas d'intérêt à caresser ton employeur dans le sens du poil mais plutôt de te voir réussir dans tes études.
- Comparer ta situation avec celle de tes collègues (permanents) te permettra de mieux voir si tu te fais exploiter, sans oublier toutefois qu'ils peuvent aussi se faire exploiter dans certains cas (mais en parler avec eux les aidera parfois à le réaliser). Si tes collègues ne veulent pas parler fric / conditions de travail avec toi = DANGER. Ca veut dire qu'ils se sont laissé embobiner par le "diviser pour mieux régner" ("Jean-Pierre, je te donne 23k€ mais ne le dis pas à Jean-Luc, je lui ai donné moins et c'est une fleur que je te fais" ; "Jean-Luc, je te prends à 23k€ parce que tu es meilleur que Jean-Pierre, alors ne lui dit pas sinon il va me demander la même chose").
- Ne te laisse pas mettre trop de choses sur les reins, et surtout surtout n'oublies pas que c'est la responsabilité de ton employeur si il te surcharge de travail et que tu ne peux pas tout réussir. Tu es là pour une durée déterminée, et à moins de faute grave c'est ton supérieur hiérarchique qui va en chier si par hasard tu plaques tout non fini. Au contraire, n'hésite pas à lui signaler souvent si tu es en retard, laisse-lui piquer une colère si colère il pique, c'est sa colère, c'est son futur ulcère, c'est son problème. Tu n'es pas un cadre, tu es un stagiaire, à peine plus qu'un outil dans la hiérarchie d'entreprise. On ne peut pas reprocher à un outil de mal faire son travail tout seul.
Voilà voilà, quelques petits conseils que j'espère t'être utiles. Dans la mesure du possible, il est préférable de ne pas arriver dans la situation où tu es arrivé, mais vu que tu es dedans, la seule chose raisonnable c'est de faire appel à ta hiérarchie plutôt que de te laisser tondre ou de partir tout seul en conflit avec ton employeur.
Bon courage, et bienvenue dans le monde merveilleux du travail.