• # Pour ma part, les données

    Posté par . En réponse au journal Chiffrage : Méthode et Utilité. Évalué à 7.

    Oui, je chiffre mes disques durs, tout au moins ceux « vivants » (entendre /home, swap et /tmp).
    Je ne vois pas d'utilité à chiffrer le système, vu que ses sources sont disponibles ailleurs :-).
    J'utilise LUKS, parce que c'est foutrement bien intégré dans le système (avec un petit script maison qui récupère un fichier clef sur une clef USB pour dévérrouiller les partitions /home).
    Par ailleurs, c'est rudement bien intégré dans GNOME : je branche mon DD externe chiffré, il me demande mon mot de passe et le monte. Rien de plus simple (et je suppose que pour KDE4 c'est pareil).

    Je n'ai jamais essayé de chiffrer des mails sur un Webmail, mais comme solution simple, je pense à chiffrer le volume qui les contient.

    Au niveau des arguments, tout ce que j'en pense a déjà été dit, mais je vais essayer d'en faire une synthèse :
    * parce que je peux le faire ;-). Ben oui, tout existe déjà, et comme je suis un bidouilleur invétéré et que ça m'a intéressé un jour, je l'ai fait. Et je ne suis pas déçu, à part un peu pour les perfs, mais ça ne me dérange pas,
    * pour la frime face à mes collègues sous Windows : hé oui, si tu n'as pas la clef de contact, tu ne démarres pas l'ordinateur :-)
    * parce que je tiens à conserver ma vie privée. J'entends souvent l'argument « si tu n'as rien à cacher, il n'y a pas de problème » à quoi je rétorque soit « seuls les Siths sont aussi absolus », soit « ben alors, ça ne te dérangerait pas d'avoir une caméra dans tes toilettes, puisque tu n'as rien à cacher ! ». Hé oui, la notion de vie privée inclus celle d'intimité, souvent oubliée et pourtant fondamentale. Après tout, non, je n'ai rien à cacher, mais je tiens à savoir lorsqu'on fouille dans mes données; donc si légalement j'en suis obligé, je fournirai l'accès, mais sans mon accord, personne ne fouillera. Ça revient à fermer la porte de chez soi, et l'ouvrir quand la police sonne.
    * d'un point de vue proffessionnel, je dois noter certains mots de passe des serveurs qu'on administre car je n'ai pas la mémoire pour retenir 42 mots de passes différents (avec les logins). Donc ici, c'est capital.
    * bien sûr, ne pas chiffrer que ce qui me semble important, mais l'ensemble, pour ne pas éveiller la suspiction,
    * et enfin, ajouter mon propre poids à la masse : plus on sera nombreux, plus cet usage sera courant, et plus ça passera dans les mœurs, et étouffera ce sentiment d'avoir des choses à cacher.

    Bien sûr, je ne me contente pas des données sur support, je m'efforce de chiffrer aussi mes mails lorsque mes correspondants ont une clef publique, ainsi que pour la messagerie instantanée (que j'utilise assez peu, d'ailleurs). Enfin, lorsque je le peux, j'utilise HTTPS (surtout Linuxfr et Wikipédia).

    Il me reste encore à me pencher sur Tor, mais ça demande du temps, et je ne suis pas encore parano à ce point.

    Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur