Il manquait une lettre importante, celle du 17 décembre, dans laquelle je leur propose une convention de séquestre. C'est important, car par la suite ils n'ont pas pu invoquer une simple défaillance de ma part. Le fait que je n'aie pas eu à verser les sommes en litige sur un compte bloqué est le fait de leur négligence, car ils n'ont pas répondu à cette proposition.
Des fois je me demande s'ils ne sont pas un peu cons quand même, ou s'ils ne sont même pas foutus de trouver quelqu'un qui sait écrire.
Philip Marlowe à Mandarine
Recommandée avec AR
Le 17 décembre 2007
Madame, Monsieur,
Je m'aperçois à l'instant en relevant ma boîte aux lettres de l'adresse phmarlowe@mandarine.fr (depuis mon lieu de travail, la liaison internet chez moi étant en panne...) que vous avez émis la facture pour les services internet de décembre. Voyons les dates. La date de réception dans ma boîte aux lettres Mandarine est le 16/12/2007 à 21:06. La date de facturation indiquée par votre site dans mon compte internet est le 04/12/2007. La date de prélèvement indiquée tant par la facture que sur le site est le 13/12/2007.
Je vois sur cette facture que vous me faites cadeau des services internet pour un mois, hors la location de la LameBox. Je ne peux accepter ce cadeau. J'ai un contentieux non réglé avec vous et je n'entends pas accepter implicitement ce cadeau comme une contrepartie ou comme faisant partie d'une transaction entre nous. Veuillez donc émettre la facture normale correspondant à la période considérée.
Ce week-end la liaison internet que vous me fournissez est encore tombée en panne, je dirais presque comme d'habitude. Contrairement à mes résolutions, j'ai appelé le numéro de la hotline et le technicien que j'ai eu a diagnostiqué, comme les précédentes fois ses collègues que j'avais eu à l'occasion, un problème d'authentification. Comme ses collègues, il m'a indiqué qu'une expertise aurait lieu sur ma ligne. La liaison s'étant remise en marche quelques heures avant de retomber en panne, la procédure a peut-être été abandonnée...
D'autre part, je vous ai indiqué ma volonté de cesser de payer vos factures par prélèvement automatique et vous ai demandé de m'indiquer un bénéficiaire à l'ordre duquel je puisse émettre un moyen de paiement ainsi qu'une adresse où l'expédier. Je n'ai pas reçu de votre part à ce jour de réponse claire à ce sujet. Par contre j'ai reçu de nombreux mails inutiles provenant de conseillers-client variés, jamais deux fois le même, ne répondant jamais aux questions posées, sauf à me demander de reformuler ma demande. Je vous prie de faire cesser ce bavardage inutile par courriels et de désormais répondre par voie postale aux problèmes que je vous soumets par voie postale.
Il va de soi que par contre je n'ai aucunement l'intention de régler les factures que vous m'envoyez tant que les services que vous me fournissez ne fonctionnent pas de manière normale, c'est-à-dire, entre autres critères, en permanence. Si vous le souhaitez, je suis disposé à établir conjointement avec vous une convention de séquestre auprès d'un notaire, ou selon une autre formule qui vous convienne, qui permette de bloquer les sommes d'argent en litige tant que subsiste le contentieux.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués.
# il manquait une lettre
Posté par Philip Marlowe . En réponse au journal Différend commercial. Évalué à 6.
Des fois je me demande s'ils ne sont pas un peu cons quand même, ou s'ils ne sont même pas foutus de trouver quelqu'un qui sait écrire.
Philip Marlowe à Mandarine
Recommandée avec AR
Le 17 décembre 2007
Madame, Monsieur,
Je m'aperçois à l'instant en relevant ma boîte aux lettres de l'adresse phmarlowe@mandarine.fr (depuis mon lieu de travail, la liaison internet chez moi étant en panne...) que vous avez émis la facture pour les services internet de décembre. Voyons les dates. La date de réception dans ma boîte aux lettres Mandarine est le 16/12/2007 à 21:06. La date de facturation indiquée par votre site dans mon compte internet est le 04/12/2007. La date de prélèvement indiquée tant par la facture que sur le site est le 13/12/2007.
Je vois sur cette facture que vous me faites cadeau des services internet pour un mois, hors la location de la LameBox. Je ne peux accepter ce cadeau. J'ai un contentieux non réglé avec vous et je n'entends pas accepter implicitement ce cadeau comme une contrepartie ou comme faisant partie d'une transaction entre nous. Veuillez donc émettre la facture normale correspondant à la période considérée.
Ce week-end la liaison internet que vous me fournissez est encore tombée en panne, je dirais presque comme d'habitude. Contrairement à mes résolutions, j'ai appelé le numéro de la hotline et le technicien que j'ai eu a diagnostiqué, comme les précédentes fois ses collègues que j'avais eu à l'occasion, un problème d'authentification. Comme ses collègues, il m'a indiqué qu'une expertise aurait lieu sur ma ligne. La liaison s'étant remise en marche quelques heures avant de retomber en panne, la procédure a peut-être été abandonnée...
D'autre part, je vous ai indiqué ma volonté de cesser de payer vos factures par prélèvement automatique et vous ai demandé de m'indiquer un bénéficiaire à l'ordre duquel je puisse émettre un moyen de paiement ainsi qu'une adresse où l'expédier. Je n'ai pas reçu de votre part à ce jour de réponse claire à ce sujet. Par contre j'ai reçu de nombreux mails inutiles provenant de conseillers-client variés, jamais deux fois le même, ne répondant jamais aux questions posées, sauf à me demander de reformuler ma demande. Je vous prie de faire cesser ce bavardage inutile par courriels et de désormais répondre par voie postale aux problèmes que je vous soumets par voie postale.
Il va de soi que par contre je n'ai aucunement l'intention de régler les factures que vous m'envoyez tant que les services que vous me fournissez ne fonctionnent pas de manière normale, c'est-à-dire, entre autres critères, en permanence. Si vous le souhaitez, je suis disposé à établir conjointement avec vous une convention de séquestre auprès d'un notaire, ou selon une autre formule qui vous convienne, qui permette de bloquer les sommes d'argent en litige tant que subsiste le contentieux.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués.
Philip Marlowe