• [^] # Re: Faire payer... Ou proposer ce que les gens demandent.

    Posté par . En réponse au journal Linux et le grand public il faut en finir avec la gratuité.. Évalué à 4.

    Ostensiblement, nos vues ne sont pas conciliables : je refuse sciemment d'utiliser du matos à drivers non libres (jusqu'à refuser d'aider des gens à en installer, sachant pertinemment qu'à la première merde, c'est moi qu'on viendra chercher pour tenir la tronçonneuse - or, vu que les blobs sont ce qu'il y a de plus prompt à merder...), pour la principale raison qu'il est exclu que je dépende du bon vouloir d'un fabriquant pour savoir si mon matos va marcher ou pas... J'ai donné sous d'autres OS, en un temps amplement révolu, et une fois sous Linux, avec une geforce merdeuse et blobée qui s'est vue passer en "legacy" deux mois après l'avoir achetée, perdant la sortie TV qui était la seule raison de son achat : on ne m'y reprendra plus ; jamais.

    Aussi, que l'API bouge plein, en ce qui me concerne, c'est le problème des kernel-devs (en utilisant Sid, j'ai quelque chose d'assez récent, sans tomber dans le bleeding-edge à écoper les plâtres)... et ça tombe bien : c'est leur passion.

    Quand au packaging dépendant de la qualité d'un soft, on est dans un cas typique de DJBïte aigüe... sans commentaire.


    > tu cherches pas la même chose

    Là, par contre, merci de ne pas me prêter des idées que je n'ai pas. Bien entendu, que ça me ferait plaisir de voir Linux plus utilisé : j'en fais assez autour de moi pour le démystifier.

    Par contre, amener l'hégémonie, ie la domination unilatérale, de Linux, je m'en fous. Je n'empêcherais jamais quelqu'un d'utiliser ouin-ouin s'il en a envie. Je n'irais jamais lui jeter des caillous non plus. Je me fous même de critiquer les produits redmondiens (pour ce que j'y touche : une, voire deux, fois par an).

    En revanche, ça ne me vient pas plus à l'idée de vouloir transformer Linux en un truc sans gestionnaire de paquets, ou qui le relègue au placard, dont la procédure d'installation se baserait sur des "machin-installeur" propres à chaque distributeur, au risque que leurs vues respectives de la manière d'administrer une machine rentrent en collision violente, et avec tout ce qu'il faut pour contenter les faiseurs de blobs.

    Non, outre les pratiques de vente liée, je pense que le manque de popularité de Linux vient avant tout de : drivers libres pas assez nombreux, et, parfois, pas assez fonctionnels, pas assez de GUI et d'automatismes out-of-the-box, manque d'applications très spécifiques (applications "métier", marchés de niche, ...)...

    Maintenant, ce dernier point, pour moi, c'est une cerise sur le gâteau : si on avait ça, Linux serait en hégémonie... mais avant d'en arriver là, m'est avis qu'avec un peu de "léchage", un système libre pourrait très facilement convenir à une très importante quantité de gens.

    Mais avoir un peu plus de drivers, de fonctionnalités et rendre l'administration un peu plus accessible (X.org, wifi, webcams, SIP, scanners, flash, entre autres, pour ce que je trouve qui fait le plus patauger les gens), ça prend du temps. Ça tombe bien : j'en ai. J'utilise du libre (et contribue, un poil : bugreports et patches très modestes) par plaisir, par goût. Aussi, en la matière, je préfère les choses bien faites que la visibilité à tout prix : comme je l'ai dit, celle-là, elle viendra quand il sera temps. Que Linux se popularise en devenant plus mauvais (moins libre, plus fort), ça me ferait un sacré fussoir : quitte à ce que ça prenne plus de temps, j'aime autant qu'il se popularise en devenant meilleur (plus libre, plus fort).