• [^] # Re: Et qui des 6 autres candidats?

    Posté par . En réponse au journal Mccain/Obama et l auto-dérision. Évalué à 1.

    > Vu ton discourd, je vois mal pourquoi tu n'as pas voté Besancenot ou Bayrou au premier tour

    Parce que j'ai vite compris (pour Bayrou... pour Besancenot, à peine besoin d'y réfléchir) que ça ne servait à strictement rien ; que quoi que je fasse, je pouvais me la mettre sur l'épaule quant au second tour... dont acte.

    D'aucuns disent que ceux qui ne votent pas n'ont pas à se plaindre de quoi que ce soit... j'ai toujours trouvé ça très discutable : vu d'un autre référentiel, ceux qui ont "joué" ont "perdu", et n'ont rien à dire non plus, en ce cas (c'est ce que dit nagy-bocsa aux contestataires, en les traitant d'anti-démocrates... vu l'oiseau, on croit rêver, mais...)...

    Personnellement, si je ne vote pas à ce genre de suffrage, c'est parce que je sais très bien que, hors entropie exceptionnelle (genre, Coluche ou 2002... et pas de quoi être fier de seulement pouvoir faire trembler le système en le gaussant), ça n'a aucune incidence, et que, quoi que je fasse, on ne me donnera que le droit de me taire... alors, tant qu'à faire, j'évite de ne serait-ce que me compromettre dans un système de vote qui me révulse (ce qui, encore une fois, n'engage que moi).

    Ça ne m'empêche pas de m'y intéresser, note bien... au contraire : au moins, je bénéficie d'une certaine forme (à défaut d'une forme certaine) d'impartialité...

    Il y a aussi que choisir un seul nom n'a pas vraiment de sens pour moi ; politiquement, je me définirais comme un ultra-libertaire... forcément, ça n'existe pas en France, comme courant politique... mais avec un vote par pondération, je pourrais au moins exprimer la manière dont, à mon sens, certaines inclinaisons pourraient faire pencher la balance dans la direction qui me sied. Au moins, mon vote aurait une influence non nulle, aussi infime qu'elle soit, sur la consultation politique...


    Cela dit, je te rejoins dans le sens où le positionnement politique n'est pas tout, dans "l'engagement citoyen" ; certes, certes. D'un autre côté, c'est quand même moche, dans une société qui se prétend démocrate, sans nier tout confort et agréables conditions de vie, que le vote, pour peu qu'il ne se conforme pas à une caricaturale binarité, ne serve, peu ou prou, à rien, si ce n'est, dans un sens ou dans un autre, à servir d'argument pour m'intimer le "conseil" de m'écraser.