Ça m'a l'air très intéressant, ce lien (je dis "à l'air", parce que je n'ai pour l'instant que survolé la centaine de pages... mais je le lirai en entier, pour sûr).
Cela dit, il me semble que le document est davantage axé sur la représentation parlementaire que sur le "kaiser"/"caesar"/"czar" qu'est le président de la République, en France...
Aussi, l'usage de la proportionnalité pourrait en effet faire un peu double-emploi avec une méthode de pondération type Condorcet (la proportionnalité étant déjà une forme de pondération... pas au même ordre de grandeur, certes), dans cette représentation camérale (aucun lien avec Kad Meral : fils unique).
Cependant, leur suggestion de combiner proportionnalité et uninominalité (avec une proportion de proportionnelle... sic) remet le jeu de la pondération nominale sur la table, en ce qui me concerne... on pourra citer tous les paradoxes qu'on veut, je reste persuadé que, lorsqu'il ne faut retenir qu'un nom, il est des plus douteux d'obliger les gens à n'en donner qu'un.
Avec la tendance au bipartisme qu'ont nos démocraties ("modernes" ?), cela ne fait que trop inciter au "vote utile", que je considère comme un affront ignoble à la-dite Démocratie : là, ce n'est même plus une tendance au lissage - c'est carrément du déboisage, de l'uniformisation (y compris entre _les_ _deux_ partis). Personnellement, je ne me reconnais en rien, pour ainsi dire (en grossissant le trait), dans les deux partis majoritaires français (quand bien même je veux bien reconnaître des qualités individuelles à certains, je ne pourrais pas plus signer un blanc-seing au ps de rebsamen ou de montebourg, qu'à l'ump de nagy-bocsa ou de pasqua - par exemple, pour citer des ténors, autant qu'ils puissent agir comme des chapons, tant qu'ils peuvent). Alors, leur donner le bois pour nourrir le feu du bipartisme, non, sans façon.
Aussi, une dose de proportionnelle dans les élections camérales, oui-da ! Quand bien même ça impliquerait une (plus grosse ? Soit, admettons) dose de scrutin (non-uni)nominal ; à condition que cette-dite dose use elle aussi de pondération (par exemple, à la Condorcet)... sinon, ça ne restera jamais qu'un os à ronger, en ce qui me concerne...
... et j'en pense de même pour toute autre élection, ultimement, nominale : pas d'uninominalisme dans les bulletins (surtout, particulièrement, quand le résultat doit être, lui, uninominal, je re-précise)... sans quoi, c'est sans moi.
[^] # Re: Et qui des 6 autres candidats?
Posté par Aefron . En réponse au journal Mccain/Obama et l auto-dérision. Évalué à 2.
Cela dit, il me semble que le document est davantage axé sur la représentation parlementaire que sur le "kaiser"/"caesar"/"czar" qu'est le président de la République, en France...
Aussi, l'usage de la proportionnalité pourrait en effet faire un peu double-emploi avec une méthode de pondération type Condorcet (la proportionnalité étant déjà une forme de pondération... pas au même ordre de grandeur, certes), dans cette représentation camérale (aucun lien avec Kad Meral : fils unique).
Cependant, leur suggestion de combiner proportionnalité et uninominalité (avec une proportion de proportionnelle... sic) remet le jeu de la pondération nominale sur la table, en ce qui me concerne... on pourra citer tous les paradoxes qu'on veut, je reste persuadé que, lorsqu'il ne faut retenir qu'un nom, il est des plus douteux d'obliger les gens à n'en donner qu'un.
Avec la tendance au bipartisme qu'ont nos démocraties ("modernes" ?), cela ne fait que trop inciter au "vote utile", que je considère comme un affront ignoble à la-dite Démocratie : là, ce n'est même plus une tendance au lissage - c'est carrément du déboisage, de l'uniformisation (y compris entre _les_ _deux_ partis). Personnellement, je ne me reconnais en rien, pour ainsi dire (en grossissant le trait), dans les deux partis majoritaires français (quand bien même je veux bien reconnaître des qualités individuelles à certains, je ne pourrais pas plus signer un blanc-seing au ps de rebsamen ou de montebourg, qu'à l'ump de nagy-bocsa ou de pasqua - par exemple, pour citer des ténors, autant qu'ils puissent agir comme des chapons, tant qu'ils peuvent). Alors, leur donner le bois pour nourrir le feu du bipartisme, non, sans façon.
Aussi, une dose de proportionnelle dans les élections camérales, oui-da ! Quand bien même ça impliquerait une (plus grosse ? Soit, admettons) dose de scrutin (non-uni)nominal ; à condition que cette-dite dose use elle aussi de pondération (par exemple, à la Condorcet)... sinon, ça ne restera jamais qu'un os à ronger, en ce qui me concerne...
... et j'en pense de même pour toute autre élection, ultimement, nominale : pas d'uninominalisme dans les bulletins (surtout, particulièrement, quand le résultat doit être, lui, uninominal, je re-précise)... sans quoi, c'est sans moi.