• [^] # Re: Oh que si on en a quelque chose à faire

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Mccain/Obama et l auto-dérision. Évalué à 5.

    Le monsieur parle de ceux qui recopient bêtement les dépêches AFP. M'étonnerait qu'un journaliste comme Sébastien Fontenelle, ceux du Plan B ou du Diplo soient concernés. Mais bon tu dois avoir raison, il parle des journalistes.

    Il n'y a pas que l'AFP
    C'était un exemple.
    et j'aimerais que tu me disent précisément en quoi elles ne sont pas objectives. Heu, j'ai pas le temps de réinventer la roue là... J'ai déjà dit que le simple existence, ou non-existence, était une preuve de partialité..

    Parce que savoir ce qui se passe dans le monde implique de passer par quelqu'un d'autre. Journalistes, bloggeurs ou simples citoyens. Ne pas faire confiance aux journalistes dans leur ensemble implique de ne pas faire confiance aux bloggeurs ni aux témoignages directs. Et comme ils sont, à moins d'être sur place soi-même, le seul lien entre eux et nous...

    Encore une fois, il y a généralisation. On ne parle que des journalistes aux ordres (type agence de presse ou journaux d'industriels). La médiation est évidemment nécessaire, mais il y a plusieurs canaux (Indymedia, etc.)

    La démocratie implique de faire ces choix.

    De faux choix. Ça me fait penser à un truc ; le "débat" sur la "ventre d'avions de chasse américains vs avions français". C'est un faux débat. Qu'est-ce que j'en ai à foutre que le tas de feraille qui assassine sous couvert "d'instauration de démocratie" soit américain ou français ? Ce n'est pas mon problème, c'est celui de Dassault. Le propre de la démocratie libérale, c'est, pour la bourgeoisie (houla, je viens de dire un gros mot), d'impliquer le peuple dans ses propres débats internes.
    Je me fiche de choisir qui va gérer la machine étatique. L'Etat est la conséquence de l'état et de la maturité de la lutte des classes (houla, encore un autre gros mot). Ce n'est pas une cause, mais un outil, un symptome. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de qui le dirige ?
    Les tendances transversales demeurent : que je vote à "gauche" ou à "droite", le procès de production et ses conséquences (explsions de sans-papiers, etc. Rappelons-nous que les CRA ont été mis en place par le PS) restent les mêmes.


    Si on ne fait confiance ni à ceux qui portent ces choix ni à ceux qui les rapportent, le choix, et donc le vote est impossible.
    Je ne mets pas en question le vote (je suis en faveur du mandat impératif) de façon générale. Je le critique dans le cadre de la démocratie libérale. C'est tout à fait différent.

    Il ne reste donc que l'anarchie (mais je n'y crois pas)
    Moi non plus je n'y crois pas. Mais je me bats pour y tendre (voir, encore une fois, Jacques Ellul dans "Anarchie et christiannisme"). Et des expériences de "sociétés autonomes) (au sens de Castoriadis) il y en a plein. Encore une fois, je n'ai pas le temps de réinventer la roue.

    La démocratie actuelle n'est pas parfaite, ceux qui la représent pas exempts de défaut, mais pour l'instant on n'a que ça.
    La bonne vieille rengaine. On n'a pas trouvé mieux. Il se trouve que le modèle démocratico-parlementaire est celui qui convient le mieux au capitalisme, mais c'est totalement fortuit. Même si c'était vrai, de toute façon, on n'a pas trouvé mieux... Ben ça arrange bien ceux que ça arrange.

    Sous l'Ancien régime aussi, on n'avait pas trouvé mieux que d'obéir à celui qui représentait Dieu (comment faire autrement?). Et ça arrangeait bien ceux que ça arrangeait.


    Dire de Mc Cain ou dObama (pour reprendre le journal) qu'ils sont identiques est un raccourci trop facile et faux.

    Tu n'y es pas. Ne pas être identiques, c'est justement leur force. Ça nous permet de continuer à croire au vote (pour d'autres, c'est Dieu, Allah ou Vishnou... pour les peuples occidentaux marqués par le libéralisme et l'anticléricalisme bourgeois, c'est le vote). Je comprends les passions des supporters d'Obama. Moi aussi j'aimerais y croire, qu'en votant pour untel ou unetelle, ça changera. Mais ce n'est que superstition.
    Les progrès viennent des luttes "d'en bas", absolument jamais du vote. Et je ne dis pas ça par aveuglement extrémiste, mais par simple pragmatisme. Je ne suis pas un fanatique de l'abstention, loin de là.