> Non, Canonical n'en a à priori pas les moyens. Canonical n'est pas une société profitable et perd beaucoup d'argent.
C'est un argument fallacieux, il est rare qu'une boîte soit rentable dans les 3 à 5 premières années.
Surtout que les concurrents ont également connus une période de vaches maigres pendant bien plus longtemps sans que cela les aient empêchés de contribuer activement en upstream avec une mise de départ bien plus faible. RedHat a été déficitaire pendant 7 ans, idem pour feu SuSE et Mandriva ...
Contrairement à la concurrence qui a utilisé une stratégie de "guerre de position" (participer activement en upstream pour capitaliser l'expertise, assurer des fondations solides etc ...), Canonical a misé sur une stratégie de "BlitzKrieg" (marketing viral, packaging peaufiné). Dès le départ, Canonical visait une rentabilité rapide, ça a très bien marché au niveau grand public mais ça a été un échec au niveau professionnel. Et comme le pognon vient principalement de l'activité pro, la conséquence est logique.
Ce que veulent les pros, c'est du support, des garanties et non pas du kikoolol, or pour cela il faut acquérir une certaine expertise. Une expertise que n'a pas Canonical et qu'ils n'auront jamais si ils persistent à ne pas participer en upstream.
L'abandon d'Ubuntu par Intel pour le projet MID est révélateur, Ubuntu est une bonne distribution de bureau, le buzz autour est bénéfique pour les affaires mais l'expertise technique d'Ubuntu s'est révélé minable. La principale contribution de Canonical est une IHM assez naze (avec 2 rangées d'onglets bouffant de l'espace pour des machines dotés de petits écrans) vaguement inspirés de ce qui se fait déjà, mais rien au niveau de la gestion d'énergie, support des réseaux mobiles etc ... des points critiques pour ce genre d'appareil.
Ils n'ont peut-être pas vocation à contribuer au "coeur" du système mais même en périphérie de celui-ci leur contribution reste moyenne à faible. La contribution à GNOME et KDE4 de Canonical reste encore très faible, en tout cas pas suffisante pour leur assurer une véritable expertise au niveau du desktop.
Soyons francs, à l'heure actuelle, pour le grand public, la plupart des distributions se valent et au niveau du bureau, on voit de moins en moins de différences.
[^] # Re: Distrib based on based on ?
Posté par GeneralZod . En réponse au journal La controverse Canonical. Évalué à 4.
C'est un argument fallacieux, il est rare qu'une boîte soit rentable dans les 3 à 5 premières années.
Surtout que les concurrents ont également connus une période de vaches maigres pendant bien plus longtemps sans que cela les aient empêchés de contribuer activement en upstream avec une mise de départ bien plus faible. RedHat a été déficitaire pendant 7 ans, idem pour feu SuSE et Mandriva ...
Contrairement à la concurrence qui a utilisé une stratégie de "guerre de position" (participer activement en upstream pour capitaliser l'expertise, assurer des fondations solides etc ...), Canonical a misé sur une stratégie de "BlitzKrieg" (marketing viral, packaging peaufiné). Dès le départ, Canonical visait une rentabilité rapide, ça a très bien marché au niveau grand public mais ça a été un échec au niveau professionnel. Et comme le pognon vient principalement de l'activité pro, la conséquence est logique.
Ce que veulent les pros, c'est du support, des garanties et non pas du kikoolol, or pour cela il faut acquérir une certaine expertise. Une expertise que n'a pas Canonical et qu'ils n'auront jamais si ils persistent à ne pas participer en upstream.
L'abandon d'Ubuntu par Intel pour le projet MID est révélateur, Ubuntu est une bonne distribution de bureau, le buzz autour est bénéfique pour les affaires mais l'expertise technique d'Ubuntu s'est révélé minable. La principale contribution de Canonical est une IHM assez naze (avec 2 rangées d'onglets bouffant de l'espace pour des machines dotés de petits écrans) vaguement inspirés de ce qui se fait déjà, mais rien au niveau de la gestion d'énergie, support des réseaux mobiles etc ... des points critiques pour ce genre d'appareil.
Ils n'ont peut-être pas vocation à contribuer au "coeur" du système mais même en périphérie de celui-ci leur contribution reste moyenne à faible. La contribution à GNOME et KDE4 de Canonical reste encore très faible, en tout cas pas suffisante pour leur assurer une véritable expertise au niveau du desktop.
Soyons francs, à l'heure actuelle, pour le grand public, la plupart des distributions se valent et au niveau du bureau, on voit de moins en moins de différences.