• # Jolies pensées :-)

    Posté par . En réponse au journal Nestor, serveur domestique. Évalué à 4.

    Ton idée est jolie, mais il manque à mon sens l'essentiel: avant que tout soit automatisé, il faudrait tout bêtement que ça fonctionne "out of the box" et que ce soit facilement administrable "de base".

    Pour une personne qui veut une configuration tip-top, ok. Plonger dans les docs, se palucher les ficheirs de config, pas de problème. Mais pour madame Michu, elle fait comment ?

    Je prends l'exemple simple de ce que tu appeles le filer (un serveur de fichiers quoi). Tu en connais un qui fonctionne avec des paramètres tout simples dès qu'on l'a installé ?
    ... Windows ... Ah ben oui. Clic clic clic, je met le répertoire en partage et hop. C'est non sécurisé ? Ah bon ? Madame Michu n'en sait rien du tout et en plus elle s'en fiche.

    Il n'est pas possible pour madame Michu de simplement aller dans son gestionnaire d'application Ubuntu et de cliquer sur "serveur de fichiers pour la maison" et hop, c'est installé. Installé de manière basique, standard, sans surprise et, important, administrable autrement qu'en allant dans ce bon sang de fichier /etc/chose.conf en décommentant la ligne "AllowFooBar=yes" et en relançant le démon. Et surtout en n'ayant pas à demander à google comment on fait pour que ça fonctionne.

    Un exemple tout frais: j'ai mis en place PowerDNS. Un bon petit serveur. Il sait entre autres utiliser les fichiers de configuration de Bind. Ok, très bien. Mais il tient compte de quoi dans ces fichiers ? Ce n'est pas indiqué dans la doc. Il faut donc aller dans le code source pour tenter de trouver la réponse. Je sais lire un code source de cette taille, ça va encore, mais j'y ai passé plus de deux heures. Et en plus je me suis rendu compte que des options supplémentaires sont disponibles dans le fichier de configuration générale du logiciel. Options parfaitement indispensables pour qu'il puisse utiliser correctement les fichiers venant de Bind. Rien de tout cela n'est indiqué dans la documentation officielle. Dans un cas comme celui-là (et il y en a beaucoup), non seulement madame Michu est hors circuit, mais également la (quasi) totalité des utilisateurs avertis, ainsi qu'une grosse majorité d'informaticiens.

    A mon très humble avis, il manque vraiment la brique de base dans tout ça: une interface (web?) d'administration qui soit standard. Afin que les développeurs de PowerDNS ou de Samba ou de Baccula ou de etc etc puissent faire ce qu'il faut sans pondre 2000 lignes de code adapté à la célèbre interface web de gestion (hyper bugguée et de toute manière hyper pas complète puisque peu de logiciels sont supportés).

    Utopie: madame Michu sélectionne le bon paquet à installer (madame Michu n'est pas non plus idiote, elle sait télécharger et installer sous Windows, alors elle sait ouvrir Synaptic et autre). Elle valide son choix, ça mouline, ça installe le logiciel, ça installe les fichiers pour l'interface web et voilà. Ensuite elle se rend dans le centre de contrôl (web donc) et elle voit une nouvelle entrée dans le menu pour ce qu'elle vient d'installer. Admettons que ce soit le filer, elle clique dessus, elle peut cocher/décocher les options, entrer des noms d'utilisateurs etc.
    Et en web, ça veut dire que ça fonctionne avec la machine qui est dans le cellier, sans écran, qui sert de serveur. Ca veut dire que ça fonctionne à distance chez l'oncle René qui n'y comprend rien satané modernisssse, mais qui veut partager les photos du petit.