• [^] # Re: Un remplaçant pour OVH ?

    Posté par . En réponse au journal OVH contre le peer-to-peer. Évalué à 10.

    L'autre solution est de demander à la justice... mais ça semble passer par dessus la tête de bon nombre de partisans de la justice privée que je viens de lire. J'avoue que c'est impressionnant, je pensais ces idées d'un autre âge, mais je me rends compte que beaucoup de personne croient encore que faire justice soit même est valable.

    Alors histoire de remettre les idées en place. Si chacun se réserve le droit de ne pas satisfaire aux engagements auxquels il se soustrait (ici ovh coupe le serveur) sous prétexte que l'activité faite est illégale, chacun peut alors se substituer à la justice. Je vois au moins trois conséquences :
    — justice expéditive, pas de preuve, rien, c'est au petit bonheur la chance, autant dire que le contrat de départ ne vaut plus rien, ni aucun contrat à l'avenir, il suffira alors de prétexter d'une activité illégale pour rompre le contrat, question pérennité du commerce, on a vu mieux ;
    — comme déjà mentionné, risque de dénonciation dans l'intention de nuire ;
    — fin de l'état de droit, des choses comme la loi est la même pour tous... la justice est tout de même le premier garant de ce principe.

    Pour reprendre l'analogie, le magasin qui voit un traficant, si un gérant tente de l'emprisonner ou de le menacer, c'est illégal, et il pourra être poursuivi, ce serait bien normal. Dans ce cas là la première réaction qui viendrait à l'esprit serait d'appeler la police, nan ? Dans le cas d'OVH se serait la même chose. Idem le chauffeur de taxi ne va pas le prendre (sinon il se rend complice au passage...) mais il ne va pas appliquer non plus une peine, non il va appeler la police. Arrêter un serveur, ie. rompre un contrat sans en avoir le droit constitue un acte qui n'est pas anodin et ne peut être en aucun cas être exécuté sous prétexte d'illégalité, seule la justice a le pouvoir de décider de l'illégalité d'un acte.