Éventuellement, si on veut être un minimum moins partial, on a le droit de comparer ce qui est comparable, à savoir le retard moyen rapporté au nombre passagers*trains d'un coté et la même chose pour les compagnies aériennes low-cost de l'autre, et bizarrement la SNCF ne s'ent sort pas si mal (et encore, je ne compte pas les avions qui n'ont qu'une fourchette de 2 ou 4h pour le décollage comme cela arrive pour les voyages à l'étranger).
Sinon, il faut comparer le nombre de morts par 1000 passagers transportés en train et la même chose en avion low-cost...
Certes, je t'avoue que c'était un peu pour la provoc.
Bon, maintenant que même toi tu dis que c'est comparable (et si je comprends bien "pas si mal" veut bien dire qu'on n'a pas un ordre de grandeur de différence), on peut mettre la touche finale: comparer les prix...
C'est avant tout une entreprise en cours de privatisation silencieuse, ou l'on essaye de passer au privé les secteurs bénéficiaires tout en gardant les déficitaires à la charge du contribuable (pour rappel, le bénéfice de la partie commerciale de la SNCF est à peu près équivalent au déficit de Réseau Ferré de France, mais aucun rattrapage entre les deux n'est prévu).
Tout-à-fait d'accord, mais j'ai deux choses à dire:
- la SNCF fonctionnait-elle vraiment mieux avant qu'on engage les manoeuvres vers la privatisation? vu de mon expérience avec les trains, je vais dire non, donc ce n'est pas une excuse pour les déboires actuels
- on voit finalement peu de protestations publiques contre la privatisation de la SNCF, et je pense que finalement, les meilleurs militants pour la cause de la privatisation complète, ce sont... les syndicats de la SNCF et leur mitraillette à grèves
Maintenant, on est d'accord, les avantages d'une certaine catégorie de personnel ne sont plus justifiés, mais il s'agit d'une frange très minoritaire des agents SNCF. Il s'agit juste des personnes ayant le plus fort pouvoir de nuisance sans que la direction ne puisse avoir de moyen de rétorsion puisque le droit de grève est légal.
Il faut ne pas avoir creuser bien loin pour croire les "mass media" qui affirment que tous les cheminots ont le droit à la prime charbon. C'est à peu près aussi vrai que de dire que tout salarié du privé à droit à la voiture de service ou au parachute doré en cas de départ... précipité.
Si cette frange est si minoritaire, et comprenant les dégâts qu'elle occasionne sur l'image de l'entreprise et sur la pression pour la rendre privée, pourquoi voit-on toujours autant de solidarité corporatiste avec ces (passez-moi l'expression) fouteurs de brin?
Petite anecdote: j'ai connu quelqu'un qui, au chômage, se défonçait pour trouver du boulot, même en CDD, même à temps partiel (et oui, les chômeurs ne sont pas tous des glandus assistés).
Et il a trouvé un boulot à la SNCF comme conducteur de train.
Il avait de très mauvais rapports avec ses collègues et formateurs, qui lui reprochaient:
- d'arriver à l'heure au boulot (ben oui, ça les énerve un gars qui arrive à l'heure alors qu'ils ont pris des libertés, eux...)
- de ne pas avoir suivi un mouvement de grève dont ils n'ont pas été capables de lui expliquer les raisons (solidarité avec... bref, faisons la grève!) ; et ce jour là, en tant que conducteur de train, il s'est retrouvé avec la SEULE panne pour laquelle il n'avait pas été formé, qu'on enseigne en dernier, parce qu'elle n'arrive absolument jamais sauf "mauvaise manipulation" par les-dits collègues qui l'ont précédé en grève
Bien entendu ces derniers ne se sont rien vus reprocher, parce que le syndicat ne va quand même pas soutenir un débutant même pas gréviste contre des "militants engagés".
[^] # Re: Relativison
Posté par Maclag . En réponse au journal Grand merci à la SNCF. Évalué à 5.
Sinon, il faut comparer le nombre de morts par 1000 passagers transportés en train et la même chose en avion low-cost...
Certes, je t'avoue que c'était un peu pour la provoc.
Bon, maintenant que même toi tu dis que c'est comparable (et si je comprends bien "pas si mal" veut bien dire qu'on n'a pas un ordre de grandeur de différence), on peut mettre la touche finale: comparer les prix...
C'est avant tout une entreprise en cours de privatisation silencieuse, ou l'on essaye de passer au privé les secteurs bénéficiaires tout en gardant les déficitaires à la charge du contribuable (pour rappel, le bénéfice de la partie commerciale de la SNCF est à peu près équivalent au déficit de Réseau Ferré de France, mais aucun rattrapage entre les deux n'est prévu).
Tout-à-fait d'accord, mais j'ai deux choses à dire:
- la SNCF fonctionnait-elle vraiment mieux avant qu'on engage les manoeuvres vers la privatisation? vu de mon expérience avec les trains, je vais dire non, donc ce n'est pas une excuse pour les déboires actuels
- on voit finalement peu de protestations publiques contre la privatisation de la SNCF, et je pense que finalement, les meilleurs militants pour la cause de la privatisation complète, ce sont... les syndicats de la SNCF et leur mitraillette à grèves
Maintenant, on est d'accord, les avantages d'une certaine catégorie de personnel ne sont plus justifiés, mais il s'agit d'une frange très minoritaire des agents SNCF. Il s'agit juste des personnes ayant le plus fort pouvoir de nuisance sans que la direction ne puisse avoir de moyen de rétorsion puisque le droit de grève est légal.
Il faut ne pas avoir creuser bien loin pour croire les "mass media" qui affirment que tous les cheminots ont le droit à la prime charbon. C'est à peu près aussi vrai que de dire que tout salarié du privé à droit à la voiture de service ou au parachute doré en cas de départ... précipité.
Si cette frange est si minoritaire, et comprenant les dégâts qu'elle occasionne sur l'image de l'entreprise et sur la pression pour la rendre privée, pourquoi voit-on toujours autant de solidarité corporatiste avec ces (passez-moi l'expression) fouteurs de brin?
Petite anecdote: j'ai connu quelqu'un qui, au chômage, se défonçait pour trouver du boulot, même en CDD, même à temps partiel (et oui, les chômeurs ne sont pas tous des glandus assistés).
Et il a trouvé un boulot à la SNCF comme conducteur de train.
Il avait de très mauvais rapports avec ses collègues et formateurs, qui lui reprochaient:
- d'arriver à l'heure au boulot (ben oui, ça les énerve un gars qui arrive à l'heure alors qu'ils ont pris des libertés, eux...)
- de ne pas avoir suivi un mouvement de grève dont ils n'ont pas été capables de lui expliquer les raisons (solidarité avec... bref, faisons la grève!) ; et ce jour là, en tant que conducteur de train, il s'est retrouvé avec la SEULE panne pour laquelle il n'avait pas été formé, qu'on enseigne en dernier, parce qu'elle n'arrive absolument jamais sauf "mauvaise manipulation" par les-dits collègues qui l'ont précédé en grève
Bien entendu ces derniers ne se sont rien vus reprocher, parce que le syndicat ne va quand même pas soutenir un débutant même pas gréviste contre des "militants engagés".
Ca laisse rêveur!