Un, deux, trois, quatre...
Bigre, comme c'est serré, on y voit que dalle.
Allez hop, un dernier verre pour la route. Mais quelle route, hahaha !
Cinq, six, sept...
Hop, un verre pour la dernière route.
Huit, neuf, dix...
Pour la montée ? Ou la descente ?
Onze, douze, treize...
Pauvre bouteille, t'auras tenu moins longtemps que moi, va.
Quatorze, quinze, seize...
Il fait nuit dehors. Le noir m'entoure. Il est en moi.
Dix-sept, dix-huit...
Dix-neuf...
190 mètres.
Marrant, d'en bas, dans le train-train de la vie, ça en paraissait nettement plus.
Encore un effet de perspective. Pespective déformée. Déformation professionnelle. Vie sans horizon.
6 secondes.
A la tienne !
Un peu plus si je ne néglige pas les frottements de l'air.
L'air que je respire, que tu respires, qu'ils respirent.
L'air qui nous fait vivre.
L'air qui va me donner quelques pouillèmes de secondes en plus.
Pas rancunier, l'air. Presque comique, même.
6 secondes.
Il parait qu'on voit défiler sa vie.
6 secondes de vie, c'est court. Remarque, j'ai pas grand chose à revoir, hein ?
Ca tombe bien, non ?
Moi aussi.
Minuit.
Il fait noir. Il fait nuit.
Enfin, minuit chez toi.
Suis-je encore là ? C'est tellement facile.
clickety clickety click. crontab. mail.
00:00
J'échange mon corps de chair contre quelques bits qui parcourent le réseau à toute vitesse.
0 0 * * *
Ankou des temps modernes, que viens-tu annoncer ? Qui viens-tu posséder ?
Ne suis-je plus qu'un fantôme numérique, rythmé comme un coucou suisse, qui revient te hanter ?
Le résidu binaire, tic, tac, d'un passé, un, deux, qui a été et ne sera plus.
Petites horloges, prises dans la linéarité temporelle de ma position psychotique,
vous êtes les marches de ma descente aux enfers,
rubans de lettres qui se complaisent dans leur blabla de suffisance,
je tombe sans fond dans ce vide sans fin.
Plop j'apparais.
Plop je disparais.
# Toc, toc.
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Nouvelle version Window Maker. Évalué à 7.
Bigre, comme c'est serré, on y voit que dalle.
Allez hop, un dernier verre pour la route. Mais quelle route, hahaha !
Cinq, six, sept...
Hop, un verre pour la dernière route.
Huit, neuf, dix...
Pour la montée ? Ou la descente ?
Onze, douze, treize...
Pauvre bouteille, t'auras tenu moins longtemps que moi, va.
Quatorze, quinze, seize...
Il fait nuit dehors. Le noir m'entoure. Il est en moi.
Dix-sept, dix-huit...
Dix-neuf...
190 mètres.
Marrant, d'en bas, dans le train-train de la vie, ça en paraissait nettement plus.
Encore un effet de perspective. Pespective déformée. Déformation professionnelle. Vie sans horizon.
6 secondes.
A la tienne !
Un peu plus si je ne néglige pas les frottements de l'air.
L'air que je respire, que tu respires, qu'ils respirent.
L'air qui nous fait vivre.
L'air qui va me donner quelques pouillèmes de secondes en plus.
Pas rancunier, l'air. Presque comique, même.
6 secondes.
Il parait qu'on voit défiler sa vie.
6 secondes de vie, c'est court. Remarque, j'ai pas grand chose à revoir, hein ?
Ca tombe bien, non ?
Moi aussi.
Minuit.
Il fait noir. Il fait nuit.
Enfin, minuit chez toi.
Suis-je encore là ? C'est tellement facile.
clickety clickety click. crontab. mail.
00:00
J'échange mon corps de chair contre quelques bits qui parcourent le réseau à toute vitesse.
0 0 * * *
Ankou des temps modernes, que viens-tu annoncer ? Qui viens-tu posséder ?
Ne suis-je plus qu'un fantôme numérique, rythmé comme un coucou suisse, qui revient te hanter ?
Le résidu binaire, tic, tac, d'un passé, un, deux, qui a été et ne sera plus.
Petites horloges, prises dans la linéarité temporelle de ma position psychotique,
vous êtes les marches de ma descente aux enfers,
rubans de lettres qui se complaisent dans leur blabla de suffisance,
je tombe sans fond dans ce vide sans fin.
Plop j'apparais.
Plop je disparais.