En particulier, sous la pression de la spécialisation des entreprises et de a complexité de certains systèmes spécialisés (typiquement des systèmes embarqués),
Naturellement. Mais le fait de revaloriser le travail du coder n'enlève rien à celui des autres acteurs. Pour être tout-à-fait franc, j'ai moi-même beaucoup travaillé en autodidacte, écrit mes premiers programmes autour de 10 ans avec le plan IPT, pour ensuite réintégrer, étant adulte, une école d'ingé. On y trouve tout ce que l'on n'aurait pas rencontré ou approfondi soi-même. En particulier, les spécifications formelles.
On peut ensuite aborder l'informatique fondamentale par le côté «&nsbp;science du traitement de l'information » (École de Dijkstra) ou appliquée, en concevant des algos les plus adaptés possibles à la machine sur laquelles ils vont tourner (approche qui a eu tendance à se perdre ses dernières années). Le piège étant de voir midi à sa porte et de ne considérer l'activité que depuis un seul de ces points de vue.
C'est comme apprendre la musique au conservatoire ou dans un club de jazz. Les premiers seront d'excellents musiciens (même si très théoriques, au départ), mais les seconds pourront peut-être aussi devenir des Jimi Hendrix ...
je ne vois pas pourquoi ça impliquerait, comme tu l'as interprété, qu'il n'y a que le pisseur de code qui fait de la programmation.
Effectivement, mais son commentaire suivant ne laissait aucun doute à ce sujet, malheureusement.
Mais par contre, on ne peut pas nier qu'avec les besoins en informatique, et en particulier en développement, on a maintenant des équipes immenses de gens qui ont une capacité d'abstraction théorique assez minable mais qui savent programmer, comme ils savent écrire en français correct sans être des grands écrivains. Les DailyWTF sont une bonne illustration de ce phénomène :)
Tout-à-fait, mais cela reflète plus le niveau de compétence et de spécialisation des personnes concernées qu'une vraie séparation des disciplines (et c'est pas plus mal parce que le DailyWTF me fait toujours bien rigoler :-).
Mais ça met en lumière ce qui nous distingue, Aldoo et moi : pour moi, un programmeur est forcément une personne capable d'abstraction et de produire des algorithmes efficaces, quelque soit le langage, même si on passe beaucoup de temps sur son préféré.
Ce serait un peu comme dire qu'un électronicien ne fait qu'assembler des composants, même si sa platine est très propre, mais que c'est aux physiciens de connaître la loi d'Ohm.
Après quant à savoir si la programmation est toujours la pierre angulaire de l'informatique, je suis plutôt d'accord
La pierre angulaire, je ne l'affirme même pas, encore que je ne vois pas d'autre displine « dominer » l'informatique. Mais la plus créative, je pense que c'est toujours le cas.
[^] # Re: Informaticien ?
Posté par Obsidian . En réponse au journal Le chercheur, l'ingénieur et l'informaticien. Évalué à 2.
Naturellement. Mais le fait de revaloriser le travail du coder n'enlève rien à celui des autres acteurs. Pour être tout-à-fait franc, j'ai moi-même beaucoup travaillé en autodidacte, écrit mes premiers programmes autour de 10 ans avec le plan IPT, pour ensuite réintégrer, étant adulte, une école d'ingé. On y trouve tout ce que l'on n'aurait pas rencontré ou approfondi soi-même. En particulier, les spécifications formelles.
On peut ensuite aborder l'informatique fondamentale par le côté «&nsbp;science du traitement de l'information » (École de Dijkstra) ou appliquée, en concevant des algos les plus adaptés possibles à la machine sur laquelles ils vont tourner (approche qui a eu tendance à se perdre ses dernières années). Le piège étant de voir midi à sa porte et de ne considérer l'activité que depuis un seul de ces points de vue.
C'est comme apprendre la musique au conservatoire ou dans un club de jazz. Les premiers seront d'excellents musiciens (même si très théoriques, au départ), mais les seconds pourront peut-être aussi devenir des Jimi Hendrix ...
je ne vois pas pourquoi ça impliquerait, comme tu l'as interprété, qu'il n'y a que le pisseur de code qui fait de la programmation.
Effectivement, mais son commentaire suivant ne laissait aucun doute à ce sujet, malheureusement.
Mais par contre, on ne peut pas nier qu'avec les besoins en informatique, et en particulier en développement, on a maintenant des équipes immenses de gens qui ont une capacité d'abstraction théorique assez minable mais qui savent programmer, comme ils savent écrire en français correct sans être des grands écrivains. Les DailyWTF sont une bonne illustration de ce phénomène :)
Tout-à-fait, mais cela reflète plus le niveau de compétence et de spécialisation des personnes concernées qu'une vraie séparation des disciplines (et c'est pas plus mal parce que le DailyWTF me fait toujours bien rigoler :-).
Mais ça met en lumière ce qui nous distingue, Aldoo et moi : pour moi, un programmeur est forcément une personne capable d'abstraction et de produire des algorithmes efficaces, quelque soit le langage, même si on passe beaucoup de temps sur son préféré.
Ce serait un peu comme dire qu'un électronicien ne fait qu'assembler des composants, même si sa platine est très propre, mais que c'est aux physiciens de connaître la loi d'Ohm.
Après quant à savoir si la programmation est toujours la pierre angulaire de l'informatique, je suis plutôt d'accord
La pierre angulaire, je ne l'affirme même pas, encore que je ne vois pas d'autre displine « dominer » l'informatique. Mais la plus créative, je pense que c'est toujours le cas.