Ce n'est pas ça le principe de précaution ! Je t'invite à lire l'article de la charte de l'environnement inscrite dans la constitution Française :
« Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d'attribution, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage »
En gros, cela permet aux autorités publiques de prendre des mesures en l'absence de certitude.
On va prendre l'histoire du benzène. On le soupçonne de provoquer des leucémies en 1897 dans une usine de pneu en suède. Les scientifiques font des recommandations pour réduire l'exposition tout au long du XXième siècle.
En 1977 le ministère du travail aux États-Unis posent une norme à 1 ppm (avant il y avait juste une recommandation à 25 ppm). Cette loi est une avancée pour l'époque car les études ne montrent pas clairement un danger à 1ppm, mais elle s'appuie sur une analyse de faisabilité technologique et économique. L'API (l'institue du pétrole) se servira de l'incertitude de l'intoxication à 1ppm pour remettre en cause la norme devant la Cour d'appel des États-Unis et gagnera gain de cause.
En 1980 la Cour suprême des États-Unis publie l'arrêt benzène. Il donne à l'OSHA (dépendant du ministère du travail) la possibilité de publier des normes s'il prouve un « risque significatif ». L'arrêt benzène a permis à l'OSHA d'établir une norme à 1ppm en 1987 basée sur une évaluation statistique du risque.
L'absence de certitude a permis aux industriels d'exposer ses employés aux benzène de 1977 à 1987. Le ministère du travail a calculé que ça avait coûté la vie à 198 personnes.
Ce n'est que dans les années 90 qu'on a acquit la certitude de la toxicité du benzène.
[^] # Re: Ondes
Posté par tiot (site web personnel) . En réponse au journal Going full VOIP ?. Évalué à 5.
« Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d'attribution, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage »
En gros, cela permet aux autorités publiques de prendre des mesures en l'absence de certitude.
On va prendre l'histoire du benzène. On le soupçonne de provoquer des leucémies en 1897 dans une usine de pneu en suède. Les scientifiques font des recommandations pour réduire l'exposition tout au long du XXième siècle.
En 1977 le ministère du travail aux États-Unis posent une norme à 1 ppm (avant il y avait juste une recommandation à 25 ppm). Cette loi est une avancée pour l'époque car les études ne montrent pas clairement un danger à 1ppm, mais elle s'appuie sur une analyse de faisabilité technologique et économique. L'API (l'institue du pétrole) se servira de l'incertitude de l'intoxication à 1ppm pour remettre en cause la norme devant la Cour d'appel des États-Unis et gagnera gain de cause.
En 1980 la Cour suprême des États-Unis publie l'arrêt benzène. Il donne à l'OSHA (dépendant du ministère du travail) la possibilité de publier des normes s'il prouve un « risque significatif ». L'arrêt benzène a permis à l'OSHA d'établir une norme à 1ppm en 1987 basée sur une évaluation statistique du risque.
L'absence de certitude a permis aux industriels d'exposer ses employés aux benzène de 1977 à 1987. Le ministère du travail a calculé que ça avait coûté la vie à 198 personnes.
Ce n'est que dans les années 90 qu'on a acquit la certitude de la toxicité du benzène.
Source : ce rapport de l'agence européenne pour l'environnement : http://reports.fr.eea.europa.eu/environmental_issue_report_2(...) (avec 11 autres exemples du même type)
disponible sur http://www.developpement.durable.sciences-po.fr/publications(...)