Avant tout, je tiens à écrire que je considère la loi Hadopi comme liberticide et inopportune. Les gouvernements ont peur d'internet et de la liberté d'expression propre à ce média et se prêtent à ce mauvais tour fait à la démocratie en prétendant défendre les créateurs de biens culturels. Ces derniers sont mal représentés par des éditeurs, des producteurs et des sociétés d'auteurs dont les pratiques sont particulièrement opaques et la gestion rien moins que contestable.
Bien sûr, on doit à Denis Olivennes la préconisation de la riposte graduée, mesure dont il semble ne pas percevoir l'inefficacité et la nocivité, il reste pourtant en phase dans cet extrait d'article, avec sa philosophie de défense du droit d'auteur :
C'est pendant la révolution française qu'ont été promulguées les premières lois sur le droit des auteurs. Elles font suite à la défense que le philosophe des Lumières Beaumarchais a fait des auteurs de pièces de théâtre dramatiques opposés à la corporation des acteurs, véritables stars de l'époque, qui refusaient de s'acquitter du versement d'une part des gains faite avec les entrées des spectateurs.
Quand il écrit que prospèrent les héritiers, il pense probablement aux actionnaires et particulièrement aux holdings financières qui les représentent, propriétaires principaux des entreprises qui dominent les affaires commerciales sur internet, et qui se livrent à un intense "lobbying" à Bruxelles pour qu'on ne rémunère pas les auteurs d'œuvres numérisées.
Le droit des auteurs s'est toujours défendu contre des intérêts qui, en prônant l'usage gratuit des créations culturelles, s'évitent de reverser une partie de leurs bénéfices qu'ils doivent pourtant à l'usage public de ces œuvres.
Certes l'échange de fichiers est une pratique populaire, mais les grands bénéficiaires de cet état de fait en sont les entreprises de télécom, les géants du logiciels, les grands distributeurs sur Internet, les opérateurs de communication publicitaires. Tous ont besoin de contenus et sont tout disposé à ne rien reverser à ceux qui les produisent.
[^] # Re: La vieille histoire ..
Posté par Egidius . En réponse au journal Petite tranche de rigolade avec D. Olivennes. Évalué à 8.
Bien sûr, on doit à Denis Olivennes la préconisation de la riposte graduée, mesure dont il semble ne pas percevoir l'inefficacité et la nocivité, il reste pourtant en phase dans cet extrait d'article, avec sa philosophie de défense du droit d'auteur :
C'est pendant la révolution française qu'ont été promulguées les premières lois sur le droit des auteurs. Elles font suite à la défense que le philosophe des Lumières Beaumarchais a fait des auteurs de pièces de théâtre dramatiques opposés à la corporation des acteurs, véritables stars de l'époque, qui refusaient de s'acquitter du versement d'une part des gains faite avec les entrées des spectateurs.
Quand il écrit que prospèrent les héritiers, il pense probablement aux actionnaires et particulièrement aux holdings financières qui les représentent, propriétaires principaux des entreprises qui dominent les affaires commerciales sur internet, et qui se livrent à un intense "lobbying" à Bruxelles pour qu'on ne rémunère pas les auteurs d'œuvres numérisées.
Le droit des auteurs s'est toujours défendu contre des intérêts qui, en prônant l'usage gratuit des créations culturelles, s'évitent de reverser une partie de leurs bénéfices qu'ils doivent pourtant à l'usage public de ces œuvres.
Certes l'échange de fichiers est une pratique populaire, mais les grands bénéficiaires de cet état de fait en sont les entreprises de télécom, les géants du logiciels, les grands distributeurs sur Internet, les opérateurs de communication publicitaires. Tous ont besoin de contenus et sont tout disposé à ne rien reverser à ceux qui les produisent.