Non, mon vieux, non !
Utiliser cet argument, c'est calquer l'industrie du livre sur celle du disque. C'est une grossiere erreur que l'industrie du livre me semble ne pas faire. Ou plutot qu'elle a deja faite avec l'echec cuisant des livres electroniques comme le cybook (http://www.elores.com/memoire/2B.php) et qu'elle ne refera visiblement pas.
L'industrie du livre est differente. Contrairement aux disques vs mp3 ou quel que soit le support, l'oreille est branchee aux memes haut-parleurs, un livre papier et un livre numerique n'ont rien a voir, on n'a pas la meme chose entre les mains et sous les yeux.
La nouvelle problematique est l'emergence de nouveaux contenus ou de nouvelles formes de contenus qui sont adaptes au numerique et pas vraiment au papier. l'argument du prix "poche" n'a plus aucun sens, pas plus que le prix du papier dans un livre commercialise et commercialisable uniquement sous forme numerique.
La difficulte est qu'aujourd'hui, il n'y a pas encore vraiment de modele economique. Certains editeurs tentent de proposer une version pdf des editions papier. Mais cela correspond a un segment de marche de niche comme les references techniques. On se focalise sur cela car cela ressembel terriblement a l'industrie du disque. Mais ce n'est pas de cela qu'on parle. Il s'agit de ces livres qui n'existeront pas sous forme papier car la forme papier n'est pas adaptee. A titre d'exemple, Wikipedia est un precurseur, et ses concurrent Encyclpaedia Britannica (je n'ai pas l'URL sous la main) et Larousse (http://larousse.fr/encyclopedie/) se cherchent. Le premier a change plusieurs fois de strategie et le second ne cherche pas la rentabilite dans un premier temps.
Dans ces conditions, quand on ne sait pas ou on va, quand on n'a que l'industrie du disque comme exemple (a ne pas suivre sur de nombreux points), quand il y a tout a faire, il est normal qu'on voie un peu de tout et n'importe quoi. Mais ca ne sert vraiment a rien de reprendre les reflexes acquis en ralant contre l'industrie du disque.
Baisser les prix parce que le pouvoir d'achat ne permet pas de s'acheter autant de livres qu'avant, oui. Baisser les prix en croyant lutter contre le piratage, non, ce n'est pas la meme musique ! :)
[^] # Re: En quoi fait-il rire ?
Posté par a_jr . En réponse au journal "le lobby des télécommunications est actif et efficace. Mais où est le lobby du droit d’auteur et du copyright ? Inexistant à Bruxelles, faible à Paris...". Évalué à 1.
Non, mon vieux, non !
Utiliser cet argument, c'est calquer l'industrie du livre sur celle du disque. C'est une grossiere erreur que l'industrie du livre me semble ne pas faire. Ou plutot qu'elle a deja faite avec l'echec cuisant des livres electroniques comme le cybook (http://www.elores.com/memoire/2B.php) et qu'elle ne refera visiblement pas.
L'industrie du livre est differente. Contrairement aux disques vs mp3 ou quel que soit le support, l'oreille est branchee aux memes haut-parleurs, un livre papier et un livre numerique n'ont rien a voir, on n'a pas la meme chose entre les mains et sous les yeux.
La nouvelle problematique est l'emergence de nouveaux contenus ou de nouvelles formes de contenus qui sont adaptes au numerique et pas vraiment au papier. l'argument du prix "poche" n'a plus aucun sens, pas plus que le prix du papier dans un livre commercialise et commercialisable uniquement sous forme numerique.
La difficulte est qu'aujourd'hui, il n'y a pas encore vraiment de modele economique. Certains editeurs tentent de proposer une version pdf des editions papier. Mais cela correspond a un segment de marche de niche comme les references techniques. On se focalise sur cela car cela ressembel terriblement a l'industrie du disque. Mais ce n'est pas de cela qu'on parle. Il s'agit de ces livres qui n'existeront pas sous forme papier car la forme papier n'est pas adaptee. A titre d'exemple, Wikipedia est un precurseur, et ses concurrent Encyclpaedia Britannica (je n'ai pas l'URL sous la main) et Larousse (http://larousse.fr/encyclopedie/) se cherchent. Le premier a change plusieurs fois de strategie et le second ne cherche pas la rentabilite dans un premier temps.
Dans ces conditions, quand on ne sait pas ou on va, quand on n'a que l'industrie du disque comme exemple (a ne pas suivre sur de nombreux points), quand il y a tout a faire, il est normal qu'on voie un peu de tout et n'importe quoi. Mais ca ne sert vraiment a rien de reprendre les reflexes acquis en ralant contre l'industrie du disque.
Baisser les prix parce que le pouvoir d'achat ne permet pas de s'acheter autant de livres qu'avant, oui. Baisser les prix en croyant lutter contre le piratage, non, ce n'est pas la meme musique ! :)
Le bonjour chez vous,
Yves