c'est plus compliqué que ca...
Un simple exemple, en moins de 10 ans, on est passé de 700m à près de 4000m pour ce qui est des gisement offshore dits "profonds". C'est un bon technologique majeur qui change la donne du pétrole. Il faut savoir que le pétrole se trouve dans des pièges sédimentaires un peu partout dans le monde. On a prospecté à peu près tous les lieux géologiques possibles à la surface de la terre, ce qui fait dire aux experts qu'on ne trouvera plus de champs hypergéants type "Gawar" en Arabie Saoudite (16milliards de tonnes).
Cependant, pour ce qui est des pièges sédimentaires potentiels sous-marins, moins de 5% des bassins sédimentaires ont été prospectés à ce jour, ce qui offre de très grandes perspectives pour l'avenir du pétrole.
Rajoutons à cela les progrès techniques très importants dans la dernière décennie sur l'exploitation des pétroles dits "non conventionnels" de type sables asphaltiques et chistes bitumineux, qui ont fait tomber les couts de production à des niveaux comparables à ceux de l'offshore de moyenne profondeur, aujourd'hui très rentable.
Quelques chiffres : production cumulée depuis le début du pétrole : en gros 150 milliards de tonnes ; réserves prouvées, en gros autant.
Réserves PROUVEES pour ces pétroles non conventionnels : 2000 milliards de tonnes (bien 2000, y a pas de coquille), essentiellement au Canada, USA et Venezuela (avec des conséquences géopolitiques évidentes).
Pendant que j'y suis, parlons du gaz qui connait aujourd'hui une forte croissance des découvertes et de la production. Le gaz se forme plus profondément que l'huile (le pétrole), et on en trouve de plus en plus aujourd'hui. Le gaz a un rendement énergétique bien plus intéressant que le pétrole et émet moins de CO2 pour une même quantité d'énergie produite.
On pourrait aussi parler du monitoring de champs (sismique 3D et 4D), qui permet d'augmenter le taux de récupération du pétrole, ou encore des forages horizontaux qui font s'écrouler les couts de production (seul le forage vertical coute cher, les forages horizontaux et obliques coutent peanuts à coté).
En gros, le pétrole, non seulement y en a, mais y en a pour longtemps, le problème aujourd'hui c'est la faiblesse des capacités de production dans le Golfe notamment, des tensions géopolitiques, la spéculation, mais surtout surtout le prix du dollar.
Réduire notre consommation en hydrocarbures est un impératif écologique urgentisimme, pas la peine pour autant de mentir aux gens en brandissant l'épouvantail d'une fin du pétrole supposée, démentie par les faits !
[^] # Re: Arabie Saoudite
Posté par maston28 . En réponse au journal Le pétrole, quelle salauperie !. Évalué à 4.
Un simple exemple, en moins de 10 ans, on est passé de 700m à près de 4000m pour ce qui est des gisement offshore dits "profonds". C'est un bon technologique majeur qui change la donne du pétrole. Il faut savoir que le pétrole se trouve dans des pièges sédimentaires un peu partout dans le monde. On a prospecté à peu près tous les lieux géologiques possibles à la surface de la terre, ce qui fait dire aux experts qu'on ne trouvera plus de champs hypergéants type "Gawar" en Arabie Saoudite (16milliards de tonnes).
Cependant, pour ce qui est des pièges sédimentaires potentiels sous-marins, moins de 5% des bassins sédimentaires ont été prospectés à ce jour, ce qui offre de très grandes perspectives pour l'avenir du pétrole.
Rajoutons à cela les progrès techniques très importants dans la dernière décennie sur l'exploitation des pétroles dits "non conventionnels" de type sables asphaltiques et chistes bitumineux, qui ont fait tomber les couts de production à des niveaux comparables à ceux de l'offshore de moyenne profondeur, aujourd'hui très rentable.
Quelques chiffres : production cumulée depuis le début du pétrole : en gros 150 milliards de tonnes ; réserves prouvées, en gros autant.
Réserves PROUVEES pour ces pétroles non conventionnels : 2000 milliards de tonnes (bien 2000, y a pas de coquille), essentiellement au Canada, USA et Venezuela (avec des conséquences géopolitiques évidentes).
Pendant que j'y suis, parlons du gaz qui connait aujourd'hui une forte croissance des découvertes et de la production. Le gaz se forme plus profondément que l'huile (le pétrole), et on en trouve de plus en plus aujourd'hui. Le gaz a un rendement énergétique bien plus intéressant que le pétrole et émet moins de CO2 pour une même quantité d'énergie produite.
On pourrait aussi parler du monitoring de champs (sismique 3D et 4D), qui permet d'augmenter le taux de récupération du pétrole, ou encore des forages horizontaux qui font s'écrouler les couts de production (seul le forage vertical coute cher, les forages horizontaux et obliques coutent peanuts à coté).
En gros, le pétrole, non seulement y en a, mais y en a pour longtemps, le problème aujourd'hui c'est la faiblesse des capacités de production dans le Golfe notamment, des tensions géopolitiques, la spéculation, mais surtout surtout le prix du dollar.
Réduire notre consommation en hydrocarbures est un impératif écologique urgentisimme, pas la peine pour autant de mentir aux gens en brandissant l'épouvantail d'une fin du pétrole supposée, démentie par les faits !