Je tenais à signaler que dans plusieurs films de Ralamax (qui ont mis en projet un film "totalement" libre comme une licence de gpl :http://www.varsovie-express.com/ ), le droit de modification est banni pour des considérations que j'avais même pas évoquées (artistique, technique etc..)
Les longs métrages libres déjà existants sont tous des films d’animation ou d’images de synthèse. Nous soutenons pour ces films la démarche consistant à autoriser la modification de l’oeuvre. Certains même, redistribue aussi sous licence libre les modèles 3D du film pour permettre une ré-utilisation. Malheureusement, cela n’est pas possible dans le cas du Bal des Innocents car ce film fait intervenir un paramètre supplémentaire aux films d’animations libres : celui du droit moral des acteurs sur leur image.
Tous nos acteurs nous ont cédés leur droit à l’image pour faire ce film, mais tous n’acceptent pas que leurs images soient ré-utilisées pour d’autres créations sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle. Il s’agit tout même de leur visage, de leur corps, de leur personne.
C'est évident. Mes acteurs me laisse le droit d'exploiter leurs images parce qu'ils ont confiance en moi et que je n'en ferai rien de mal (et au pire, ils ont mon numéro).
ce qui fait donc un autre argument qui fait qu'un film ne peut pas être libre de modification. J'en profite pour rassembler :
- impossibilité technique : lourdeur du partage rushes, impossibilité de refaire de scène a intégrer sans alterer le film
- impossibilité ethique : détruit l'envie initiale, l'expression initiale (rien que le montage, bcp n'aime pas le montage contemplatif et préfère le montage expressif), ferait un film qui s'approche d'une volonté d'un autre, une sorte de cinéma a la demande ?
- impossibilité financière & legislative : un vrai film es cher, le droit à l'image, il faudrais faire un contrat signé pour chaque, or reste le droit moral qui est inalienable et qui peut faire toujours l'objet d'un litige qui peut couter très cher dans le cas d'une reutilisation non appropriée.
- volonté artistique caduque : je connais personne qui aimerait faire un film a partir d'image déjà tournée, ou deja post-réalisé, quand on fait un film, on veut faire du neuf (sauf dans le cas de la performance et la manipulation numérique).
Dans le cas de la performance, on peut toujours demander aux artistes sources, au propriétaires des images (parce que c'est un travail de savoir faire des bonnes images) la possibilité de pouvoir utiliser les images. Ca peut se conclure très rapidement si l'entente passe bien.
Sachant que le droit de citation peut être employé, la jurisprudence est assez précise sur les possibilité que ça donne pour incorporer une scène dans un travail artistique différent.
Concernant l'envie de refaire un film en changeant le montage, c'est aussi un travail social, demander à l'auteur du film, pour qu'il demande à l'équipe de production, c'est souvent très possible. Mais remonter un film, le changer reste encore une fois à mon sens une performance (refaire du neuf à partir d'un autre) artistique, et ne rentre pas pour moi dans un cadre d'une volonté réel d'un film (puisqu'il s'agit de présenter la performance du changement) , et je suis assez friand de ce genre de travail.
Même pour moi, les C.C.'s n'ont un sens que dans la bulle internet. SI quelqu'un a envie de diffuser mon film dans une salle pour une raison ou un autre, il m'écris, et il y a peu de chance que je refuse. Pas besoin de faire une froide licence, mes rush, et pusieurs dépot me permette facilement de justifier ma parternité (en plus des acteurs, des gens qui ont donné l'autorisation). Je précise qu'il est copiable, diffusable, mais rien ne changera un vrai contact, et c'est d'autant plus vrai dans le monde du cinema.
# Rassemblement des arguments anti-libre et exemple de RALAMAX Prod
Posté par Frédérick Diot . En réponse au journal Encore un journal sur le "Cinema Libre". Évalué à 4.
Les longs métrages libres déjà existants sont tous des films d’animation ou d’images de synthèse. Nous soutenons pour ces films la démarche consistant à autoriser la modification de l’oeuvre. Certains même, redistribue aussi sous licence libre les modèles 3D du film pour permettre une ré-utilisation. Malheureusement, cela n’est pas possible dans le cas du Bal des Innocents car ce film fait intervenir un paramètre supplémentaire aux films d’animations libres : celui du droit moral des acteurs sur leur image.
Tous nos acteurs nous ont cédés leur droit à l’image pour faire ce film, mais tous n’acceptent pas que leurs images soient ré-utilisées pour d’autres créations sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle. Il s’agit tout même de leur visage, de leur corps, de leur personne.
C'est évident. Mes acteurs me laisse le droit d'exploiter leurs images parce qu'ils ont confiance en moi et que je n'en ferai rien de mal (et au pire, ils ont mon numéro).
ce qui fait donc un autre argument qui fait qu'un film ne peut pas être libre de modification. J'en profite pour rassembler :
- impossibilité technique : lourdeur du partage rushes, impossibilité de refaire de scène a intégrer sans alterer le film
- impossibilité ethique : détruit l'envie initiale, l'expression initiale (rien que le montage, bcp n'aime pas le montage contemplatif et préfère le montage expressif), ferait un film qui s'approche d'une volonté d'un autre, une sorte de cinéma a la demande ?
- impossibilité financière & legislative : un vrai film es cher, le droit à l'image, il faudrais faire un contrat signé pour chaque, or reste le droit moral qui est inalienable et qui peut faire toujours l'objet d'un litige qui peut couter très cher dans le cas d'une reutilisation non appropriée.
- volonté artistique caduque : je connais personne qui aimerait faire un film a partir d'image déjà tournée, ou deja post-réalisé, quand on fait un film, on veut faire du neuf (sauf dans le cas de la performance et la manipulation numérique).
Dans le cas de la performance, on peut toujours demander aux artistes sources, au propriétaires des images (parce que c'est un travail de savoir faire des bonnes images) la possibilité de pouvoir utiliser les images. Ca peut se conclure très rapidement si l'entente passe bien.
Sachant que le droit de citation peut être employé, la jurisprudence est assez précise sur les possibilité que ça donne pour incorporer une scène dans un travail artistique différent.
Concernant l'envie de refaire un film en changeant le montage, c'est aussi un travail social, demander à l'auteur du film, pour qu'il demande à l'équipe de production, c'est souvent très possible. Mais remonter un film, le changer reste encore une fois à mon sens une performance (refaire du neuf à partir d'un autre) artistique, et ne rentre pas pour moi dans un cadre d'une volonté réel d'un film (puisqu'il s'agit de présenter la performance du changement) , et je suis assez friand de ce genre de travail.
Même pour moi, les C.C.'s n'ont un sens que dans la bulle internet. SI quelqu'un a envie de diffuser mon film dans une salle pour une raison ou un autre, il m'écris, et il y a peu de chance que je refuse. Pas besoin de faire une froide licence, mes rush, et pusieurs dépot me permette facilement de justifier ma parternité (en plus des acteurs, des gens qui ont donné l'autorisation). Je précise qu'il est copiable, diffusable, mais rien ne changera un vrai contact, et c'est d'autant plus vrai dans le monde du cinema.