C'est à se demander si tu as jamais lu un peu la partie philosophie du site GNU ou regarder une intervention de Stallman avant de te lancer dans une critique de ce qu'ils expliquent.
Oui, le logiciel propriétaire (ou aussi de plus en plus appelé privateur) pousse à des pratique anti-social. Si tu as un logiciel proprio dont la fonctionnalité pourrait aider ton voisin, etbien le logiciel proprio te demande de laisser ton voisin dans la panade ou d'enfreindre la loi.
Basiquement, le logiciel propriétaire se base sur un modèle de dictature. Une dictature, comme n'importe quel modèle économico-politique n'est pas malfaisante en soi. Une dictature éclairée serait même, paraît-il, le meilleur système possible. Mais une dictature c'est le modèle qui permet le plus facilement d'arriver aux plus abjectes dérives. Et pratiquement, c'est ce qu'on observe avec les dictatures.
Dans le logiciel libre on parle aussi parfois de dictature sous l'égide d'un "project leader". Mais ça n'est pas cela du tout. Dans une dictature, on ne peux pas dire au dictateur qu'il n'est qu'un gros bouffon et qu'on fera bien mieux sans lui et aller sans difficulté voir ailleurs, ou lancer son propre projet (ce qui caractérise assez bien le propio soit dit en passant).
Le terme qui à mon avis définie le mieux le modèle utilisé par le logiciel libre, c'est celui d'omnicratie : le pouvoir est à tous car tout le monde à la possibilité de l'exercer et toute personne ayant plus de pouvoir que la moyenne ne peut garder ce pouvoir que tant qu'il est exercé dans l'intérêt de ceux qui le lui confère sous peine d'une destitution quasi-instantannée. Dans ces conditions, arriver à des dérives du système et bien plus difficile.
Maintenant j'aimerais m'attarder un peu sur ton discours
Le fait que des licences propriétaires n'offrent pas les mêmes permissions que GPL ne les rend pas anti-éthiques ou anti-sociales. Elles ne nous privent pas des libertés, elles ne nous offrent pas les mêmes permission que GPL.
C'est vrai, ce ne sont pas les licences qui te privent de liberté ce sont les lois qui te prive de ces libertés et les licences jouent simplement sur ces lois.
Mais aucune loi ni morale communément acceptées dans les sociétés modernes n'obligent les ayant droits à inclure ces permissions dans leurs licences.
Le problème c'est que tu parts du postulat qu'il n'y a rien de choquant au fait qu'il y ai des «ayants droits», comme si le public représentait une masse de personne n'«ayants pas droits». Les diverses formes de monopole sur l'information n'ont pas été mis en place pour créer un tel clivage social. Mais l'énorme pouvoir des lobys utilisant ces monopoles qu'offre la loi pour s'enrichir n'a cessé de faire peser la balance en leur faveur.
Nous sommes libres de les accepter ou les refuser telles quelles.
Bien sûr, si tu fais abstraction de toute réalité sociale. Ce n'est pas aussi simple que tu veux bien l'annoncer ici, sinon aucun libriste n'utiliserait le protocole MSN, n'accepterais de message avec un .doc en pièce jointe et que sais-je encore. Et c'est bien là l'acte anti-social que crée les logiciels proprios, ils sont des facteurs d'exclusion sociale.
# Exaspérant
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à 5.
Oui, le logiciel propriétaire (ou aussi de plus en plus appelé privateur) pousse à des pratique anti-social. Si tu as un logiciel proprio dont la fonctionnalité pourrait aider ton voisin, etbien le logiciel proprio te demande de laisser ton voisin dans la panade ou d'enfreindre la loi.
Basiquement, le logiciel propriétaire se base sur un modèle de dictature. Une dictature, comme n'importe quel modèle économico-politique n'est pas malfaisante en soi. Une dictature éclairée serait même, paraît-il, le meilleur système possible. Mais une dictature c'est le modèle qui permet le plus facilement d'arriver aux plus abjectes dérives. Et pratiquement, c'est ce qu'on observe avec les dictatures.
Dans le logiciel libre on parle aussi parfois de dictature sous l'égide d'un "project leader". Mais ça n'est pas cela du tout. Dans une dictature, on ne peux pas dire au dictateur qu'il n'est qu'un gros bouffon et qu'on fera bien mieux sans lui et aller sans difficulté voir ailleurs, ou lancer son propre projet (ce qui caractérise assez bien le propio soit dit en passant).
Le terme qui à mon avis définie le mieux le modèle utilisé par le logiciel libre, c'est celui d'omnicratie : le pouvoir est à tous car tout le monde à la possibilité de l'exercer et toute personne ayant plus de pouvoir que la moyenne ne peut garder ce pouvoir que tant qu'il est exercé dans l'intérêt de ceux qui le lui confère sous peine d'une destitution quasi-instantannée. Dans ces conditions, arriver à des dérives du système et bien plus difficile.
Maintenant j'aimerais m'attarder un peu sur ton discours
Le fait que des licences propriétaires n'offrent pas les mêmes permissions que GPL ne les rend pas anti-éthiques ou anti-sociales. Elles ne nous privent pas des libertés, elles ne nous offrent pas les mêmes permission que GPL.
C'est vrai, ce ne sont pas les licences qui te privent de liberté ce sont les lois qui te prive de ces libertés et les licences jouent simplement sur ces lois.
Mais aucune loi ni morale communément acceptées dans les sociétés modernes n'obligent les ayant droits à inclure ces permissions dans leurs licences.
Le problème c'est que tu parts du postulat qu'il n'y a rien de choquant au fait qu'il y ai des «ayants droits», comme si le public représentait une masse de personne n'«ayants pas droits». Les diverses formes de monopole sur l'information n'ont pas été mis en place pour créer un tel clivage social. Mais l'énorme pouvoir des lobys utilisant ces monopoles qu'offre la loi pour s'enrichir n'a cessé de faire peser la balance en leur faveur.
Nous sommes libres de les accepter ou les refuser telles quelles.
Bien sûr, si tu fais abstraction de toute réalité sociale. Ce n'est pas aussi simple que tu veux bien l'annoncer ici, sinon aucun libriste n'utiliserait le protocole MSN, n'accepterais de message avec un .doc en pièce jointe et que sais-je encore. Et c'est bien là l'acte anti-social que crée les logiciels proprios, ils sont des facteurs d'exclusion sociale.