• [^] # Re: Cause toujours

    Posté par . En réponse au journal Le brevet logiciel revient au travers d'un traité bilatéral US-Europe !. Évalué à 2.

    Je ne sais pas de quoi tu parles. Par contre, je te signal que les entreprises, c'est le peuple !

    J'ai mal formulé. Mon idée c'est que les grands patrons ne peuvent être à eux seuls représentatifs dans leurs demandes de l'intérêt général.

    Le MEDEF ferait mal son boulot ?

    Je me réfère au texte du journal: aucun représentant de PME. Maintenant peut-être s'agit-il d'une erreur.
    (Je crois qu'on a largement dérivé du sujet initial, essayons d'y revenir).

    Il sont contre uniquement dans leur intérêt personnel.

    La crédibilité d'un système démocratique repose entre autre sur l'hypothèse que l'intérêt d'une majorité doit converger vers l'intérêt général.
    Je doute que les lobbys qui poussent en faveur des brevets logiciels le fassent par altruisme.

    Oui, et on pourrait aussi rétablir l'esclavage, car il parait que le salaria, c'est une énorme charge pour les entreprises.
    Seul hic, un petit truc qui s'appel le Droit de Propriété, tu sais, le plus sacré de tous les droits..


    Esclavage: non pertinent. L'entreprise rémunère un employé pour la valeur ajoutée qu'il apporte. Dans le cas d'un brevet logiciel tel qu'ils sont faits aux Etats-Unis, elle devrait payer pour des "inventions" qui n'en sont pas, ou sont tellement triviales que plus personne ne pourra plus produire le moindre code un peu évolué sans enfreindre un ou plusieurs brevets. Le risque c'est qu'à la fin une course au plus riche s'engage, qui ne dépendra plus du tout de la technique.

    Pensez vous qu'une PME doit payer le propriétaire légitime d'une technologie qu'elle utilise sans autorisation ?

    Aussi facile que la mienne, mais tu admettras tout de même qu'en posant les deux questions, le peuple puisse au moins s'intéresser au sujet et rêvons un peu, produire une conclusion pertinente!
    Sinon, pour répondre personnellement à ta question: non, une PME ne doit pas pouvoir utiliser une technologie dont elle n'est pas propriétaire sans autorisation.

    La question, pour le cas des brevets logiciels, c'est la définition toujours aussi ambigüe de ce qui relève d'une technologie innovante, et ce qui est complètement trivial. Le dernier cas étant sujet à abus, et dérives. Les guerres des brevets n'apportent généralement rien en terme de concurrence libre et non faussée, elles se terminent généralement par un décompte de qui a le plus de brevets, sans trop tenir compte de leur qualité. Et dans le doute, je préfère largement une absence de brevet logiciel (et j'ai bien dit logiciels, pas pour le reste!) qu'un système qui permet à de grosses entreprises de démolir des petites sur une base qui n'est ni technique ni commerciale.

    Pareil pour le conseil ou la commission.
    Mais les "députés" européens, ils aiment surtout passer à la télé, faire de la démagogie, se faire connaitre pour l'avenir. Ce ne sont pas tous des gens sérieux, loin de là. C'est pour ca qu'il n'y a que des second couteaux la dedans.


    Si on trouvait un seul politique "parfait", on aurait sans doute pas besoin d'autant d'institutions.
    Je fais plus confiance à un grand nombre de députés dont certains sont des clowns pour aboutir à une bonne décision qu'à une poignée de commissaires dont les intérêts personnels ne laissent que peu de crédibilité à leur mission de défense de l'intérêt général. (Je pense par exemple à une commissaire dont le mari est patron d'un grand groupe industriel...).

    Si les gouvernement veulent qq chose, les députés ne peuvent que s'incliner, car qui oseraient mettre des bâtons dans les roues de son propre gouvernement à l'étranger ?

    Des gens qui pensent vraiment défendre l'intérêt général. J'ai personnellement assez d'admiration pour la ténacité de M. Rocard pendant le débat sur les brevets logiciels (même si je ne suis pas naïf au point de croire qu'il n'espérait pas en retirer un peu de bénéfice personnel).

    Le gouvernement (F) est élus par l'AN. Si l'AN refuse explicitement de voter une Loi, le gouvernement saute.

    Ce qui est une mesure extrême, mais qui existe justement pour empêcher le gouvernement de trop dériver. Déclarer qu'on ne l'utilisera jamais lui ôte toute son utilité.

    On dit un PROJET. Et si, c'est son rôle. Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Le Parlement peut d'ailleurs refuser, le gouv sautera, et le parlement sera donc dissous. CQFD

    Certes, "projet de loi". Abus de langage qui n'aura pas nui à ta compréhension!
    Pour le reste, cf ci-dessus.

    Non, puisque les brevet sont d'intérêt général.

    Les brevets tels qu'ils sont actuellement faits, peut-être (en tout cas moi je le pense), mais les brevets logiciels tels qu'on les a proposés jusqu'à maintenant, ou tels que faits aux Etats-Unis, c'est beaucoup plus discutable et a donné lieu à des débats assez enflammés, y compris ici.
    La conclusion du Parlement Européen, c'était tout de même de les rejeter (contraires à l'intérêt général).
    On en revient à la question: qui décide de ce qui est bon pour l'intérêt général? Visiblement une minorité savante...

    Que viennent faire les américains la dedans ? L'Europe n'aurai donc aucun brevet ? On est des nul ? Peut être parce que, justement, il n'y a pas encore de brevet logiciel incitatif ?

    C'est le sujet de ce journal. Un accord UE-US pour calquer le système européen sur le système américain. C'est une bonne excuse pour faire revenir par la fenêtre le brevet logiciel mis à la porte par le Parlement.
    Il semble donc qu'aux yeux de décideurs, oui, nous sommes des nuls, ou des insoumis, ça dépend du point de vue...
    En ce qui concerne la polititque de l'office européen des brevets d'accepter les brevets logiciels sans valeur légale, il s'agit d'un tout autre problème, qui je crois est plus motivé par des considérations mercantiles que par une prise de position idéologique.