• [^] # Re: . . .

    Posté par . En réponse au journal Le brevet logiciel revient au travers d'un traité bilatéral US-Europe !. Évalué à 4.

    "Ils" c'est nous.
    Euh, carrément pas d'accord!

    Le problème c' est que effectivement, si Sarko fait n'importe quoi à la présidence de l'Europe, les seuls qui vont le juger... c'est les Français!
    Comme herve_02 l'explique ci-dessus également, Mc Creevy se soucie surtout de ce que ses agissements peuvent rapporter à l'Irlande, pas à l'Europe, et c'est là tout le problème!

    Si je te proposais de donner à un maire de commune le pouvoir de changer les lois à l'échelle nationale et que tu le voyais faire tout un tas de trucs qui vont faire très mal à ta ville, et beaucoup de bien à la sienne, je crois que tu serais un peu énervé, et tu le serais d'autant plus que non, tu ne pourras pas le punir: ses électeurs sont dans SA commune, et eux sont bien contents du résultat, il sera peut-être réélu!

    Et voilà, c'est le principe de l'Europe: on ne construit pas une Europe tous ensemble, on la construit chacun pour sa gueule et ensuite on essaie de faire des compromis (ou pas).

    Il ne devrait pas y avoir un pays président de l'Europe, il devrait y avoir un seul Homme (ou collège d'Homme) élu par l'ensemble de la population européenne, avec des restrictions strictes sur son éventuelle réinsertion dans la politique nationale de son pays à l'issu de son mandat: là il(s) saura(ont) que c'est toute la population européenne qui le jugera et émettra sa satisfaction ou non, et pas seulement les quelques-uns qu'il aura favorisé à outrance pendant quelque temps.

    Et ne me réponds pas que le parlement européen est là pour ça, parce qu'il est d'une part élu sur une base nationale (chacun défend son bifteck, les pays les plus gros ayant des intérêts communs vont balayer les pays les plus petits), et d'autre part les brevets logiciels qui reviennent "jusqu'à ce que ça passe", ça ne me donne pas l'impression que nos chers dirigeants voient vraiment dans son avis la volonté du peuple plutôt qu'un trublion qu'on aura à l'usure.

    L'Europe est peut-être dirigée par des élus directs ou indirects, mais largement en dehors du cadre dans lequel on les a justement élus.