• [^] # Re: Contre le piratage...

    Posté par . En réponse à la dépêche La RIAA relance l'offensive. Évalué à 1.

    Hé non, tu te trompes. Ta comparaison avec la BMW est certes intéressante, mais elle est inexacte. Certes, rien ne peut encourager le piratage, et c'est bien pour cela que l'on est tous ici à en discuter: On a choisi une solution alternative libre (GNU/Linux).

    Maintenant, graver un CD sous Copyright peut peut-être porter préjudice à l'éditeur d'un point de vue strictement juridique, mais cela ne l'empêchera jamais de vendre les disques qu'il a mis en rayon. Les pirates ne vont pas piller les supermarchés !

    Autre exemple. La BMW me botte mais elle est bien trop chère pour mes maigres revenus. Ok c'est la vie. Si je me ramène avec mon mètre et mon niveau, que je prends les mesures, et que je fabrique MA BMW moi-même à partir des plans et de matière première que j'ai acheté ?

    En quoi est-ce que c'est du vol ? Ai-je été dérober un véhicule chez le concessionnaire du coin ?

    La seule chose que l'on peut me reprocher est que ma voiture ressemble un peu trop à l'originale. Cela reste mon oeuvre, et en plus je n'en fait pas commerce (ce cas-là fait l'objet d'un autre débat). Je ne porte même pas préjudice au constructeur puisque je n'ai pas les moyens, à la base, d'être client.

    Il faut bien comprendre que contrefaçon et vol sont deux choses complètement distinctes, mêmes si elles sont répréhensibles à leurs niveaux respectifs. Si je me fabrique un sac Louis Vuitton parce que je trouve çà beau, cela n'a rien d'immoral. Si je les vends, là, bien sûr, c'est beaucoup plus grave.

    Evidement, mettre un disque dans un graveur n'a rien d'aussi artistique que de reconstruire soi-même une voiture, MAIS cela est valable dans les deux sens. Les CD édités en masse dans l'industrie et vendus aux prix que l'on connait représentent exactement la même quantité de travail à la pièce (quasi-nulle).

    Ce qui ce rapproche le plus de l'édition des disques, c'est l'édition des livres. Or, le prix du papier et de l'impression d'un livre est bien plus élevé que celui d'un CD, et pourtant jamais les livres n'ont atteint, à contenu comparable, le prix des supports numériques. Conséquence directe ? Aucune librairie ou maison d'édition n'a à ma connaissance été mise à mal par la diffusion d'ouvrages sous forme .PDF par Internet.

    "Quand les logiciels coûteront le prix des romans, on n'entendra plus parler de piratage". D'une manière générale, quand le prix des éditions sur support numérique se rapprocheront de celui qu'il faut pour les dupliquer, le piratage disparaîtra de lui-même. C'est pour cette raison que les grandes majors font pression sur les autorités pour prendre le problème à l'envers: Elever le prix du support vierge au niveau qu'elles veulent imposer.

    C'est précisément pour ces raisons que « les gens qui refont le monde à leur image avec des règles inventées pour leur confort » ne sont pas ceux que tu penses.


    Enfin, bien souvent, il n'est justement pas possible d'aller voir l'artiste ou autre. Les contrats sont souvent contrats d'exclusivité. Le piratage nait souvent du fait que justement, l'alternative n'existe pas. Et le mouvement du libre est un exemple de la réciproque de ce fait. En outre, le boycott est interdit. Tu aurais pu y réfléchir.

    Amitiés à tous.