• [^] # Re: \o/ Vive le pouvoir d'achat \o/

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [OFF]Annonce ANPE hallucinante. Évalué à 10.

    Présenter une CI, relever le SN de celle-ci, ce n'est pas aller trop loin dans la vie privée du futur salarié.
    Il ne faut pas non plus oublier que l'employeur connaît souvent notre numéro de compte bancaire (pour ceux qui nous payent par virement), notre adresse (pour ceux qui nous envoient nos fiches de paie), etc...
    Le problème de la régularisation des sans-papiers est surtout économique. Les emplois à bas salaires ont besoin de cette main-d'oeuvre. Après l'annonce tonitruante de l'an passé de 25K expulsés comme chiffre à atteintre, les 26K de cette année paraissent dérisoire : soit Nicolas s'est bien rendu compte qu'il était difficile d'en expulser autant, soit certains lobbys sont allés lui expliquer qu'il fallait arrêter cette chasse. Dans tous les cas, cette politique du chiffre cause des drames familiaux car cela engendre nécessairement des perversions intrinsèques à ce système :
    - explusions de résidents temporaires sur le chemin (algériens, tunisiens et marocains notamment), au frais du contribuable au lieu d'attendre qu'ils passent eux-même la frontière ;
    - éclatements de familles allant jusqu'à même engendrer des gardes à vues pour des enfants en bas âge (dont le témoignage receuilli par RESF est accablant : le gamin est resté coupé de sa mère pendant plus de 24h et personne ne l'avait langé...).
    Tout cette politique me débecte. Ce n'est pas comme ça qu'on va résoudre nos problèmes de fond.

    En Espagne, ils ont résolu le problème à l'envers : ils ont préféré régulariser les sans-papiers qui travaillaient. Le résultat : ils ont résorbé le déficit de leur Sécu nationale, pas moins. Ces nouveaux cotisateurs (je ne parlerais pas de l'Impôt parce que la plupart des sans-papiers payent des impôts, aussi ironique que cela puisse paraître) ont permis à l'économie officielle espagnole de retrouver un second souffle au lieu de se perdre dans des réseaux financiers parallèles.