• [^] # Re: Allons enfants de la Patrie (3... 4)

    Posté par . En réponse au journal Des hontes au logi !. Évalué à 2.

    Petit joueur :

    L'INTERNATIONALE
    (Version française stabilisée en 2007)

    Couplet 1 :

    Debout ! les damnés de la terre
    Debout ! les forçats de la faim
    La raison tonne en son cratère :
    C’est l’éruption de la fin
    Du passé faisons table rase
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base :
    Nous ne sommes rien, soyons tout !

    Refrain : (2 fois sur deux airs différents)

    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain
    L’Internationale
    Sera le genre humain.


    Couplet 2 :

    Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
    Ni Dieu, ni césar, ni tribun,
    Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
    Décrétons le salut commun !
    Pour que le voleur rende gorge,
    Pour tirer l’esprit du cachot
    Soufflons nous-mêmes notre forge,
    Battons le fer quand il est chaud !

    Refrain


    Couplet 3 :

    L’Etat opprime et la loi triche ;
    L’Impôt saigne le malheureux ;
    Nul devoir ne s’impose au riche ;
    Le droit du pauvre est un mot creux.
    C’est assez languir en tutelle,
    L’égalité veut d’autres lois ;
    « Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
    « Egaux, pas de devoirs sans droits ! »

    Refrain


    Couplet 4 :

    Hideux dans leur apothéose,
    Les rois de la mine et du rail
    Ont-ils jamais fait autre chose
    Que dévaliser le travail ?
    Dans les coffres-forts de la bande
    Ce qu’il a créé s’est fondu.
    En décrétant qu’on le lui rende
    Le peuple ne veut que son dû.

    Refrain


    Couplet 5 :

    Les Rois nous saoulaient de fumées.
    Paix entre nous, guerre aux tyrans !
    Appliquons la grève aux armées,
    Crosse en l’air et rompons les rangs !
    S’ils s’obstinent, ces cannibales,
    A faire de nous des héros,
    Ils sauront bientôt que nos balles
    Sont pour nos propres généraux.

    Refrain


    Couplet 6 :

    Ouvriers, Paysans, nous sommes
    Le grand parti des travailleurs ;
    La terre n’appartient qu’aux hommes,
    L'oisif[3] ira loger ailleurs.
    Combien de nos chairs se repaissent !
    Mais si les corbeaux, les vautours,
    Un de ces matins disparaissent,
    Le soleil brillera toujours !

    Refrain