C'est pour cela que la baisse du chômage donne plus "d'armes" pour négocier les salaires.
Bien sûr, mais seulement à ceux qui sont formés, disponibles immédiatement et "rares". Les autres sont en concurrence avec les salariés disponibles par délocalisation. D'où l'importance de donner la possibilité à toute la population de se former, sinon une entreprise préfèrera former un étranger moins cher à terme qu'un français.
Disons que ma vision de l'augmentation des salaires est que seul une contrainte économique non-artificielle peut les faire augmenter. Je crois que cela s'est produit en Angleterre voir même en France en informatique autour de l'an 2000. A part les loi d'offre et de demande, je ne vois rien d'autres qui force les augmentations de salaire (histoire de rééquilibré la rémunération du travail par rapport au capital).
Tout-à-fait d'accord. Mais les contraintes économiques sont mondiales, maintenant. Donc les baisses de charges, montées de tva, etc, doivent se réfléchir dans une économie mondialisée ; et dans une économie mondialisée, elles ne suffisent pas car on se bat seulement sur le coût, et le moins-disant l'emportera toujours.
Il faut changer le lieu de la bataille, et réfléchir à ce qui avantage/handicape vraiment notre pays et nos entreprises. Par exemple :
- Ce qui handicape notre pays, c'est notre chômage, on est d'accord. Il faut donc faire employer tout le monde.
- Ce qui avantage nos entreprises, c'est des infrastructures fiables et pas chères (routes, électricité, télécommunications, employés formés).
En changeant le type d'activités des entreprises en france (ce qu'on a déjà fait, en transférant du primaire et du secondaire au tertaire une bonne partie des emplois), on travaille sur des secteurs avec des meilleures marges. Ca nécessite des employés formés, ce qui est rare dans les autres pays (en tout cas les pays émergents à bas coût).
En fait, le but est toujours le même, pour une société comme pour une entreprise : trouver une niche où il n'y a pas de concurrence et en profiter.
Si le chômage baisse, il y a moins besoin de prélèvement. Je pense que cela vaudrait le cout d'essayer sur les bas salaires (< seuil de la secu) et voir jusqu'ou la TVA pourrait monter (20%? 19.9% ?).
Oui, j'avais vu des calculs effarants qui montraient bien le rapport entre taux de chômage et prélèvements. C'était impressionnant.
Par contre, pour le taux de tva, je maintiens qu'on ne peut pas le changer parce qu'on s'y est engagé envers nos partenaires européens ; donc ça ne sert à rien de réfléchir dans cette direction (à part entuber les péquins qui croient aux promesses de politiques).
[^] # Re: Quelques remarques
Posté par David Pradier . En réponse au journal [HS] Emplois, salaire et manque de troll politique.... Évalué à 3.
Bien sûr, mais seulement à ceux qui sont formés, disponibles immédiatement et "rares". Les autres sont en concurrence avec les salariés disponibles par délocalisation. D'où l'importance de donner la possibilité à toute la population de se former, sinon une entreprise préfèrera former un étranger moins cher à terme qu'un français.
Disons que ma vision de l'augmentation des salaires est que seul une contrainte économique non-artificielle peut les faire augmenter. Je crois que cela s'est produit en Angleterre voir même en France en informatique autour de l'an 2000. A part les loi d'offre et de demande, je ne vois rien d'autres qui force les augmentations de salaire (histoire de rééquilibré la rémunération du travail par rapport au capital).
Tout-à-fait d'accord. Mais les contraintes économiques sont mondiales, maintenant. Donc les baisses de charges, montées de tva, etc, doivent se réfléchir dans une économie mondialisée ; et dans une économie mondialisée, elles ne suffisent pas car on se bat seulement sur le coût, et le moins-disant l'emportera toujours.
Il faut changer le lieu de la bataille, et réfléchir à ce qui avantage/handicape vraiment notre pays et nos entreprises. Par exemple :
- Ce qui handicape notre pays, c'est notre chômage, on est d'accord. Il faut donc faire employer tout le monde.
- Ce qui avantage nos entreprises, c'est des infrastructures fiables et pas chères (routes, électricité, télécommunications, employés formés).
En changeant le type d'activités des entreprises en france (ce qu'on a déjà fait, en transférant du primaire et du secondaire au tertaire une bonne partie des emplois), on travaille sur des secteurs avec des meilleures marges. Ca nécessite des employés formés, ce qui est rare dans les autres pays (en tout cas les pays émergents à bas coût).
En fait, le but est toujours le même, pour une société comme pour une entreprise : trouver une niche où il n'y a pas de concurrence et en profiter.
Si le chômage baisse, il y a moins besoin de prélèvement. Je pense que cela vaudrait le cout d'essayer sur les bas salaires (< seuil de la secu) et voir jusqu'ou la TVA pourrait monter (20%? 19.9% ?).
Oui, j'avais vu des calculs effarants qui montraient bien le rapport entre taux de chômage et prélèvements. C'était impressionnant.
Par contre, pour le taux de tva, je maintiens qu'on ne peut pas le changer parce qu'on s'y est engagé envers nos partenaires européens ; donc ça ne sert à rien de réfléchir dans cette direction (à part entuber les péquins qui croient aux promesses de politiques).