Je me répète, mais un logiciel libre n'est pas totalement libre. La liberté de s'en revendiquer l'auteur est refusée, par exemple. De même pour la liberté de changer la licence, dans le cas de la GPL.
Je me répète, mais l'exploitation commerciale d'un logiciel ou d'une BD n'a rien à voir :
* pour un logiciel, il s'agit généralement de proposer des services autour du logiciel (support, formation) ou d'adaptation / d'extension du logiciel. La simple vente du logiciel sur CD est possible (façon Ikarios), mais la valeur ajoutée est très faible, voire trop pour que ce soit commercialement exploitable.
* pour une BD, il s'agit plutôt de vente d'exemplaires imprimés, ou de réutilisation de dessin à des fins publicitaires. Contrairement au CD de tout à l'heure, un exemplaire papier présente une valeur ajoutée sur la version électronique.
* pour une musique, je ne vois guère que son utilisation en lieu "payant" (boîte de nuit) ou lors de meeting politique ou à des fins publicitaires.
Donc la clause NC n'a pas la même signification pour un logiciel, une BD ou de la musique.
Par exemple, il est possible de gagner sa vie en faisant du logiciel libre, et des grosses entreprises ont ainsi libéré des logiciels conséquents (Sun et OpenOffice par exemple). Au contraire, il apparaît impossible de gagner sa vie en tant qu'"artiste libre", à part sous forme de "charité". Ce qui d'une part n'est pas forcément au gout de tout le monde, et surtout ne génère pas un revenu stable suffisant pour en vivre correctement. Pourquoi à ton avis les artistes ouverts comme RadioHead n'utilisent pas les licences que tu considères comme "libres" ?
Par conséquent, les oeuvres (hors logiciels) libres (selon ta définition) resteront limités à des oeuvres sans prétention (comme ma BD par exemple :-)). Aucun artiste vraiment sérieux ne pourra accepter la définition du libre issue de l'informatique (en particulier les risques de réutilisation à des fins de propagande).
Autre exemple : les risques de "dérives" notamment lors d'utilisations publicitaires ne sont pas les mêmes.
> une licence -NC empêche par définition la propagation de l'oeuvre
Elle n'empêche que la propagation commerciale, non ?
> un droit de distribuer, c'est simple, clair.
Justement : tout n'est pas simple dans le monde ! Et un logiciel est une "oeuvre" finalement très simple d'un point de vue artistique, à tel point que certains le réduisent à un aspect technique -- et de fait bien des logiciels ne sont pas à proprement parler des oeuvres d'art. Sauf exception, un logiciel n'est pas porteur d'un "message" (politique, social,...), il n'affiche pas de manière visible le style / la marque de son auteur,...
PS : le "HS" dans le titre du journal, ça veut dire "hors sujet".
[^] # Re: Apparament c'est la licence qui vous intéresse...?
Posté par Jiba (site web personnel) . En réponse au journal [HS] BD : Le guide Balazar du mauvais sorcier. Évalué à 2.
Je me répète, mais l'exploitation commerciale d'un logiciel ou d'une BD n'a rien à voir :
* pour un logiciel, il s'agit généralement de proposer des services autour du logiciel (support, formation) ou d'adaptation / d'extension du logiciel. La simple vente du logiciel sur CD est possible (façon Ikarios), mais la valeur ajoutée est très faible, voire trop pour que ce soit commercialement exploitable.
* pour une BD, il s'agit plutôt de vente d'exemplaires imprimés, ou de réutilisation de dessin à des fins publicitaires. Contrairement au CD de tout à l'heure, un exemplaire papier présente une valeur ajoutée sur la version électronique.
* pour une musique, je ne vois guère que son utilisation en lieu "payant" (boîte de nuit) ou lors de meeting politique ou à des fins publicitaires.
Donc la clause NC n'a pas la même signification pour un logiciel, une BD ou de la musique.
Par exemple, il est possible de gagner sa vie en faisant du logiciel libre, et des grosses entreprises ont ainsi libéré des logiciels conséquents (Sun et OpenOffice par exemple). Au contraire, il apparaît impossible de gagner sa vie en tant qu'"artiste libre", à part sous forme de "charité". Ce qui d'une part n'est pas forcément au gout de tout le monde, et surtout ne génère pas un revenu stable suffisant pour en vivre correctement. Pourquoi à ton avis les artistes ouverts comme RadioHead n'utilisent pas les licences que tu considères comme "libres" ?
Par conséquent, les oeuvres (hors logiciels) libres (selon ta définition) resteront limités à des oeuvres sans prétention (comme ma BD par exemple :-)). Aucun artiste vraiment sérieux ne pourra accepter la définition du libre issue de l'informatique (en particulier les risques de réutilisation à des fins de propagande).
Autre exemple : les risques de "dérives" notamment lors d'utilisations publicitaires ne sont pas les mêmes.
> une licence -NC empêche par définition la propagation de l'oeuvre
Elle n'empêche que la propagation commerciale, non ?
> un droit de distribuer, c'est simple, clair.
Justement : tout n'est pas simple dans le monde ! Et un logiciel est une "oeuvre" finalement très simple d'un point de vue artistique, à tel point que certains le réduisent à un aspect technique -- et de fait bien des logiciels ne sont pas à proprement parler des oeuvres d'art. Sauf exception, un logiciel n'est pas porteur d'un "message" (politique, social,...), il n'affiche pas de manière visible le style / la marque de son auteur,...
PS : le "HS" dans le titre du journal, ça veut dire "hors sujet".