Pour la peine de mort (oui c'est un exemple trollogène ;-) ) ç'aurait également été sans appel au moment où elle a été abolie : 62% des Français étaient contre l'abolition. http://www.abolition.fr/ecpm/french/news.php?new=519
(c'était pourtant dans le programme de François Mitterrand et ça ne l'a pas empêché d'être élu).
C'est le rôle des politiques : ils décident (après préparation du dossier par leurs services & conseillers), et leur mandat les met à l'abri des soubresauts de l'opinion (la quatrième République est à ce titre plus ou moins perçu comme l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire ; un pays sans gouvernement/ingouvernable n'avance pas bien, de même qu'un pays dont le gouvernement change tout le temps dès la fin de "l'état de grâce").
Ils rendent ensuite des comptes : au Parlement, aux élections suivantes (plus ou moins tard, c'est discutable, et c'est le rôle des institutions de conserver un certain équilibre). Mais ils sont à la base élus pour décider.
Pour ce faire, ils peuvent s'aider d'un référendum (de Gaulle en était friand) pour légitimer un peu plus leur action, mais ce n'est nullement une obligation.
[^] # Re: Merci
Posté par khivapia . En réponse au journal A propos du reportage "le monde selon Monsanto". Évalué à 3.
(c'était pourtant dans le programme de François Mitterrand et ça ne l'a pas empêché d'être élu).
C'est le rôle des politiques : ils décident (après préparation du dossier par leurs services & conseillers), et leur mandat les met à l'abri des soubresauts de l'opinion (la quatrième République est à ce titre plus ou moins perçu comme l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire ; un pays sans gouvernement/ingouvernable n'avance pas bien, de même qu'un pays dont le gouvernement change tout le temps dès la fin de "l'état de grâce").
Ils rendent ensuite des comptes : au Parlement, aux élections suivantes (plus ou moins tard, c'est discutable, et c'est le rôle des institutions de conserver un certain équilibre). Mais ils sont à la base élus pour décider.
Pour ce faire, ils peuvent s'aider d'un référendum (de Gaulle en était friand) pour légitimer un peu plus leur action, mais ce n'est nullement une obligation.