• [^] # Re: Au cas où...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal NIN met son dernier album sous CC et explose RadioHead. Évalué à 3.

    «Je trouve que ta vision des choses dévalorise énormément le travail d'un artiste.»

    Je suis d'accord que je ne tiens pas à valoriser particulièrement l'auteur, dans la mesure où je ne voue pas un culte à un auteur parceque j'apprécie une œuvre qu'il à conçu. Maintenant je ne renie pas le travail d'un auteur pour autant. On peut apprécier un travail sans apprécier la personne qui l'exécute.

    «À t'entendre la création ne serait que l'application de quelques algorithmes.»

    Oui, on peut dire ça comme ça. Sans nier la compléxité de fonctionnement du cerveau, il s'agit bien d'une unité qui traite de l'information. Modéliser la manière dont sont traités ces informations à l'aide d'un modèle mathématique est sans doute très difficile, mais ça doit être réalisable (mais sans doute pas par une seule personne).

    «Je sais que ça a été fait pour la musique et l'écriture, avec un assez bon résultat, mais ça ne sera jamais assez bon que si un être humain le faisait, pour des raisons évidentes.»

    Je ne suis pas antropocentriste, je ne conçois pas l'être humain comme une espèce supérieur hors du commun que rien ne serait égalé. Croire que rien dans cette univers n'est capable de produire des œuvres aussi bonnes que celles que font les humain, ce serait manquer d'humilité.

    Je ne sais pas quels sont les "raisons évidentes" dont tu parles, mais si tu veux me les énoncer, je te lirais avec intérêt.

    «Si tu considères la musique comme une branche des mathématiques (approche intéressante, et c'est assez vrai), oui. Mais ça ne touche que le rythme et la hauteur de chaque note, pas le son lui-même, donc ta vision me semble encore simpliste.»

    Je considère la musique comme une activité que je pratique et qui m'apporte de la satisfaction. Apprendre à phraser en musique, c'est des choses que j'apprends (enfin j'en encore loin :P) en cours, où je t'assure, on ne parle pas de mathématique.

    «Pour finir, comme tout ça commence à n'être plus très clair, ce que je reproche à ton approche c'est d'être simpliste, mécanique, froide; tu te concentres sur l'aspect technique de l'art et oublie qu'il est un véhicule pour un message ou un émotion, destiné à créer un ressenti chez l'auditeur/lecteur/spectateur/whateveur.»

    La complexité né de l'empilement de choses simples. Mon esprit ne me permet de comprendre que des choses relativement simple (si on compare à la compléxité de l'univers). Pour comprendre un phénomène à priori complexe, on fait de la dichotomie et on étudie les phénomènes sous-jacents (divisé pour mieux... comprendre).

    Je n'oublie pas qu'une œuvre est conçu dans un but donnée par son auteur (et peut être utilisé dans une autre but par une autre personne).

    Tu sembles rattacher une espèce de mysticisme à l'art. Comme si dans l'activité artistique il y avais une "magie" qui s'opérait, et qu'il s'agissait d'un phénomène sacré qu'il serait blasphématoire de vouloir étudier en profondeur pour en comprendre les mécanismes.

    D'un autre coté, ce genre de sentiment et peut être en partie poussé par l'égocentrisme et le manque d'humilité, la croyance que en tant qu'être humain nous sommes au-dessus de tout, que nous sommes uniques porteurs d'une capacité "créatrice".

    Je préfère les choses cohérentes que je suis capable de comprendre avec plus où moins d'efforts intellectuelles. En fait, c'est exactement comme Unix. Simple et cohérent.