Deux contre-exemples : la Suisse (ou la Belgique) sont des pays démocratiques qui ont des communautés linguistiques différentes (et parfois assez hermétiques).
La Belgique n'est pas un contre-exemple, mais bien un exemple. La fédéralisation s'est faite sur la très mauvaise base d'un isolement démocratique des deux communautés linguistiques (des deux principales quoi, n'oublions pas les germanophones). L'isolement démocratico-linguistique n'était plus seulement le fait du peuple, mais dorénavant aussi le fait des représentants politiques. Résultat : le parlement flamand a voté sa propre feuille de route vers l'autonomie flamande sans prendre en compte les autres communautés, et essaient maintenant de l'imposer à tout prix sous le prétexte qu'ils sont numériquement majoritaires.
Mais qu'est-ce qui a pu permettre cette fédéralisation ratée et nationalisante ? Beaucoup de choses, mais une des raisons primordiales, àmha, était l'isolement linguistique des communautés, siège de toutes les incompréhensions et diabolisations. Il aurait fallu instaurer le bilinguisme (que les francophones ont refusé, il faut l'avouer), voilà qui aurait permis une solution par le haut. Pas une solution parfaite parce que cela aurait eu pour effet de marginaliser symboliquement la communauté germanophone qui se serait retrouvée exclue des langues imposées, mais ç'aurait été un moindre mal.
Or, il est évident que le plurilinguisme n'est pas une solution pour une Union Européenne avec une vingtaine de langues de travail. Une langue véhiculaire est indispensable et c'est pour cette raison que l'anglais s'impose de plus en plus dans les milieux européens, et ce jusque dans les sites web destinés au grand public.
Après, qu'il y ait une langue "administrative" européenne, pourquoi pas.
Une langue de travail, c'est indispensable effectivement. Mais je reste persuadé qu'une langue de communication est également nécessaire.
[^] # Re: propositions molles
Posté par yoplait . En réponse au journal Dix propositions pour un droit d'auteur équitable. Évalué à 2.
La Belgique n'est pas un contre-exemple, mais bien un exemple. La fédéralisation s'est faite sur la très mauvaise base d'un isolement démocratique des deux communautés linguistiques (des deux principales quoi, n'oublions pas les germanophones). L'isolement démocratico-linguistique n'était plus seulement le fait du peuple, mais dorénavant aussi le fait des représentants politiques. Résultat : le parlement flamand a voté sa propre feuille de route vers l'autonomie flamande sans prendre en compte les autres communautés, et essaient maintenant de l'imposer à tout prix sous le prétexte qu'ils sont numériquement majoritaires.
Mais qu'est-ce qui a pu permettre cette fédéralisation ratée et nationalisante ? Beaucoup de choses, mais une des raisons primordiales, àmha, était l'isolement linguistique des communautés, siège de toutes les incompréhensions et diabolisations. Il aurait fallu instaurer le bilinguisme (que les francophones ont refusé, il faut l'avouer), voilà qui aurait permis une solution par le haut. Pas une solution parfaite parce que cela aurait eu pour effet de marginaliser symboliquement la communauté germanophone qui se serait retrouvée exclue des langues imposées, mais ç'aurait été un moindre mal.
Or, il est évident que le plurilinguisme n'est pas une solution pour une Union Européenne avec une vingtaine de langues de travail. Une langue véhiculaire est indispensable et c'est pour cette raison que l'anglais s'impose de plus en plus dans les milieux européens, et ce jusque dans les sites web destinés au grand public.
Après, qu'il y ait une langue "administrative" européenne, pourquoi pas.
Une langue de travail, c'est indispensable effectivement. Mais je reste persuadé qu'une langue de communication est également nécessaire.