La question que tu pose est très intéressante, voici pourquoi.
En effet, il est très facile de quantifier les effets d'un traitement massif avec des substances cancérogènes, par exemple sur une étude de 15 jours ou 1 mois, on voit l'apparition de tumeurs. Par contre, les études à long terme et à dose faible sont plus que chères et donc ne sont pas réalisées étant donné que ce sont les labos qui payent.
Le problème de ces substances, c'est qu'elles s'accumulent dans l'organisme car elles ne peuvent être dégradées par les mécanismes naturels qui ne "connaissent" pas ces substances. Ainsi, la commission européenne a mené une enquète pour voir quels étaient les composés chimiques retrouvés dans le sang d'une grand mère, d'un enfant et d'un ministre. Le resultat est édifiant : le gosse de 9 ans avait plus de substances exogènes que la grand-mère.
Pour le paraben, la situation est contrastée. En effet, certaines variétés de paraben sont naturellement présentes dans la nature mais d'autres non, et les études sont contradictoires : http://en.wikipedia.org/wiki/Parabens
Cependant, on peut argumenter en disant que même pour une molécule identique, la variété produite par biosynthèse n'aura pas les mêmes propriétés que la variété produite par synthèse chimique. L'exemple type est la vitamine C, qui n'a pas les mêmes voies d'absorbtion si elle est produite par synthèse ou si elle est produite dans un fruit.
Dans ce cas, pourquoi les utiliser si on ne connait pas bien leurs effets et leurs voies de métabolisation ?
On peut prendre l'exemple des métaux lourds, qui s'accumulent dans l'organisme et provoquent des troubles hormonaux divers, et ceci s'accumule le long de la chaîne alimentaire. A tel point qu'on trouve des ours polaires hermaphrodites en quantités car ils mangent du phoque pollué qui a mangé du poisson pollué qui a mangé du plancton pollué...
Le pire, c'est les bombes à chiotte, faites avec des arômes synthétiques violents pour la santé.
Le directive européenne REACH avait trouvé 3000 substances à interdire pour l'industrie chimique, mais pour préserver les intérêts commerciaux seules 500 ont finalement été interdites.
Bien sur je ne te parle pas du problème des pesticides, avec parfois plus d'une dizaine de pesticides retrouvés dans la peau d'une orange. Et les pesticides, c'est pas bon. Exemple du DDT, qui a été utilisé massivement pendant longtemps et qui provoque des monstruosités sur la descendance.
Les molécules chimiques qui constituent la base de notre médication ont aussi des effets secondaires parfois dévastateurs. Pendant le même temps, on détruit la forêt amazonienne, qui contient peut être des médicaments miraculeux dans une espèce de plante qui couvrait une surface de 2 km2, qu'on a détruit complètement et qui ne reviendra jamais (espèce endémique), et qui contenait des molécules que la nature a mis des millions d'années à confectionner.
Alors oui on vit une époque de fous, et il faut absolument revenir aux bases, que ce soit pour la lessive, la médication (dans les rhumes, pas les pathologies lourdes), et les bombes à chiotte (il en existe parfumées aux huiles essentielles naturelles).
La question principale la dedans, c'est pourquoi ne pas faire confiance à la nature alors qu'elle a concu des molécules compatibles et dégradables par les organismes vivants ? Parce que les molécules naturelles ne sont pas brevetables, donc ne présentent pas d'intérêt commercial.
Néanmoins, on peut saluer pour les ordinateurs la directive RoHS, qui a notamment interdit le plomb dans la soudure, on aide un peu les ours polaires.
Je ne parle pas de l'effet des micro-ondes de portable, vous auriez peur =D
[^] # Re: question
Posté par j0akim . En réponse au journal Le ménage libre. Évalué à 7.
En effet, il est très facile de quantifier les effets d'un traitement massif avec des substances cancérogènes, par exemple sur une étude de 15 jours ou 1 mois, on voit l'apparition de tumeurs. Par contre, les études à long terme et à dose faible sont plus que chères et donc ne sont pas réalisées étant donné que ce sont les labos qui payent.
Le problème de ces substances, c'est qu'elles s'accumulent dans l'organisme car elles ne peuvent être dégradées par les mécanismes naturels qui ne "connaissent" pas ces substances. Ainsi, la commission européenne a mené une enquète pour voir quels étaient les composés chimiques retrouvés dans le sang d'une grand mère, d'un enfant et d'un ministre. Le resultat est édifiant : le gosse de 9 ans avait plus de substances exogènes que la grand-mère.
Pour le paraben, la situation est contrastée. En effet, certaines variétés de paraben sont naturellement présentes dans la nature mais d'autres non, et les études sont contradictoires : http://en.wikipedia.org/wiki/Parabens
Cependant, on peut argumenter en disant que même pour une molécule identique, la variété produite par biosynthèse n'aura pas les mêmes propriétés que la variété produite par synthèse chimique. L'exemple type est la vitamine C, qui n'a pas les mêmes voies d'absorbtion si elle est produite par synthèse ou si elle est produite dans un fruit.
Pour les glycols par contre aucun doute, certaines variétés sont néfaste pour la santé (partie "exposition chronique") : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ther_de_glycol
Dans ce cas, pourquoi les utiliser si on ne connait pas bien leurs effets et leurs voies de métabolisation ?
On peut prendre l'exemple des métaux lourds, qui s'accumulent dans l'organisme et provoquent des troubles hormonaux divers, et ceci s'accumule le long de la chaîne alimentaire. A tel point qu'on trouve des ours polaires hermaphrodites en quantités car ils mangent du phoque pollué qui a mangé du poisson pollué qui a mangé du plancton pollué...
Le pire, c'est les bombes à chiotte, faites avec des arômes synthétiques violents pour la santé.
Le directive européenne REACH avait trouvé 3000 substances à interdire pour l'industrie chimique, mais pour préserver les intérêts commerciaux seules 500 ont finalement été interdites.
Bien sur je ne te parle pas du problème des pesticides, avec parfois plus d'une dizaine de pesticides retrouvés dans la peau d'une orange. Et les pesticides, c'est pas bon. Exemple du DDT, qui a été utilisé massivement pendant longtemps et qui provoque des monstruosités sur la descendance.
Les molécules chimiques qui constituent la base de notre médication ont aussi des effets secondaires parfois dévastateurs. Pendant le même temps, on détruit la forêt amazonienne, qui contient peut être des médicaments miraculeux dans une espèce de plante qui couvrait une surface de 2 km2, qu'on a détruit complètement et qui ne reviendra jamais (espèce endémique), et qui contenait des molécules que la nature a mis des millions d'années à confectionner.
Alors oui on vit une époque de fous, et il faut absolument revenir aux bases, que ce soit pour la lessive, la médication (dans les rhumes, pas les pathologies lourdes), et les bombes à chiotte (il en existe parfumées aux huiles essentielles naturelles).
La question principale la dedans, c'est pourquoi ne pas faire confiance à la nature alors qu'elle a concu des molécules compatibles et dégradables par les organismes vivants ? Parce que les molécules naturelles ne sont pas brevetables, donc ne présentent pas d'intérêt commercial.
Néanmoins, on peut saluer pour les ordinateurs la directive RoHS, qui a notamment interdit le plomb dans la soudure, on aide un peu les ours polaires.
Je ne parle pas de l'effet des micro-ondes de portable, vous auriez peur =D