La question là était "condorcet plus démocratique ou pas que le vote à deux tours ?"
La question devrait surtout être : est-il démocratique de filer les plein pouvoirs à un type pendant 5 ans ? Car de facto, c'est ce qui se passe en France.
Mais s'il faut absolument élire son chef, je dirais que c'est la méthode Condorcet qui se rapproche le plus de la démocratie. Car je crois que celle-ci tend à la convergence des opinions, selon un cycle à long voire très long voire très long terme du type : nouveau clivage -> convergence -> nouveau clivage -> convergence.
C'est une des raisons pour lesquelles je suis contre les systèmes bipartiques, car l'alternance complète (par opposition à une alternance des rapports de force dans les systèmes parlementaires plus ou moins proportionnels) ne permet cette nécessaire convergence que plus difficilement. Il suffit de voir l'inutilité du centre en France, sauf en cas de vote anti-système. Dans un système politique sain, en fin de cycle, le centre doit servir à aller de l'avant afin de repositionner la droite et la gauche selon un nouveau clivage. (Bien sûr la réalité est beaucoup plus compliquée vu la multiplicité des positions que peuvent prendre les partis sur les différents clivages.)
[^] # Re: Je veux pas faire mon rabat-joie mais...
Posté par yoplait . En réponse au journal Le logo debian sur une pièce de deux euro.... Évalué à 1.
La question devrait surtout être : est-il démocratique de filer les plein pouvoirs à un type pendant 5 ans ? Car de facto, c'est ce qui se passe en France.
Mais s'il faut absolument élire son chef, je dirais que c'est la méthode Condorcet qui se rapproche le plus de la démocratie. Car je crois que celle-ci tend à la convergence des opinions, selon un cycle à long voire très long voire très long terme du type : nouveau clivage -> convergence -> nouveau clivage -> convergence.
C'est une des raisons pour lesquelles je suis contre les systèmes bipartiques, car l'alternance complète (par opposition à une alternance des rapports de force dans les systèmes parlementaires plus ou moins proportionnels) ne permet cette nécessaire convergence que plus difficilement. Il suffit de voir l'inutilité du centre en France, sauf en cas de vote anti-système. Dans un système politique sain, en fin de cycle, le centre doit servir à aller de l'avant afin de repositionner la droite et la gauche selon un nouveau clivage. (Bien sûr la réalité est beaucoup plus compliquée vu la multiplicité des positions que peuvent prendre les partis sur les différents clivages.)